Femme en boubou = Femme de ménage…
Le petit journal de Yann Barthès a assisté mardi 7 avril 2009 au Conseil de Paris, et les caméras de l’équipe se sont braquées sur Alain Destrem, conseiller UMP, visiblement de bonne humeur à la vue de la photo de Ségolène Royal en boubou bleu dans le Parisien. La photo le fait tellement rire, qu’il s’est senti dans l’obligation d’en faire profiter tout ses petits copains autour de lui !
Peu de temps après la séance, le journaliste du petit journal l’interroge sur cette photo, et sa réponse en dit long :
« Ségolène Royal en boubou ? Je vois ma femme de ménage ! ».
Le boubou, vêtement traditionnel de l’Afrique de l’Ouest, serait donc le signe même d’une profession, celui de femme de ménage. Alain Destrem tient les femmes de ces cultures en peu d’estime, les assignant exclusivement à la profession de femme de ménage. Une profession honorable que ce monsieur trouve risible.
Cette anecdote aurait pu s’arrêter là et n’être qu’une maladresse révélatrice des préjugés racistes et sexistes qu’Alain Destrem, un monsieur tout le monde en somme, porte en lui. Ce qui est déjà trop ! Mais le bougre persiste ! En effet dans un communiqué, où il prétend revenir sur ses déclarations, il en rajoute une couche :
Le même discours où Nicolas Sarkozy déclarait que la cause des malheurs de l’Afrique était que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire… Alain Destrem s’indigne donc que Ségolène Royal s’excuse d’une bévue aux relents colonialistes et racistes.
Et, cerise sur le gateau, il ajoute :
« [Le port du boubou par Ségolène Royal] m’est apparu bien éloigné de l’image que l’on peut avoir d’une femme politique d’envergure, au demeurant ancienne candidate à la Présidence de la République. »
Vous avez bien compris boubou et envergure seraient incompatibles ! Le boubou c’est donc bon pour les femmes de ménages mais pas pour les personnes d’envergure !
Dans la catégorie blagues racistes et sexistes, l’on pourra désormais en compter deux nouvelles :
Qu’est-ce qui ressemble le plus à une femme de ménage ?
Une autre femme…
Qu’est-ce qui ressemble le plus à une femme de ménage ?
Une femme en boubou…
Et l’on entend déjà les commentateurs du Net s’élever contre « le politiquement correct » de la dénonciation de ces propos racistes et sexistes empêchant la franche rigolade et la déconnade, si profondément ancrée dans nos traditions françaises… Il y a certaines traditions dont on se passerait bien !
article rédigé pour les Indivisibles
La laicité, autopsie d’un projet inachevé
Bannir le voile, c’est être pour les droits des femmes et la modernité ? Accepter le voile, c’est être pour l’obscurantisme islamiste et contre le droit des femmes ? La pensée dominante a imposé ces seules options. Le voile islamique a défrayé les chroniques de la France ces dernières années. Et la laïcité a été brandie à la rescousse, mais était-ce sa mission ?
Suite à cette actualité, je me suis intéressé à sa genèse et à son actualité d’un point de vue matérialiste : qui a eu intérêt à la faire, à qui a-t-elle profité, et qui s’y est opposé et pourquoi…
Expulser le sacré du discours public
D’où vient l’idée de séparation de l’Eglise et de l’Etat ?
En France au XIXème siècle, l’Eglise Catholique a clairement soutenu le camp réactionnaire, royaliste, conservateur contre les républicains inspirés des idées des Lumières. Sachant que les ruraux était dans leur grande majorité pieux et que la France encore très rurale, il était difficile pour les républicains de mener les réformes qu’ils souhaitaient. En réalité l’Eglise catholique a agit comme si elle était un parti politique tout en étant une religion, elle disposait de bien plus de fidèles que tous les partis politiques réunis. Son emprise très profonde sur la sphère publique commençait à se fissurer dans les grands pôles urbains industrialisés. L’Eglise représentait donc un rival inacceptable pour la République industrielle et urbaine naissante. L’Eglise était opposée au monde ouvrier, porteur de tous les vices dont parmi eux le concubinage et l’égalité des hommes et des femmes devant le labeur. La laïcité est bien le fruit de cette nécessité historique de réduire le rôle politique d’une institution à la fois spirituelle et temporelle.
Mais dans un même temps la laicité est un compromis née d’un paradoxe. Comment, dans une France à très grande majorité croyante, imposer un projet politique rationnel évacuant le sacré ? C’est la laicité qui le permet car sans être l’interdiction de la religion, elle donne la possibilité du sécularisme aux croyants et la raison sans l’accusation d’athéisme.
Entre sphère privée et publique
La religion n’est pas simplement une croyance privée mais une pratique, avec des rites, partagée par la communauté des croyants et se vit en public. D’ailleurs les catholiques en France ne se cachent pas pour pratiquer leur culte. Les églises font même partie du patrimoine national. Les cloches sonnent tous les dimanches. Les processions religieuses connaissent une popularité jamais démentie. Les visites des hommes politiques auprès du Pape sont toujours médiatisé, tout comme ses propos, ses actes et même ses déplacements de par le monde. L’Église Catholique a ses médias : sa radio, ses émissions télé sur une chaîne publique, ainsi que sa presse.
Pourtant on parle de la laïcité comme le fait de confiner à l’espace privé la religion. La laicité ainsi conçue, la religion confinée à l’espace privée, reste projet à réaliser… Mais qui oserait dé-catholiciser la France ?
