Révolutions arabes : nos camarades de la Fête de l’Humanité peuvent, et doivent mieux faire

Affiche orientaliste-sioniste Fête de l'Humanité

Affiche orientaliste-sioniste Fête de l’Humanité

{NDLR: un député de l’entité sioniste sera présent au débat sur les révolutions dans le monde arabe qui doit se tenir à l’Agora à la Fête de l’Humanité le vendredi 16 septembre 2011}

Il n’est jamais évident de mesurer l’ampleur du changement apporté par une révolution. Les vieilles habitudes ont la peau dure. Nous avons tous beaucoup à apprendre en cette ère qui s’ouvre. Les camarades organisateurs de la Fête de l’Humanité en particulier… S’ils tirent les leçons de leurs erreurs politiques, qui se multiplient.

D’abord, cette affiche, où deux drapeaux israéliens s’exhibent dans la chevelure d’une allégorie des révolutions arabes, alors que ne sont pas représentés les drapeaux égyptien ou du Bahrein, par exemple… Symbole par excellence de l’oppression du peuple palestinien, et d’agressions continues contre les peuples arabes, le drapeau israélien n’avait pas sa place dans cette affiche.

Ensuite, l’absence totale des artistes arabes des révolutions dans le programme de la scène centrale de la Fête. Et ce n’est pas le débat politique, cette « grande soirée consacrée aux révolutions arabes » qui va rattraper ces erreurs : glissé parmi de grandes figures des luttes du monde arabe, un député israélien, et pas de Palestinien !1

En plus, les étudiants palestiniens de la GUPS ont été poussés hors du stand qu’ils animaient depuis des années à la Fête.

Cette somme d’erreurs confine à la faute politique. Certains d’entre nous ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à cette édition de la Fête, d’autres tiennent à assurer une présence critique. Là n’est pas la question. Tous, nous voulons que les organisateurs de la Fête reconnaissent leurs erreurs. Qu’ils s’en expliquent. Et qu’ils s’en excusent. C’est une garantie nécessaire pour qu’elles ne se reproduisent pas.

Alors, nous pourrons tous reprendre le chemin de nos luttes pour la libération, la justice et la dignité.

Premiers signataires :
Omar ALSOUMI, Mogniss H. ABDALLAH, Samir ABDALLAH, Nahla CHAHAL, Hicham GAD, Brahim SENOUCI, Amer DEBEK, Khéridine MABROUK, Houria BOUTELDJA, Youssef BOUSSOUMAH, Omeyya SEDDIK, Abdelkarim AICHI, Chiraz GAFSIA, Najat KHANZY, Sarah OUNIFI, Soraya ZEROUAL, Mohammed SHARQAWI, Abdelhalim SAYYOUD, Benjamin NEAUD, Zakaria ARRASSI, Wassyla DOUMANDJI, Françoise HOFFET, Nasser SOUMI, José Luis MORAGUES, Adnan BENYOUNES, Jean-Yves CROIZE, Chris DEN HOND, Gilles LEMAIRE, Soraya EL KAHLAOUI, Mohamed JAITE, Alima BOUMEDIENE THIERY, Hassan MAC MEZ, Elyess NAJJAR, Romain HUET, Fatiha BENOU-HALIMA, Djamal BENMERAD, Galila EL KADI, Hakim BONNAMY, Alain BONNAMY, Djillali TAHRAOUI, Hanadi YAHYA, Jamalat ABOU YOUSSEF,Catherine SAMARY, Nouh CHEBBAÏ, Ayssar MIDANI, Adil HOUMAINE, Aïcha JABRANE, Saïd BOUAMAMA, Bader LEJMI, Serenade CHAFIK, Farah SAADAOUI, Maha AHMED, Philippe TASTEVIN, François PRADAL, Hussein EL GANAINY, Aimad BEN YAKHLEF, Maguy BORRAS, Claire SAVINA, Dominique GRANGE, Taher ELABADI, Alvina NOBREGA, Loic BRUCKERT, Mohamed SAMRA, Ali EL BAZ, Mohamed JAITE, …

