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	<title>bader.lejmi.org &#187; noir</title>
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	<description>politique {émancipation, oppression, colonisés, subalternes}, arts {cinéma, musique, théâtre, littérature}</description>
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		<title>Le mot «Nègre», La Voix des Nègres</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 17:19:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est le gros mot du jour, c&#8217;est le mot que certains de nos frères de race ne veulent plus être appelés ainsi. Les dominateurs des peuples de race nègre, ceux qui se sont partagés l&#8217;Afrique sous prétexte de civiliser les Nègres, s&#8217;emploient à une abominable manœuvre divisionniste pour mieux régner chez eux. En plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_643" class="wp-caption aligncenter" style="width: 442px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/Photo004.jpg"><img class="size-full wp-image-643" title="Le mot «Nègre»" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/Photo004.jpg" alt="" width="432" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">La voix des Nègres, n°1 janv. 1927, « Le mot &quot;nègre&quot; » (art. signé du Comité).</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le gros mot du jour, c&#8217;est le mot que certains de nos frères de race ne veulent plus être appelés ainsi. <strong>Les dominateurs des peuples de race nègre, ceux qui se sont partagés l&#8217;Afrique sous prétexte de civiliser les Nègres, s&#8217;emploient à une abominable manœuvre divisionniste pour mieux régner chez eux.</strong> En plus de la division primitive en caste, de tribus et de religions, qu&#8217;ils exploitent (&#8230;), les impérialistes s&#8217;emploient à briser l&#8217;unité (&#8230;) de la race pour nous maintenir éternellement à l&#8217;état d&#8217;esclavage auquel nous sommes contraints par la force (&#8230;) depuis plusieurs siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour arriver à celà, ils sortent du mot nègre deux mots nouveaux, afin de diviser la race en trois catégories différentes, à savoir : &laquo;&nbsp;hommes de couleurs&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;noirs&nbsp;&raquo; &#8211; tout court &#8211; et nègres. On fait croire aux uns qu&#8217;ils sont des « hommes de couleur » et non noirs et nègres première catégorie, aux autres, qu&#8217;ils sont des «noirs» tout court et non des nègres deuxième catégorie. Quant aux « restes », ce sont des nègres troisième catégorie !</p>
<p style="text-align: justify;">Que veut dire «homme de couleur» ? Nous affirmons que ce mot désigne tous les hommes de la terre. La preuve : il n&#8217;y a pas un seul homme dans ce monde qui ne soit pas d&#8217;une couleur ou d&#8217;une autre. Donc, nous ne pouvons prendre, pour nous seuls, ce qui appartient à tous.  Et «noir» ? Pour le mot noir, nous ne croyons pas qu&#8217;il puisse servir pour distinguer tous les nègres du monde, étant donné que tous les nègres d&#8217;Afrique, reconnaîtront avec nous qu&#8217;il existe dans diverses parties du continent des nègres aussi blancs que certains blancs d&#8217;Europe, et qui n&#8217;ont de nègre que les traits et la chevelure. Nous refusons donc d&#8217;admettre que, seuls, (&#8230;) ceux que l&#8217;on exploite dans la culture cotonnière de la vallée du Niger, les coupeurs de cannes à sucre dans les champs des domaines de la Martinique et de la Guadeloupe soient des nègres. Tandis qu&#8217;un de nos frère titulaire du brevet des écoles de hautes études européennes &#8211; l&#8217;intellectuel &#8211; seraît un homme de couleur, et que celui qui n&#8217;a pu arriver à ce degré, mais qui exerce le même métier qu&#8217;un blanc et qui s&#8217;adapte comme les blancs à leur vie et à leurs mœurs et usages &#8211; l&#8217;ouvrier &#8211; serait un «noir» tout court.</p>
