Mes signets du 27/03/2009
Ma selection de liens du 27/03/2009 :
- S’aimer dans les banlieues – La vie des idées – Comme tous les adolescents, les jeunes des cités draguent, s’aiment et se séparent… La sociologue Isabelle Clair a enquêté sur les jeux de l’amour et du hasard dans deux villes de la banlieue parisienne. Son étude, exemplaire, révèle l’ambiguïté des relations entre filles et garçons, entre rapports de domination, transports amoureux et construction des identités de genres.
- The Atlantic Online | May 2009 | The Quiet Coup | Simon Johnson – Nationalization seem like strong medicine. But in fact, while necessary, it is insufficient. The problem the U.S. faces—the power of the oligarchy—is just as important as the immediate crisis of lending. And the advice from the IMF and Simon Johnson (MIT) on this front would again be simple: *break* the oligarchy.
- Pièce de théâtre sur La Fraction Armée Rouge – Les blogs du Diplo – La Décennie rouge retrace de façon chronologique les principaux événements ayant marqué l’histoire de la RAF (Rote Armee Fraktion). Chaque séquence s’ouvre sur une indication de date et de lieu donnée par une voix off (Ingrid Caven). Elle convoque archives, citations, extraits de journaux… qu’elle mélange à de la fiction, mais en restant au plus près d’un théâtre de documentation. Elle associe des extraits de textes produits par la RAF, des lettres échangées entre ses membres, des minutes des procès, avec des textes d’écrivains engagés comme Heinrich Böll ou Günter Grass.
Mes signets du 19/03/2009 au 25/03/2009
Ma selection de liens du 19/03/2009 au 25/03/2009:
- Géographie du sexisme – Les mots sont importants (lmsi.net) – La réponse est simple : le sexisme sévit « là-bas », en banlieue, pas « ici », dans la République française. Et pour que ce soit plus clair encore, la présidente de NPNS a déclaré que Shérazade était le « symbole aujourd’hui des violences faites aux femmes ».
- Machisme sans frontière (de classes), par Mona Chollet (Le Monde diplomatique) – Ce ne sont pas des inconnus que les femmes doivent craindre. Très souvent, elles sont battues, violées ou tuées par leur compagnon. S’il vient d’un milieu aisé, le criminel est traité avec bienveillance par les médias. S’il est issu d’une couche défavorisée, et plus encore d’une famille immigrée, la stigmatisation est de rigueur. Pourtant, la violence touche les femmes des beaux quartiers tout autant que celles des banlieues. Refuser d’en examiner les causes contribue à perpétuer le phénomène.
- La culture du pauvre en Inde – La vie des idées – Loin de Bollywood, le film Slumdog Millionnaire nous plonge en plein cœur de la planète bidonville sans verser pour autant dans le misérabilisme. Igor Martinache nous en propose une lecture sociologique.
Manifestation : Sexisme partout, féministes partout !
Je relaie, une fois n’est pas coutume, un appel à une manifestation contre le sexisme à l’occasion de la journée mondiale de la femme. Les femmes sont toujours les dominées de cette société : elles subissent de multiples violences : économiques, raciales, sexuelles… Malgré les faits accablants le discours dominant veut faire croire que le sexisme n’existe que dans les quartiers et chez les musulmans. C’est pourquoi il est aujourd’hui plus important que jamais de se mobiliser en faveur d’une égalité réelle.
Manifestation samedi 7 mars 2009 à 16h, place de la République, Paris
Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 !
Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.
Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières – en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit.
Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou politique prétendent toujours contrôler nos corps.
Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de l’hôpital public.
Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics. Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.
Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » – en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.
Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l’accès aux soins.
Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003. Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.
Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe, sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens.
À l’appel de :
Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, Femmes Publiques, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses
- Repas de soutien : dimanche 1er mars à 19h30, à la Rôtisserie, 4 rue Ste-Marthe, 75010, métro Belleville, Goncourt ou Colonel Fabien.
- Manifestation : samedi 7 mars à 16h, départ Place de la République.
- Fête : samedi 7 mars au soir, à la CIP-IDF, 14 quai de Charente, 75019, Métro Corentin Cariou.
- Lors de la fête à la CIP sera également projeté le film Un racisme à peine voilé, de Jérôme Host (2004) (plus d’infos sur le film : http://www.hprod.org)
Plus d’informations sur :
- Féministes Partout par le collectif des associations organisatrices
- Le sexisme est partout : FEMINISTES PARTOUT ! sur Les Mots sont Importants