Pour signer vous aussi envoyez NOM et prénom à thawrat.2011@yahoo.fr

Voir aussi :

 

 

  1. Cf l’article : http://www.humanite.fr/monde/tunisie-yadh-ben-achour-«-une-revolution-de-type-moderne-»-478906 Rendez-vous à la Fête de l’Humanité. L’agora de l’Humanité organise, vendredi 16 septembre, à partir de 19 heures, une grande soirée consacrée au printemps des peuples arabes. Avec Samir Amin, Hamma Hammami, secrétaire général du PCOT, Samar Yazbek, écrivaine syrienne exilée en France, Salha Ashtewi, présidente de l’Association du 17 février pour le soutien au peuple libyen, Massaoud Romdhani, syndicaliste, membre de la haute instance pour la transition (Tunisie), Alaa El Aswani, écrivain égyptien, Tarek Teguia, cinéaste algérien, Ahmed Ibrahim, secrétaire général d’Ettajdid (Tunisie), Sihem Bensedrine, journaliste (Tunisie), Abdallah El Harref, secrétaire général de la Voie démocratique (Maroc), Yasmina Mabrouk, du Mouvement du 20 février (Maroc), Sofiène Bel Haj, cyberdissident (Tunisie), Youcef Tlili, syndicaliste étudiant (Tunisie), Dov Khénine, député israélien, Hamel Bedjani, journaliste à Tunisie Afrique Presse, Jacques Fath, responsable international du PCF, Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine… Soirée animée par Pierre Barbancey et Rosa Moussaoui, journalistes à l’Humanité. []

La Terre parle Afro-Arabe le 2 avril

Soirée Culturelle le 2 avril à 18H avec l’intervention de :

  • Nur Masalha : Historien d’origine palestinienne, professeur et chercheur au St Mary’s University College


  • Yasser Qous : Représentant de la Communauté Africaine à Jérusalem
  • Taher Elabadi : Président de l’Union Générale des Etudiants de Palestine – France

Avec une projection de « la Terre parle Arabe », un film de Maryse Gargour.

ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris / Amphithéâtre Rataud
Bâtiment de la Bibliothèque de l’ENS, 1er sous-sol.

Au cours des premiers jours du printemps 1976, alors que les Palestiniens manifestent contre une nouvelle confiscation de leurs terres en Galilée, ils sont réprimés dans le sang par la police ainsi que l’armée israéliennes. Depuis, ce jour symbolise l’attachement des Palestiniens à leur terre, et leur volonté de résister à la spoliation qu’ils continuent de subir.

Plus de 62 ans après notre Nakba (catastrophe) alors que ¾ de la population palestinienne est contrainte à l’exil, la politique d’expansion coloniale d’Israël continue de causer les massacres, la persécution et le drame de tout un peuple. Pourtant toute la sauvagerie et la violence du projet sioniste en Palestine n’auront pas suffi à venir à bout de notre peuple. Ce projet parait plus injuste, plus immoral, plus illégitime aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été. Tandis que la jeunesse palestinienne, est plus que jamais animée par ses idéaux de justice et de liberté.

Cette volonté est renforcée aujourd’hui par un vent de liberté qui souffle sur le monde Arabe. La chute de régimes qui associèrent la répression contre leurs peuples à la manipulation et au musèlement de notre cause nous laisse entrevoir un horizon nouveau. Au détriment de leurs peuples, les tyrans dans la région ont bien souvent acheté la stabilité de leurs régimes dans la corruption, en se soumettant aux puissances impérialistes, ou en garantissant un soutien inconditionnel et en assurant la protection du seul régime colonial d’apartheid situé en plein cœur du monde arabe, Israël ! Ainsi ces révolutions arabes contribueront certainement à briser l’isolement délétère et asphyxiant dans lequel se trouvent les Palestiniens nous ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans la lutte pour la libération.

