Khamsoun, Corps Otages, mais spectateurs libérés

Khamsoun
Hier, vendredi 18 janvier, je suis allé voir Khamsoun, Corps Otages en français, une pièce de théâtre tunisienne, décrivant l’histoire d’une jeune fille « marxiya bel oura9 » (marxiste authentique) élevée dans un milieu communiste et libéral, et qui va plonger dans l’islamisme, trempant dans une affaire de terrorisme islamiste. Ca m’a couté 7DT (soit environ 4.5€), et la salle était bien achalandée bien que la pièce ait déjà quelques années d’existence. Le public était chaud bouillant, à la tunisienne, applaudissant tous les bons mots.

Je vais commencer par l’essentiel : allez absolument la voir. Allez la voir si vous êtes tunisien, d’origine tunisienne, arabe, ou si vous vous intéressez à la Tunisie ou au monde Arabe. Allez si, si vous aimez la politique, la question de la laïcité. Allez la voir si vous aimez le théâtre. Allez y si vous avez une semaine en Mars. La pièce sera jouée le 18 et 19 mars 2008 au Théâtre de l’Agora d’Evry dans le cadre du festival des scènes du monde Vagamondes qui cette année sera focalisée sur la Tunisie. La pièce est en arabe, la plupart du temps dialecte tunisien, et surtitrée en français sur l’écran.

Amel lit le CoranOum Amel et son mari en compoteAmel d’extrémiste devient soufi

Pour les français (y compris même les français descendants immigrés tunisiens), tout ça peut ne pas être très clair, je vais donc un peu vous expliquer. En Tunisie, historiquement après l’indépendance les milieux libéraux (au niveau des moeurs), démocrates, sont des gens baignant dans un milieu de gauche radicale. Pendant toute l’ère Bourguiba, ce sont eux qui ont représenté la menace principale pour le régime. Syndicaliste, journalistes, avocats, professeurs, bref toute une élite intellectuelle adhérait en grande partie au marxisme. En Tunisie, l’idéologie, la religion, les pratiques culturelles, les moeurs, sont intimement liés. Et ce n’est pas un mal.

Revenons à l’histoire. Cette jeune fille pars en France pour fuir la Tunisie, et se convertit alors à l’Islam, puis à l’Islamisme. Elle revient en Tunisie, et voilà que débute l’histoire. Elle se lie d’amitié avec une femme qui finira par se faire exploser. Durant la pièce on entends par exemple, dans des discours typiques entre des policiers et les « coupables », des réalités tunisiennes, arabes, et islamiques qu’il fait bon d’entendre. L’Islam n’est pas un, il y a des dizaines, des centaines, des milliers d’interprétations. Les femmes qui choisissent le voile islamique le font à présent en grande partie librement, pour s’émanciper. Elles ne sont pas pour autant traditionnalistes bien au contraire, elle se rebelle contre l’autorité, représenté par le père, la société Arabe et l’Etat. Le médias tunisiens, sont raillés à juste titre pour leur vide informationnel sidéral lorsque justement on a besoin d’eux. La torture y est décortiquée jusqu’à sa formidable banalité.

C’est également une pièce remarquablement bien jouée, dont la mise en scène est prenante, physiquement. Dans plusieurs scènes, la prière est métamorphosée en rite d’art martial. C’est une armée de danseurs spirituels qui joue une chorégraphie. Le doigt pointé vers le ciel, semblant accuser Dieu plus que les hommes, sacrilège, ces islamistes sont terriblement matérialistes. Les islamistes ne sont pas diabolisés, ils sont réduit à leur réalité humaine la plus simple. En fait c’est toute la Tunisie qui est montrée sous le visage de ces personnages si criants de réalisme. La mère d’Amel, l’héroïne, pourrait être la mienne, le père, un oncle, l’avocate engagée mais réaliste, moi même. Le tortionnaire devient un personnage fantastique, tellement empreint d’humanité. Et le père, qui ne prononce pas un mot durant toute la pièce, est tellement présent…

Au festival Vagamondes, vous pourrrez voir aussi des artistes tunisiens contemporains soit mondialement connu comme le jazzmen, joueur de oud (luth tunisien), le comédien tunisien célèbre Radhouane El Meddeb, les danseurs contemporains (hip hop, danse moderne), Anouar Brahim, ainsi que les frères Amine et Hamza.

