Une thèse à scandale, la réaction philosémite
Autour de la thèse d’Alain Ségré « La réaction philosémite, une thèse à scandale » qui tends à montrer que la lutte contre l’antisémitisme a été rabattu en France autour de la défense de l’Occident Blanc.
- RILI – Une thèse à scandale : La réaction philosémite à l’épreuve d’un juif d’étude – Faut-il vraiment rapprocher le 11 septembre d’Auschwitz? Peut-on être juif sans être sioniste? À ces questions brûlantes, Ivan Segré apporte des réponses différentes de celles que défendent les tenants de la «réaction philosémite». Il redevient dès lors possible de saisir la singularité de l’histoire juive, contre sa dissolution dans une apologie militante de «l’Occident».
- « La réaction philosémite ». Entretien avec Ivan Segré – ce courant intellectuel français n’est absolument pas le symptôme d’un repli communautaire juif, comme on a trop vite voulu le dire, mais l’avant-garde d’une réaction idéologique dont le véritable mot d’ordre est la défense de l’Occident, et non la défense des juifs ou d’Israël.
- Entretien avec Ivan Segré – www.la-bas.org – A propos de son livre "La réaction philosémite ou la trahison des clercs". Encore une fois, bousculons nos préjugés. Ivan Segré, docteur en philosophie, se dit sioniste et vit en Israël où il étudie les textes talmudiques. Il a décrypté, dans son livre, les thèses de ces "idéologues" qui confondent pensée critique et antisémitisme.
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Cinéma, Femmes et Urbanité dans la post-colonialité
Ma selection de liens du 17/12/2009 au 21/12/2009:
- Alexandre Piettre, La Fantasmagorie de l’urbanité – La fantasmagorie de l’urbanité contre le déploiement de la communauté.
Des usages de l’écologie urbaine dans l’institutionnalisation du tort de la visibilité - Analyse de Caché (Michael Haneke) – CACHE (2005) de Michael HANEKE par Saad CHAKALI
Le spectre du colonialisme, l'actualité du néocolonialisme postcolonial - Femmes et racisme dans les colonies européennes – Le racisme a été un instrument essentiel du colonialisme européen. La prétention européenne à la supériorité – fondée en partie sur la perception des rôles de genre à la fois dans les sociétés européennes et dans les sociétés colonisées – a été nécessaire pour justifier l’exploitation coloniale. Des liaisons sexuelles entre des femmes colonisées et des Européens ont été utilisées à la fois pour le profit commercial et pour exercer un contrôle social. De manières variées, on a considéré les enfants issus de ces liaisons comme des problèmes que les différentes puissances coloniales ont essayé de résoudre par des moyens différents.
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Sélection d’articles d’Achille Mbembé sur la colonialité du pouvoir en République (impériale) française et de ses conséquences sur elle-même et sur les autres :
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- La République et sa bête – La France est un vieux pays fier de ses traditions et de son histoire. Sans son apport sur le plan de la philosophie, de la culture, de l’art et de l’esthétique, notre monde serait sans doute plus pauvre en esprit et en humanité. Voilà le côté limpide, presque cristallin de son identité.
- La France et l’Afrique : décoloniser sans s’auto-décoloniser – Aujourd’hui, la tentation chez beaucoup, en France, est de ré-écrire l’histoire de la colonisation en faisant une histoire de la “ pacification ”, de la “ mise en valeur de territoires vacants et sans maîtres ”, de la “ diffusion de l’enseignement ”, de “ fondation d’une médecine moderne ”, de la “ création d’institutions administratives et juridiques ”, de la mise en place d’infrastructures routières et ferroviaires. L’on retrouve, dans cet argument, tous les ingrédients du vieux paradigme de la colonisation comme entreprise humanitaire et de modernisation de vieilles sociétés primitives et agonisantes qui, laissées à elles-mêmes, auraient fini par se suicider.
- l’Afrique de Nicolas Sarkozy, par Achille Mbembe – Lors de sa récente visite de travail en Afrique sub-saharienne, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a prononcé à Dakar un discours adressé à “ l’élite de la jeunesse africaine ”. Ce discours a profondément choqué une grande partie de ceux à qui il était destiné, ainsi que les milieux professionnels et l’intelligentsia africaine francophone. Viendrait-il à être traduit en anglais qu’il ne manquerait pas de causer des controverses bien plus soutenues compte tenu des traditions de nationalisme, de panafricanisme et d’afrocentrisme plus ancrées chez les Africains anglophones que chez les francophones. Achille Mbembe en fait, ici, une critique argumentée.