En tant que jeunes, Arabes et Palestiniens, nous saluons le courage et la détermination de ces soulèvements populaires qui ont réaffirmé le droit et la responsabilité pour tout peuple de déterminer son propre devenir. La GUPS – Union Générale des Etudiants de Palestine en France, rend ici hommage aux martyrs, aux prisonniers et à leurs familles, des révolutions arabes et palestinienne, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué et contribuent encore à faire vivre cette cause juste au côté de notre peuple.

Nous le réaffirmons aujourd’hui, les compromis politiques imposés aux Palestiniens par l’occupant israélien et ses alliés ne sauront nous faire oublier nos aspirations au retour et à la libération de notre terre et de notre peuple. Les bantoustans et l’Etat palestinien fantoche promis en Cisjordanie, la prison à ciel ouvert de Gaza, la ségrégation subie par nos compatriotes palestiniens en Israël ou les camps de réfugiés et l’exil forcé, ne correspondent certainement pas au rêve palestinien d’une Palestine libre pour tous ses habitants.

A l’occasion de la journée de la Terre en Palestine, nous célébrerons ensemble cette volonté de résister et cet espoir de libération qui vit en chacun de nous, de Tunis au Caire, de Paris à Jérusalem.

Le mur de fer de Vladimir Jabotinsky.

Jabotinsky
Contrairement à un certain pamphlet antisémite, c’est un écrit réel, revendiqué par un grand nombre d’ultra-sionistes. C’est le programme israélien tel qu’il a été réalisé dans les faits et continue à l’être…
« [Les Arabes] considèrent la Palestine avec le même amour instinctif et la même authentique ferveur que n’importe quel Aztèque voyait son Mexique ou n’importe quel Sioux voyait sa Prairie. Penser que les Arabes consentiront volontairement à la réalisation du sionisme en échange des bénéfices culturels ou économiques que nous pouvons leur accorder est infantile. Ce fantasme infantile de nos “Arabo-philes” vient d’une sorte de mépris du peuple arabe, d’un genre de vision infondée de cette race comme d’une populace prête à être corrompue pour vendre sa patrie pour un réseau ferroviaire.Cette vision est absolument infondée. Des Arabes peuvent être achetés individuellement, mais ça ne veut pas dire que tous les Arabes dans Eretz Israël veulent vendre un patriotisme que même les Papous ne négocieraient pas. Chaque peuple indigène résistera à des colonisateurs étrangers tant qu’il gardera un espoir de se débarrasser du danger de la colonisation étrangère. C’est ce que font les Arabes de Palestine, et ce qu’ils persisteront à faire tant qu’il restera une étincelle d’espoir en leur capacité d’empêcher la transformation de la “Palestine” en “Terre d’Israël”. « 

Haïti et Palestine, matrices universelles de cette modernité

  • [AlterPresse :: Haiti] Haiti-Histoire : L’esclavage comme phénomène constitutif de la modernité – Trois à quatre siècles de pratiques d’exclusion esclavagistes donnent naissance à une pensée, une philosophie, et une culture qui constituent les fondements de la modernité. Il ne s’agit plus de l’esclavage grec ou romain ou même de l’esclavage maghrébin dans lequel il y avait des Blancs esclaves. Cette fois, il n’y a que des Noirs à vendre. Le commerce triangulaire Europe-Afrique-Amérique a demandé une certaine ingénuité, une organisation, un financement, des goûts, bref une capacité d’exécution, qui marqueront l’ère moderne.
  • [AlterPresse :: Haiti] Haiti : La liberté sans esclavage – L’embargo international dont Haïti a été l’objet depuis son indépendance a servi essentiellement à empêcher l’éclosion d’une alternative à la hauteur des défis posés par la quête de suprématie blanche en creux dans le projet de modernité des Lumières.
  • Multitudes Web – 3. Universalité de la cause palestinienne – Etienne Balibar – Pour quelles raisons soutenons-nous la cause palestinienne, à nos yeux l’une de celles qui permettent d’évaluer la dignité et la responsabilité d’un discours politique ? Je ne répondrai qu’en mon propre nom, mais dans la perspective d’une large convergence d’opinions, au-delà même de ceux qui se mobilisent pour une « paix juste » au Proche-Orient. Je présumerai de l’universalité de cette cause.