Premières impressions en vrac en Tunisie…

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Un terminal destiné aux charters, aux destinations pas cher. A ceux qui voyagent souvent dans l’année ou ceux qui font un voyage occasionnel mais qui n’ont pas une fortune à dépenser. En gros les pays du Sud. Et aussi des irlandais pour le coup.

Je repère facilement les tunisiens ou ceux en partance pour la Tunisie. Ils n’ont pas l’air stressé. Ils prenent leur temps mais sont à l’aguet. Alors que le vol n’a même pas été affiché, il a suffit d’une annonce pour qu’il soit tous sur le coup. Et moi il m’a suffit d’un coup de fil pour me faire doubler dans la file. Un avant gout de la Tunisie.

Pour le moment je n’ai pas vu grand chose. Je suis rentré chez la famille. Chez ma tante maternelle. Mon cousin Skander m’a attendu à l’aéroport. C’est quand même mieux que de prendre le RER ou un taxi 🙂

C’est quoi cette manie qu’ont les tunisiens de se dévaloriser par rapport à la France ? Tel est parti en France faire ses études. Tel compte y aller. Tel calque ses habitudes de consommation sur ceux de la France, matte les émissions française et s’imagine que les chanteuses stars de la chanson française s’appelle Jennyfer, Nolwenn et Amel Bent.

Le foot est devenu encore plus présent aujourd’hui qu’hier et c’est peu de le dire. Le foot est l’espace de discussion libre et démocratique. Tout le monde peut parler de foot, soutenir l’équipe de son choix, la voire gagner ou perdre, huer les dirigeants d’un club, ses entraîneurs, et même sa propre équipe. En France quand quelqu’un hue l’équipe française on remet en cause sa francité. Ici le patriotisme n’est pas une valeur à la mode. Et tant mieux.

Quand je suis venu ici je me suis dit il faut que je vive tunisien. Exit donc les habitudes françaises. Mais quand j’ai commencé à appliquer ça pour les goûts en terme de bouffe j’ai remarqué mon erreur. Quand est-ce qu’un produit ou une façon d’être est française ? Je ne veux pas faire l’erreur des imbéciles pensant que tout ce qui est moderne n’est pas tunisien. Penser que la modernité c’est français, c’est le summum du culturalisme, et oserais-je, du racisme. Je ferais donc comme les autres, en préférant le produit plus tunisien quand j’aurais le choix, mais pas systématiquement. Par exemple j’ai vu un pot de Danette, la crème, un produit typiquement français, au goût d’Assida Sgougou, un dessert typiquement tunisien. Au final ça donne un produit totalement tunisien selon moi !

Ici coté politique, on prépare les présidentielles de 2009 et les municipales de 2008. Bien entendu le président sera reconduit dans ses fonctions. Ce qui sera intéressant ça sera la campagne. Un test de popularité en quelque sorte. Pour les municipales ça parle de démocratie locale. Utiliser la ville comme cellule de base de la démocratie. Ca me semble évident. Maintenant, entre les discours et la réalité, il faut savoir faire la part des choses. C’est ça aussi le monde arabe et plus particulièrement la Tunisie. Philosopher veut d’ailleurs dire en tunisien être verbeux pour noyer le poisson. En regardant le film Halfaouine, j’ai vu les grandes différences entre hier et aujourd’hui mais aussi la continuité ainsi que l’exception tunisoise. Le quartier de La Goulette est nettement moins pittoresque et ressemble davantage à la Goutte d’Or à Paris… Un quartier pittoresque certes, mais historiquement mal famé .