<p style="text-align: justify;">Non messieurs les diviseurs pour régner !</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-nous de vous rappeler que les derniers sont les descendants des premiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunesses du CRDN (Ndlr: Comité de Défense de la Race Nègre) se sont fait un devoir de ramasser ce nom dans la boue où vous le traînez pour en faire un symbole. Ce nom est celui de notre race.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos terres, nos droits et notre liberté ne nous appartenant plus, nous nous cramponnons sur ce qui avec l&#8217;éclat de la couleur de notre épiderme sont les seuls biens qui nous restent de l&#8217;héritage de nos aïeux. Ce nom est à nous; nous sommes à lui ! Il est nôtre comme nous sommes siens ! En lui, nous mettons tout notre honneur et notre foi de défendre notre race. Oui, messieurs, vous avez voulu vous servir de ce nom comme mot d&#8217;ordre scissioniste. Nous, nous en servons comme mot d&#8217;ordre de ralliement : un flambeau ! Nous nous faisons honneur et gloire de nous appeler Nègres, avec un N majuscule en tête. C&#8217;est notre race nègre que nous voulons guider sur la voie de sa libération totale du joug esclavagiste qu&#8217;elle subit. Nous voulons imposer le respect dû à notre race, ainsi que son égalité avec toutes les autres races du monde, ce qui est son droit et notre devoir, et nous nous appelons Nègres !</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>La voix des Nègres, n°1 janv. 1927, « Le mot &laquo;&nbsp;nègre&nbsp;&raquo; » (art. signé du Comité).</em></p>
<dl id="attachment_643">
<dd> </dd>
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		<title>Le Noir, une créature ratée</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 22:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="304" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/csq5Sa04hsY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="304" src="http://www.youtube.com/v/csq5Sa04hsY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.13or-du-hiphop.fr/parole/casey-la-creature-ratee-6110.html">Casey, la créature ratée (paroles)</a></p>
<p><em>«Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la négrerie ; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments et l’on nous vendait sur les places et l’aune de drap anglais et la viande salée d’Irlande coûtaient moins cher que nous, et ce pays était calme, tranquille, disant que l’esprit de Dieu était dans ses actes.»</em><br />
<a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2651"> Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal</a></p>
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		<title>Soutien au peuple martyr frère d’Haïti</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 10:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Haïti, première colonie française ayant fait la fortune de la République et de ses esclavagistes, première colonie ayant obtenue en 1804 son indépendance par une révolution anti-coloniale et anti-esclavagiste, connait depuis quelque jour un drame terrible. Frappé par un séisme, le pays est en pièces et son peuple plus bas qu’à genou. Les médias annoncent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Haïti, première colonie française ayant fait la fortune de la République et de ses esclavagistes, première colonie ayant obtenue en 1804 son indépendance par une révolution anti-coloniale et anti-esclavagiste, connait depuis quelque jour un drame terrible. Frappé par un séisme, le pays est en pièces et son peuple plus bas qu’à genou.</p>
<p style="text-align: justify;">Les médias annoncent plusieurs centaines de milliers de morts dans un pays de moins de 10 millions d’habitants, nous innondent d’images et de vidéos, d’adjectifs, de superlatifs, sans lésiner sur le registre de l’affect, sans que nous percevions dans leur discours rôdés de professionnels l’expression d’une émotion sincère. Pour nous, ce ne sont pas simplement des personnes à l’autre bout du monde que nous voyons mourir, souffrir, tenter de survivre au milieu du chaos. C’est un peuple frère Noir du Sud issu simultanément de l’oppression et de la résistance à l’esclavage, la colonisation et l’impérialisme. Notre fraternité prends racine dans nos âmes d’indigènes soupirant à l’unisson à l’évocation de la catastrophe, la Naqba, frappant les haitiens en plein cœur. Les mots qui sortent de nos bouches, les phrases issues de nos plumes, sont bien en deça des sentiments émanant de nos cœurs. Aimé Césaire disait : « L’Occident pardonnera-t-il un jour aux descendants de Toussaint Louverture ? Nous qui avons choisi une lutte de substitution à l’intérieur du monde colonial, nous devons à notre tour aider les Haïtiens. Jamais nous ne