Contre l’islamophobie et le sionisme : la savate

La savate française comme stratégie nationale

La savate française comme stratégie nationale de résistance

Nous sommes le 28 décembre 2009. Soit un an et un jour après le début de l’agression par l’armée sioniste de ce que nous devons désormais nommer ghetto de Gaza. Agression qui a couté la vie à près de 1400 personnes dont plus de 400 enfants, et par près de 5500 blessés dont à peu près la moitié de femmes et d’enfants. Nous pourrions discourir longtemps sur les horreurs de cette guerre mais ce n’est pas l’objet de notre propos.

Sur un réseau social bien connu, le message de Tahar Houhou, participant de la Gaza Freedom March1 m’a été transmis par une khomrada2 : « Nous allons passer notre seconde nuit devant l’ambassade. Enfermés, privés de tout, à plus 300 sur 900 m2. On est dans la situation des Gazaouites, 1 toilette pour 300, rien à manger, rien à boire. Encerclés par plus de 1000 policiers, affamés, assoiffés que nous alimentons comme on peut. Honte à la France, honte à l’Egypte ».

Un peu plus tard je lis un message de la même khomrada, m’invitant à écrire au Ministère français des Affaires étrangères et à l’ambassade d’Egypte. L’objectif étant de faire en sorte que la France fasse pression sur l’Egypte pour laisser la Marche pour la Paix entrer dans Gaza. Sur le moment javoue que mon sentiment de culpabilité de citoyen français bien au chaud dans un pays dit libre a été titillé. Les cours d’éducation civique m’enseignant les formidables valeurs républicaines n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd. J’avais déjà reçu par le passé des invitations à faire pression sur mon gouvernement pour tel ou telle cause. Jugeant celle-ci particulièrement juste et nécessitant une action urgente, je m’apprêtais à faire preuve de responsabilité et ainsi réaliser mon devoir de citoyen concerné en écrivant à mon Ministre en lui demandant fermement, mais avec tous les égards du à sa position, de mettre en application le fameux « droit d’ingérence » dont il est un des plus ardents promoteur.

Puis dans la minute qui a suivit, une autre nouvelle m’a rappelée à la dure réalité de ce monde triste et sordide. Cette nouvelle m’informait que le directeur du Renseignement militaire français, le général de corps d’armée Benoît Puga, est venu personnellement inspecter le chantier de construction du mur sous-terrain cloturant le côté egyptien du ghetto de Gaza3). Chantier supervisé par ailleurs par des officiels français et états-uniens…

Je m’apprêtais donc candidement à demander à M. Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères, de faire pression sur l’Egypte pour permettre à des gentils et pacifiques volontaires internationaux de rentrer dans Gaza apporter de l’aide humanitaire. Le même homme, Bernard Kouchner, qui avait tour à tour : soutenu en 1991 et en 2003 l’invasion de l’Irak et demandé la tête de feu le Président Saddam Hussein, blanchi en 2003 l’emploi par Total de travailleurs forcés en Birmanie sous l’opprobe des ONG4, avait signé la perfide pétition contre les prétendus «ratonnades anti-Blancs» en 20055, refuse de décerner la médaille des droits de l’homme à une ONG Palestinienne6, s’échine à tenter de faire libérer le soldat israelien Guilad Shalit par tous les moyens7 tandis qu’il accorde à peine de l’attention au français Salah Hamouri emprisonné par Israel8, et soutient toujours l’occupation notamment par la France de l’Afghanistan tout en faisant partie du gouvernement du Président le plus sioniste que la République Française ait connue. Le Ministre d’un gouvernement qui participe à la construction d’un mur sous-terrain brisant le peu de liens avec l’extérieur qu’entretient le ghetto de Gaza.