J’ai aussi vu un bout de misère, avec une dame d’age mure, qui demandait l’aumone, et aussi du pain. Elle le revends à ce qu’il paraît pour nourrir son enfant handicapé. Elle était habillé de vêtements d’été. Ici il fait assez froid, aux environs de 10° et les gens n’ont pas tous le chauffage central loin de là. Il fait donc un peu humide dans les maisons et on reste habillé à la maison. D’ailleurs je m’habille encore davantage dans mon appart loué à Sidi Bou Said que lorsque je sors.

La France parait bien loin. Elle renvoie une image d’elle-même épurée, très inspirée de l’image qu’elle voulait donner pendant l’époque coloniale, et aussi celle des médias. C’est dommage parce que sa principale richesse justement c’est de ne pas être un pays homogène culturellement. Ici en Tunisie, un pays de 10 millions d’habitants, il y a des rivalités entre habitants de régions différentes voire de wilaya (départements) différents. Et socialement aussi, les différentes classes sociales se cotoient voire se mélangent à diverses endroits.

Rien à voir là avec la France, où la ligne de démarcation sociale est un mur infranchissable, et ou la ligne de demarcation ethnique me semblait plus que problématique. Ici que des arabes, je ne suis moins une originalité qu’en France, alors même que je n’ai quasiment vécu qu’en France. Je suis ici le « de France », on va s’imaginer que je suis riche et bizarrement que je suis une caillera. Ici, on n’aime pas trop les parvenus. Ceux qui sont riches sans avoir la culture. Alors même qu’avoir une voiture constitue une nécessité pour tout jeune homme voulant être un bon parti, et vivre l’amour tout simplement. Ici la France c’est de plus en plus le pays de l’argent, la démystification est en bonne marche. Je pense que d’ici quelques années, seuls les vieux auront gardé en eux l’image d’une France entourée d’un aura civilisationnel.

Mes signets du 26/07/2007

Mes signets du jour :

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Je me lance en politique

La défaite de la gauche hier, m’a décidé à me lancer en politique. Ou plutôt elle a a accéléré ma décision. En effet jusque là, j’attendais ma naturalisation. Elle ne risque de pas venir de si tôt. (J’ai fais ma demande il y a près de 2 ans et demi). Je veux apporter ma pierre à l’édifice, compter pour que ça change. Mes opinions politiques sont fondées depuis maintenant longtemps. Je me rappelle qu’en 1995, je scandais déjà « Balladur, Ordure! ». J’avais suivis les élections de 1995 et vu la victoire de Chirac et de son « mangez des pommes ». Depuis lors la passion de la politique ne m’a plus quitté. Ma mère est de gauche, mon père je dirais gaulliste. Le fait de ne pas avoir la nationalité française m’a encore davantage incité à m’y intéresser.

Je savais que le consensus est qu’un étranger n’avait pas le droit de m’exprimer sur la politique de son pays. Et je voyais déjà là une injustice. Et puis, autour de moi, je voyais la détresse sociale. Moi-même je l’ai vécu. Ma famille est passé de périodes de prosperité jusqu’au début des années 90 à la crise.
Tout ce passif m’a conduit à connaître les idées et la logique qui les portaient: les idéologies. J’ai toujours été un fervent républicain. Je me rappelle toujours avoir adhéré à l’idéal démocratique, à Liberté Égalité Fraternité, aux droits de l’Homme et du citoyen. Pour moi c’est ça la France, bien avant d’être une nation, c’est une République. Devant toutes les inégalitées, les injustices, j’étais farouchement pour la justice et le progrès. Ne pas penser qu’à sa pomme est également central à mon éducation, d’où l’idée de l’intérêt commun primant sur l’intérêt de groupes particuliers.
Au fur et à mesure que je grandissais je me suis rendu compte que ce point de vue avait un nom: la gauche.