compenserons tout à fait ce que nous devons au nègre fondateur. Le nègre fondateur, c’est la Révolution de Saint-Domingue, c’est Toussaint Louverture. » Le peuple-frère haïtien est le peuple esclave-indigène fondateur s’il en est. Fondateur car prototype de la situation des peuples oppressés du système-monde. Fondateur par sa lutte victorieuse exemplaire. Le peuple-frère haïtien est le peuple esclave-indigène fondateur s’il en est, par sa situation matrice de celle du système-monde actuel, et sa lutte victorieuse exemplaire. Exemplarité que l’Occident lui a fait chèrement payée à de nombreuses moments de son histoire notamment par de multiples invasions, coups d’Etat, tyrannies et rançons <sup><a href="http://bader.lejmi.org/2010/02/04/soutien-au-peuple-martyr-frere-d%e2%80%99haiti/#footnote_0_608" id="identifier_0_608" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En 1825, Boyer obtint la reconnaissance de l&rsquo;ind&eacute;pendance d&rsquo;Ha&iuml;ti par la France, mais celle-ci exigea en contrepartie le paiement d&rsquo;une &eacute;norme indemnit&eacute; aux planteurs d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s. Pour payer cette indemnit&eacute;, Ha&iuml;ti dut emprunter &agrave; la France, &agrave; un taux usuraire, l&rsquo;argent n&eacute;cessaire ; Ha&iuml;ti honora sa dette, mais, pendant un si&egrave;cle, le remboursement et le service de cette dette allaient peser lourdement sur son &eacute;conomique(&amp;#8230;)in &amp;laquo;&amp;nbsp;L&rsquo;histoire d&rsquo;haiti&amp;nbsp;&amp;raquo;">1</a></sup>. Prototype que l’Occident s’est attaché à reproduire là où son avidité pour les ressources naturelles le conduisait<sup><a href="http://bader.lejmi.org/2010/02/04/soutien-au-peuple-martyr-frere-d%e2%80%99haiti/#footnote_1_608" id="identifier_1_608" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&laquo; Les m&eacute;canismes du pillage syst&eacute;matique des ressources africaines tournent &agrave; plein r&eacute;gime au m&eacute;pris du d&eacute;veloppement &eacute;conomique et d&eacute;mocratique de l&rsquo;Afrique &raquo; in &amp;laquo;&amp;nbsp;Les dessous de la pr&eacute;sence &eacute;conomique de la France en Afrique&amp;nbsp;&amp;raquo;">2</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous rejetons, avec résolution, le cynisme de ceux qui y voient une malédiction, un fléau punissant l’insolente soif de liberté d’un peuple indigène. Ceux là sont des sinistres blasphémateurs lorsqu’ils invoquent Dieu. Le seul dieu d’un tel fléau n’est autre que celui de la suprématie Occidentale. Ceux là sont des sinistres personnages blasphémateurs lorsqu’ils invoquent Dieu, le seul dieu d’un tel fléau n’est autre que celui de la suprématie Occidentale. La misère d’Haïti est sans aucun doute le facteur principal de ce drame, dont le séisme est le coup de grace. Mais cette pauvreté ne doit pas servir d’excuse pour nous défausser de nos responsabilités. Il faut condamner les propos imputant ce désastre à l’incurie présumée des haïtiens eux-mêmes. Si le déclencheur conjoncturel de ce ce drame est un phénomène naturel, sa cause stucturelle en est la folie des maîtres de ce monde. En effet, comme le dit le président, Fidel Castro, de Cuba toute proche : « Les Haïtiens ne sont pas coupables de leur pauvreté actuelle : ils sont les victimes du système imposé au monde. Ils n’ont pas inventé le colonialisme, le capitalisme, l’impérialisme, l’échange inégal, le néolibéralisme, ni les formes d’exploitation et de pillage qui sévissent sur la planète depuis deux cents ans. »</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le sordide ministre Besson, se croyant charitable, annonce qu’il suspends les expulsions vers Haïti, nous devons lui retorquer avec fermeté que c’est le devoir de toutes les Nations occidentales d’accueillir sur leurs sols les victimes de ce drame. Comme c’est leur devoir également de panser les plaies de ce pays meurtri et de lui rendre son indépendance en lui fournissant tous les moyens matériels nécessaires de son autonomie, et ce quelqu’en soit le coût, ainsi qu’en cessant l’occupation néo-coloniale de ce pays sous couvert d’ONU. Sans quoi, il n’est pas de doute, qu’une fois le bal évènementiel de l’aide international passé, les mêmes causes ayant les mêmes effets, la situation pourrait se répéter au moindre soubresaut de notre planète.</p>