Ainsi comme disait le souverainiste Jean-Pierre Chevènement, Bernard Kouchner n’a pas besoin de retourner sa veste, c’est l’uniforme de la pensée conforme, doublée à l’intérieure. De ses positions nous pouvons ainsi déceler le contenu de cette pensée unique. Le droit d’ingérence, étendard de Kouchner, n’est, pour Chevènement, que « le maquillage astucieux de ce que l’on pourrait appeler le néo-impérialisme »9. C’est d’ailleurs le chroniqueur télé tendance vieille droite, Thierry Ardisson, qui dans une émission radio en 199310, déclarait : « La colonisation ? De toute façon, on va devoir s’y remettre. Alors, on appellera ça comme on veut pour pas choquer les gens, on appellera ça ingérence humanitaire mais ce sera la même chose. » Il y présente d’ailleurs son roman où voulant donner un visage humain à la colonisation, il présente un colon  européo-centriste des années 1930, mais de gauche, utopiste et voulant apporter « la liberté, l’égalité, la fraternité, l’électricité » aux « bons hindous« , qu’il décrit comme « un Kouchner de l’époque ». Ce colon, un Kouchner de l’époque, ses amis de gauche (on devine laquelle) avouent l’aimer : « Ton gars on l’aime et plus on l’aime plus on devient colonialiste ». C’est là que tout se joue !

Car, en réalité, les colonisateurs sionistes ont plutôt la côte en France. Certes on aimerait qu’ils soient moins brutaux mais eux-mêmes admettent y être poussé de force par la barbarie arabo-islamique. Au fond, se disent-ils, Israel n’est-elle pas la seule démocratie du Moyen-Orient disposant de l’armée la plus morale du monde ? Ainsi la logorrhée du lobby sioniste n’a de succès que parcequ’elle renforce l’idéologie colonialiste Occidentale poussée dans ses derniers retranchements. Le lobby sioniste ne fait qu’un avec ses alliers naturels, les élites dominantes  politiques et médiatiques, aux intérêts éminément convergents dans la défense de la suprématie de l’Occident Blanc-chrétien. La propagande sioniste renvoyant à l’Occident sa propre image, l’ennemi du sionisme est l’ennemi de l’Occident. Lorsque cette clique vous affublera de l’étiquette antisémite, ce ne sera qu’un synonyme d’ennemi de l’Occident Blanc11. Et comme si celà ne suffisait pas, cette collusion se double d’un marquage aux fers rouges des musulmans. Ce soudain amour des Juifs, après des siècles de persécution en Occident, légitime l’antisémitisme génétique de l’Occident sur son autre face sémite : l’arabo-musulman. L’amour des Juifs et d’Israel passant désormais par un redoublement d’islamophobie tandis que l’islamophobie conduit à un sionisme invétéré12. Le site occidentaliste par essence, Riposte Laique, dans un article titré Comparer l’islamophobie à l’antisémitisme des années 30 est une obscénité, apologétique à l’égard  d’Israel, déclare ainsi « être islamophobe, c’est lutter contre l’antisémitisme, alors que combattre l’islamophobie, c’est le favoriser »13. Le débat en cours sur l’identité nationale de notre chère patrie des droits de l’homme, est une flagrante  démonstration de l’incorporation de l’islamophobie dans l’idéologie nationale toute entière focalisée sur la question musulmane14. Etrange miroir de la question juive qui, en un siècle en France, est passée de la rhétorique de l’assimilation avec les Lumières à celle de l’extermination sous Vichy15 puis à celle du soutien au sionisme, un colonialisme juif.