Je me suis alors intéressé à la politique en Tunisie, compris le nationalisme arabe de gauche de Bourguiba tout en rejettant sa composante clanique et autoritaire. En France, l’autoritarisme et la recherche de l’intérêts de minorités privilégiés a pour moi un nom: la droite.
Jusqu’à mon adolescence, la politique chez moi était utopique, idéalisée. A l’adolescence je voulais le progrès, le changement j’étais réformiste. Mais les grands héros à mes yeux étaient encore ceux de la Révolution française, de la Commune de Paris et de la Résistance. J’ai vaguement papillonné autour des mouvements anarchistes et communistes. Mais comme on m’avait expliqué que le communisme était disqualifié et que l’anarchisme est plus un romantisme, je me suis intéressé à la social-démocratie et à DSK. Mais au fur et à mesure des mes idées et de mes rencontres, j’ai réalisé qu’il existe un énorme fossé entre la France qui ignore son peuple, et ce dernier. Celle qui voient dans le pauvre un assisté, un d’origine étrangère, une racaille en puissance. J’ai découvert des gens de droite. J’ai réalisé l’étendue de la richesse et de la pauvreté dans notre pays. Et en même temps je me suis intéressé aux fondements théoriques du socialisme, du communisme et de la social-démocratie.
Nous pouvons et nous avons le devoir de faire en sorte que chacun vive dignement. Les théories libérales ont montré leurs limites et ne sont pas nécessairement meilleures pour l’économie. La pensée: « la droite c’est bon pour l’économie, la gauche pour le social » m’est totalement étrangère. Je n’ai jamais vu la gauche comme un mouvement de romantiques pour la charité. C’est un projet pour une meilleure société, plus efficace et plus juste. Alors cette conclusion a, à mes yeux, totalement disqualifié la social-démocratie.
Si j’avais suivit mon éducation et mon milieu social j’aurais été écolo, ou au PS. Mais je connais les idées derrières les sigles. Je suis pour le progrès économique. Par conséquent ma famille c’est le socialisme démocratique.
Comme je sais que mon point de vue aujourd’hui est minoritaire et dévalorisé, je ne vise pas le pouvoir, je vise à influer sur ceux qui l’auront. Je veux convaincre les gens que l’espoir est possible, que la politique peut changer leurs vies. Que la justice et la démocratie sont bénéfiques pour tous.
De toute façon, je suis fils d’immigrés et suis vu comme tel. Même si mes parents ont eu tous deux une éducation dans le supérieur, même s’ils n’ont jamais été ouvriers, je suis vu comme appartenant à ce monde. Quant bien même je m’enrichirais, je réussirais, je deviendrais un bourgeois bien établi, cette vision persistera. Bien loin de la rejetter, je l’épouse totalement !

La lutte c’est classe…
contre classe.

Pour la liberté d’expression en Tunisie


For free blogs in tunisia
Vidéo envoyée par mouwatentounsi

يوم الإثنين 25 ديسمبر 2006، يعبّر المدوّنون التّونسيّون عن إحتجاجهم على منع عدد من المدوّنات التّونسيّة و من بينها مدوّنات فلسفة، سامي ١١١ و سمسوم عن النّشر في تونس في الآونة الأخيرة

كلّ مدوّن يرغب في التّعبير عن مساندته يستطيع المشاركة في يوم التّدوينة البيضاء و ذلك بأن ينشر تدوينة فارغة بلا عنوان و لا شيء غير ذلك لمدّة 24 ساعة

إن لم تتمكّنو من نشر تدوينة فارغة تماما يمكنكم إستعمال نقاط متتابعة لملىء الفراغ

من لا يرغب في نشر تدوينة فارغة يستطيع مساندة هذه المبادرة بأن يتوقّف عن التّدوين تماما طوال الفترة المحدّدة

لإعلان مشاركتكم قبل التّاريخ المحدّد تستطيعون نشرإعلان أو تدوينة تحتوي على الصّورة الموجودة أعلاه و تحديد مصدرها بإستعمال رابط إلى هذه الصّفحة ، و لذلك يمكنكم إتّباع الطّريقة التّالية

http://attounissia.blogspot.com/2006/12/action-note-blanche-action-blank-post.html
يمكنكم المساعدة أيضا في بثّ هذه المعلومة لدى بقيّة المدوّنين التّونسيّين و حتّى الأجانب و كلّ من قد يهمّه الأمر

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Lundi 25 décembre 2006, les bloggers tunisiens se mobilisent pour protester contre la censure des blogs de Samsoum-Usa, SamiIII et Felsfa et d’autres.