Un rempart au service de l’« identité nationale »
La laïcité est à présent revue de façon majoritaire comme l’interdiction de pratiquer sa religion ailleurs qu’en privé à l’exception notable des religions faisant partie de l’identité nationale. La nouvelle laïcité est désormais défendue par ses plus anciens détracteurs : les zélotes de l’identité « judéo-chrétienne » de la France. D’ailleurs des propos de Jesus « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » sont employés pour expliquer que, contrairement à l’Islam, le christianisme contient en son sein la laïcité. Et par un tour de passe-passe, qui aurait fait hurler ses initiateurs, la laïcité devient un concept chrétien.
Il ne serait pas permis d’être musulman en public, mais catholique oui. Et pour cela, on définit les permissions et les autorisations en fonction des besoins des religions. Le vêtement chez la femme devient important (femmes voilées) mais pas chez les femmes organisant le culte (« bonnes » soeures). La barbe devient un signe religieux mais uniquement chez ceux qui ont l’air d’être musulman. Car sous prétexte de laïcité il ne s’agit pour beaucoup que d’un refus de l’alterité, d’une xénophobie tacite. Le racisme étant pénalisé, il ne trouve son expression que dans la nouvelle laïcité et la haine des musulmans sous l’euphémisme de critique de l’Islam.
En France, tout comme le pouvoir tunisien l’affirme dans ses discours contre le voile, il s’agit de lutter contre les « influences étrangères », car au fond tout va bien chez nous, et la menace a été importée d’ailleurs. Le problème de la menace contre la laïcité viendrait donc de la présence des immigrés. Quelle absurdité, sachant que la laïcité, permet justement à ceux qui ne sont pas de la religion « légitime » d’être des citoyens à part entière. Un projet progressiste serait que la laicité ne constitue pas un acquis de l’athée de culture franco-catholique mais une opportunité pour celui et celle qui n’est pas d’une culture française d’inspiration catholique de faire partie de la nation française.
Pour approfondir la discussion
- 1905-2005 : la laïcité à la française en question
- Une révolution conservatrice dans la laïcité : Réflexions sur les soubassements idéologiques de la loi anti-foulard
- Féminisme et laïcité : non aux amalgames: Quelques rappels historiques sur la réalité des relations entre féminisme et laïcité
- De la laïcité égalitaire à la laïcité sécuritaire (première partie) : Le milieu scolaire à l’épreuve du foulard islamique
Mikakl DNKoviste is working, and you?
After B.A.B Blagues à Bader, LOL Corp present you le camarade modèle Mikakl DNKoviste.
En réponse à B.A.B Blagues à Bader voici une présentation de Mikael, un très cher ami rassurez-vous. Mikakl DNKoviste a inspiré de grands hommes comme Stakhanov et son stakhanovisme qui consiste à bosser toujours plus que les autres.
Les grands principes à Mikaël
principes : n.m tout ce que Mikael a et dont les autres manquent
- Mikael ne te donne pas un rendez-vous, il t’accorde une audience, alors rappelle toi en bien ! Obtenir un rendez-vous avec Mikael c’est encore plus difficile que d’avoir un jour sans Sarkozy à la télé.
- Mikael est tellement prudent qu’il a un alcootest intégré qui le rends tout rouge quand il boit ne serait-ce qu’une bière.
- Mikael ne croit pas dans les gens, mais les gens croient en Mikael.
- Mikael est français arméno-vietnamien, avoue que tu savais pas que ça existait hein !
- Mikael est éternellement fauché, un sandwich à 3€ t’es fou c’est trop cher, enfin c’est ce qu’il veut bien faire croire…
Les loisirs à Mikaël
Loisir : n.m. temps perdu qui aurait pu servir à travailler.
- Mikael n’aime pas Sarkozy et son « travailler plus », parce que Mikael travaille déjà tout le temps mis à part quand il dort, et encore personne n’est allé voir ce qu’il faisait dans ses rêves…
- Mikael a tellement aimé les colonies de vacances quand il était petit qu’aujourd’hui encore toutes ses vacances ils les passent en colonie de vacances soit disant comme moniteur…
- Mikael déteste tellement le temps libre qu’il maximise le temps passé pour chaque travail qu’on lui donne à faire.
- Mikael ne travaille pas pour gagner de l’argent, il gagne de l’argent pour travailler…
- Mikael est un peu comme Jésus des temps modernes, il est sur terre pour une mission : sauver l’humanité, sauf que Mikael il bosse lui c’est pas un chomeur qui s’est pris pour le fils de Dieu.
- Mikael est un peu le Ché des temps modernes, il est sur Terre pour une mission : établir une société juste, sauf que Mikael c’est pas un glandeur de bobo sapé comme un clochard parti jouer au gendarme et au voleur.
Le style à Mikaël
Style : n.m embellir le naturel. contre exemple : Mikael n’en a pas besoin, il a déjà ses si beaux cheveux.
- Mikael est est à l’écoute du monde qui bouge autour de lui branché sur la mode… des années 80
- Mikael a de beaux cheveux, et il le sait, c’est son atout séduction numéro un avec sa dent en or. Quoi comment ça il a pas de dent en or ?
- Mikael aime frimer dans les rues de Paname la nuit au bras d’une belle femme dans sa belle voiture, enfin il aimerait…
- La bière préférée de Mikael est l’Adelscott, ne demandez pas pourquoi, Mikael lui-même ne sait pas, il a juste trouvé que le nom sonnait australien et comme l’Australie c’est cool..
- Mikael croit que ses initiales c’est DNK dont il a fait son blase, mais va bien falloir que quelqu’un se dévoue pour lui dire que c’est MD.