Prenons un instant au sérieux ces sionistes islamophobes, combattre l’islamophobie et extirper le lobby sioniste de la France, nous l’avons vu c’est lié, n’est-ce pas au fond s’en prendre à l’idée même d’identité nationale ? Car en effet le sionisme est un colonialisme dont la France est un membre fondateur. Mieux qu’un discours, en voici une preuve en vidéo :

retrouver ce média sur www.ina.fr

Ainsi je ne vois rien de français pouvant nous aider à faire pression sur le gouvernement despotique et collaborateur d’Egypte et encore moins sur Israël, si ce n’est la boxe, ou plutôt la savate française. Car c’est par des coups de savates, à l’instar de l’illustre Montadhar Zaïdi16, que nous ferons pression sur nos gouvernants et que nous les ferons céder plutôt que par d’innombrables autant qu’inutiles pétitions. Pour le ghetto de Gaza et la libération de la Palestine, pratiquons, en France, la politique de la savate !

Cet article a été republié sur le site des Indigènes de la République.

  1. http://www.legrandsoir.info/+Lettre-ouverte-de-la-Gaza-Freedom-March-au-President-Mubarak+.html []
  2. contraction de kho’ et de camarade, le tout au féminin []
  3. Gaza : la France supervise le prolongement du Mur de séparation []
  4. Rapport Kouchner : les ONG consternées []
  5. Un appel controversé contre le racisme « anti-blancs » []
  6. Kouchner interdit la Palestine []
  7. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/23/01011-20091223FILWWW00376-shalitfrance-attendez-quelques-jours.php et Détention de Guilad Shalit : Réponse de Bernard Kouchner []
  8. La claque de B. Kouchner à la famille Hamouri []
  9. http://www.dailymotion.com/video/x8uozg_chevenement-casse-bhl-et-kouchner_news []
  10. Thierry Ardisson chez Serge de Beketch []
  11. comme l’affirme par ailleurs Ivan Ségré dans la réaction philosémite []
  12. http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=825 []
  13. http://www.ripostelaique.com/Comparer-l-antisemitisme-des.html []
  14. http://oumma.com/Identite-nationale-islam-laicite []
  15. http://fr.wikipedia.org/wiki/Question_juive []
  16. L’histoire de ma chaussure, par Muntadhar al-Zaidi []

Mes signets du 02/03/2009 au 03/03/2009

Ma selection de liens du 02/03/2009 au 03/03/2009:

  • Fragments mécréants IV : Hantologies de l’Etre juif – « Hantologies de l’Etre juif » constitue le quatrième chapitre de l’ouvrage de Daniel Bensaïd, Fragments mécréants. Mythes identitaires et république imaginaire.
  • Dénoncer l’instrumentalisation et la confessionnalisation de la question palestinienne par les pouvoirs publics – Le Collectif Resistance Palestine tient à dénoncer publiquement l’instrumentalisation et la confessionnalisation de la question palestinienne par les pouvoirs publics, les représentants des cultes et certaines organisations ou personnalités en mal de reconnaissance.
  • La gauche et l’appui à la résistance palestinienne – [Alternatives International] – Le fait même que des slogans sont criés en arabe suffit parfois à irriter la gauche. Ainsi le comité organisateur de la manifestation du 11 janvier était préoccupé des langues qui y seraient utilisés. Mais ne peut-on tout simplement pas diffuser les traductions de ces slogans ? Ce serait peut-être le premier pas dans la compréhension mutuelle. Quand nous manifestions en 1973 contre le coup d’état militaire pro-américain de Pinochet au Chili, personne ne se serait aviser de dire aux manifestants latino-américains « Scandez en français, s’il vous plait ! ». Pour mener ce combat, nous avons tous appris des slogans en espagnol et cela ne choquait personne.