L’Action Note Blanche consistera, pour tous les bloggers souhaitant apporter leur soutien, à publier une note vide et rien d’autre (aucune autre note, aucun commentaire) pendant 24h. Si votre hébergeur ne vous permet pas de mettre un post vide, vous pouvez mettre trois points de suspension dans le titre et faire de même dans le corps du post.Ceux qui ne souhaitent pas le faire peuvent soutenir l’action quand même en s’abstenant de publier quoique ce soit pendant ces mêmes 24h.

Vous pouvez annoncer votre participation à l’action sur vos blogs avant cette date en utilisant le logo ci-dessus et en mettant un lien vers ce post. Vous pouvez insérer directement le code suivant soit dans le code html de votre post d’annonce ou dans votre template :

http://attounissia.blogspot.com/2006/12/action-note-blanche-action-blank-post.html

Votre aide est requise pour faire connaître l’action et ceci en diffusant l’information auprès de tous les bloggers tunisiens, et même auprès de bloggers étrangers et de toute personne qui pourrait être intéressée de le savoir.

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On Monday december 25th, 2006, tunisian bloggers rally to protest against the censorship of some tunisian blogs including Samsoum-Usa, SamiIII , Felsfa and others.

Bloggers who want to show their support can join the Blank Post Action. This action consists in publishing a blank note on their blogs, and nothing else (no posts, no comments) during 24 hours

If you cannot publish a blank note in your blog, you can use suspension points in the title section and also in the note itself.

Those who don’t want to join the action by publishing a blank note can support it by stopping any blogging activity during that day.

You can announce your participation to the action in your blogs before the chosen date by using the logo we designed for it (english version or french version) and linking it to the present post. You can add it in your template or in a special post using the code that you can find in this document :

http://attounissia.blogspot.com/2006/12/action-note-blanche-action-blank-post.html

Your help is needed to make others know about this action, so try to talk about it to any tunisian or foreign blogger or any person that can be interested.

Wassup Rockers

J’ai vu dimanche 9 avril, le film Wassup Rockers de Larry Clark, célèbre photographe et réalisateur américain à ce que j’ai pu lire ici et là.

C’est l’histoire d’une bande d’adolescents de 13 à 17 ans latino (ne leur dites surtout pas qu’ils sont mexicains) du ghetto de San Antonio. Leur particularité: être fan de rock, punk rock, metal etc. Ils déteignent vraiment dans leur milieu et dans leur quartier majoritairement noir où le hip-hop est la règle et sortir de la règle suspect.

C’est un film qui m’a beaucoup touché, m’a fait rire. D’ailleurs dans la salle à certains moments j’étais plié de rire alors que les autres spectateurs, des personnes disons moins jeune ou plus bourgeoise gardaient tout à fait leur sérieux… Au cinéma il faut avant tout apprécier l’oeuvre. Et là elle était succulente. Voire les latinos débarquer dans les cartiers huppés de Berverly-Hills est vraiment croustillant. Entre le policier tatillon, les jeunes bourgeois ridicules, et les apéros de la haute société; on a toutes les situations possibles.

Comme c’est un film parlant d’adolescents il y a du sexe, et franchement par rapport aux films pour adolescents avec des acteurs d’une vingtaine d’année jouant des ados de 16 ans, c’est du sexe utile, du sexe qui a un intérêt dans l’oeuvre.

Je n’avais pas l’impression de regarder un film sur les USA, mais bien un film sur la société et sur le traitement des minorités sociales. C’est corrosif, et tellement plus impertinent que tout ce que j’ai pu voir en France sur la vie en banlieue.

Si pour vous la banlieue est encore quelque chose d’inconnue et de bien étrange, je ne peux que vous conseiller d’aller le voir.

Et en même temps ça me fait penser à la Tunisie, à mes séjours avec mes cousins l’été à El Haouaria. «On est pas meilleur potes, on est juste pareils». Manque les beuveries mais sinon tout y est ou presque…

Wassup Rockers sur CommeAuCinema