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	<title>bader.lejmi.org &#187; serviteur</title>
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		<title>La figure clivée du colonisé entre différence et ressemblance</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 01:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_601" class="wp-caption aligncenter" style="width: 274px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg"><img class="size-full wp-image-601  " title="Avatar avatar" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg" alt="" width="264" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé sauvage</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_602" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg"><img class="size-full wp-image-602" title="myYearbookPhoto3" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg" alt="Colonisé régénéré (mimétisme)" width="225" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé civilisé</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>«Il est en effet évident que le Malgache peut parfaitement supporter de ne pas être un Blanc. Un Malgache est un Malgache; ou plutôt non, un Malgache n&#8217;est pas un Malgache : il existe absolument sa « malgacherie ». S&#8217;il est Malgache, c&#8217;est parce que le Blanc arrive, et si, à un moment donné de son histoire, il a été amené à se poser la question de savoir s&#8217;il était un homme ou pas, c&#8217;est parce qu&#8217;on lui contestait cette réalité d&#8217;homme. Autrement dit, je commence à souffrir de ne pas être un Blanc dans la mesure où l&#8217;homme blanc m&#8217;impose une discrimination, fait de moi un colonisé, m&#8217;extorque toute valeur, toute originalité, me dit que je parasite le monde,  qu&#8217;il faut que je me mette le plus rapidement possible au pas du monde blanc, « que je suis une bête brute, que mon peuple et moi sommes comme un fumier ambulant hideusement prometteur de canne tendre et de coton soyeux, que je n&#8217;ai rien à faire au monde ». Alors j&#8217;essaierai tout simplement de me faire blanc, c&#8217;est-à-dire j&#8217;obligerai le Blanc à reconnaître mon humanité.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Frantz Fanon, Du prétendu complexe de dépendance du colonisé &#8211; Peau Noire, masques blancs, 1952, p. 79</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le Noir est à la fois le sauvage (le cannibale) et pourtant le plus obéissant et le plus célébré des serviteurs (le porteur de nourriture) ; il est l&#8217;incarnation de la sexualité ramante, le primitif, le simple d&#8217;esprit et pourtant le menteur  et le manipulateur des forces sociales le plus accompli du monde. À chaque fois, ce qui est dramatisé est une séparation &#8211; entre les races, les cultures et les histoires, au sein des histoires -, une séparation entre un avant et un après qui répète obsessivement le moment mythique de la disjonction. [...] Le fantasme colonial [...] propose une téléologie &#8211; dans certaines conditions de domination coloniale et de contrôle, l&#8217;indigène est progressivement réformable. De l&#8217;autre, toutefois, il affiche effectivement la «séparation», il la rend plus visible. C&#8217;est la visibilité de cette séparation qui, en déniant au colonisé toute capacité d&#8217;autogouvernement, d&#8217;indépendance, de modes occidentaux de civilité, donne son autorité à la version et à la mission officielles du pouvoir coloniale.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Homi Bhabha, Les lieux de la culture, Payot, 2007, p. 144.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le mimétisme colonial est le désir d&#8217;un Autre réformé, reconnaissable, comme sujet d&#8217;une différence qui est presque le même, mais pas tout à fait. Ce qui revient à dire que le discours du mimétisme se construit autour d&#8217;une ambivalence ; pour être efficace, le mimétisme doit sans cesse produire son glissement, son excès, sa différence. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ibid, p. 148</p>
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