Contagion du virus palestinien

Depuis le début de l’attaque militaire israëlienne dans la bande de Ghaza, la minorité arabe de France est clairement suspecte. C’est sur on attends son coup de poignard dans le dos, ou plutot dans la kippa. C’est bien connu les musulmans euhh les beurs euhh les arabes euhh les palestiniens n’aiment pas les juifs ! Ou l’inverse !

En tout cas le mot d’ordre a été donné par Mme Fadela Amara, ministre de la Ville, « certains » veulent du mal aux juifs… Mais qui sont ces certains ? En tout cas ce qui est certain, c’est que les musulmans de banlieue, (ou plutôt la banlieue des musulmans ?), sont des certains potentiels. Et certainement, que le conflit Israëlo-Palestinien, n’est pas la question de tous les français, mais seulement de certains, ceux qui sont plus Mohamed ou David que Philippe ou Pierre[1]… Certains ressentent de l’émotion, mais Mme Amaraen appelle à la raison : comprenez au cynisme. D’ailleurs c’est bien pour ça que c’est elle qu’on interviewe.

En effet, ça ne mérite pas le déplacement de M. Kouchner, ministre des affaires étrangères, vu que c’est un problème interne… Si si, je vous assure, depuis qu’une entreprise appellée Communautarisme Inc. a importé le conflit Israelo-Palestinien en France, les arabes ont été contaminé par la haine anti juive tandis que les juifs sont pris d’un amour irraisonnée pour Israël. Les arabes sont bien sûr les habitants des quartiers populaires dont Mme Amara est chargée. Et c’est donc à elle que revient cette tâche de décontamination, de nettoyage (au kärcher ?) de ces « certains »…

Mais cette fausse neutralité des médias, de la classe politique, de l’Etat français, est bien vite démentie lorsque l’on ne voit invité à des plateaux télé que rabbins sommés de représenter Israel et islamologues modérément supportant modérément les palestiniens. Lorsque les représentants des partis politiques se taisent sur le sujet, et lorsque Mme Amara invite des associations des quartiers populaires et une association juive pour signer un manifeste en faveur de la paix. On croirait que Gaza est une banlieue française et que Sderot est le centre-ville bourgeois d’à côté qui se plait de l’insécurité permanente de ses bruyants voisins…

Soyons sérieux, le conflit Israëlo-Palestinien mérite une vraie politique, des actes forts en faveur d’une paix juste et durable et du respects des droits humains, et non pas une mascarade visant à déplacer le problème sur une partie de la population française. Rappelons que la France a participé à la création de l’Etat d’Israël, l’équipe en centrale nucléaire qui lui ont servit à s’armer, est partenaire économique privilégié par l’UE, finance par le biais de l’UE des hopitaux et écoles palestiniennes, et donc s’est elle-même exportée dans le conflit et non l’inverse !

Tandis que les représentants de l’O.N.U sont choqués par la situation à Ghaza, en France, on se regarde le nombril et on fait tout pour regarder ce qui se passe. On préfère comme d’habitude monter les uns contre les autres… Et que l’on s’étonne pas si à la prochaine attaque israëlienne, des français juifs et arabes soient victimes d’actes racistes de ces fameux certains. A force de présenter le conflit Israëlo-Palestinien comme une problématique exclusivement entre juifs et arabes, on a finit par en persuader les populations…

Les actes racistes anti-juives contre des synagogues survenu ces dernières semaines doivent être considérés comme un problème raciste et non plus comme une question sociale liée aux quartiers populaires. N’oublions pas que le colonel Dreyfus, français juif, a subi une campagne de diffamation violente se basant sur un fond raciste anti-juif profondément ancré en France, à une époque où ni l’Etat d’Israël, ni l’immigration maghrébine n’existaient.

[1] 2 parmi les plus grands antisémites mondiaux sont des « patriotes » français « de souche » et ont livré à la gestapo, plusieurs milliers de citoyens français de confession juive, tziganes, ou simples dissidents politiques. Il s’agit de M. Pierre Laval et du Maréchal Philippe Pétain !

Pour aller plus loin :