<p style="text-align: justify;">Allah yester w yahfad.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=840">Article publié initialement sur le site des Indigènes de la République le 17 janvier 2010.</a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_608" class="footnote"><em>En 1825, Boyer obtint la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti par la France, mais celle-ci exigea en contrepartie le paiement d’une énorme indemnité aux planteurs dépossédés. Pour payer cette indemnité, Haïti dut emprunter à la France, à un taux usuraire, l’argent nécessaire ; Haïti honora sa dette, mais, pendant un siècle, le remboursement et le service de cette dette allaient peser lourdement sur son économique(&#8230;)</em>in <a href="http://www.caraibe-planete.com/haiti/histoire.htm">&laquo;&nbsp;L’histoire d’haiti&nbsp;&raquo;</a></li><li id="footnote_1_608" class="footnote"><em>« Les mécanismes du pillage systématique des ressources africaines tournent à plein régime au mépris du développement économique et démocratique de l’Afrique »</em> in <a href="http://survie.org/publications/4-pages/4-pages-Diplomatie-Business-et">&laquo;&nbsp;Les dessous de la présence économique de la France en Afrique&nbsp;&raquo;</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La figure clivée du colonisé entre différence et ressemblance</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 01:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_601" class="wp-caption aligncenter" style="width: 274px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg"><img class="size-full wp-image-601  " title="Avatar avatar" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg" alt="" width="264" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé sauvage</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_602" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg"><img class="size-full wp-image-602" title="myYearbookPhoto3" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg" alt="Colonisé régénéré (mimétisme)" width="225" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé civilisé</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>«Il est en effet évident que le Malgache peut parfaitement supporter de ne pas être un Blanc. Un Malgache est un Malgache; ou plutôt non, un Malgache n&#8217;est pas un Malgache : il existe absolument sa « malgacherie ». S&#8217;il est Malgache, c&#8217;est parce que le Blanc arrive, et si, à un moment donné de son histoire, il a été amené à se poser la question de savoir s&#8217;il était un homme ou pas, c&#8217;est parce qu&#8217;on lui contestait cette réalité d&#8217;homme. Autrement dit, je commence à souffrir de ne pas être un Blanc dans la mesure où l&#8217;homme blanc m&#8217;impose une discrimination, fait de moi un colonisé, m&#8217;extorque toute valeur, toute originalité, me dit que je parasite le monde,  qu&#8217;il faut que je me mette le plus rapidement possible au pas du monde blanc, « que je suis une bête brute, que mon peuple et moi sommes comme un fumier ambulant hideusement prometteur de canne tendre et de coton soyeux, que je n&#8217;ai rien à faire au monde ». Alors j&#8217;essaierai tout simplement de me faire blanc, c&#8217;est-à-dire j&#8217;obligerai le Blanc à reconnaître mon humanité.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Frantz Fanon, Du prétendu complexe de dépendance du colonisé &#8211; Peau Noire, masques blancs, 1952, p. 79</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le Noir est à la fois le sauvage (le cannibale) et pourtant le plus obéissant et le plus célébré des serviteurs (le porteur de nourriture) ; il est l&#8217;incarnation de la sexualité ramante, le primitif, le simple d&#8217;esprit et pourtant le menteur  et le manipulateur des forces sociales le plus accompli du monde. À chaque fois, ce qui est dramatisé est une séparation &#8211; entre les races, les cultures et les histoires, au sein des histoires -, une séparation entre un avant et un après qui répète obsessivement le moment mythique de la disjonction. [...] Le fantasme colonial [...] propose une téléologie &#8211; dans certaines conditions de domination coloniale et de contrôle, l&#8217;indigène est progressivement réformable. De l&#8217;autre, toutefois, il affiche effectivement la «séparation», il la rend plus visible. C&#8217;est la visibilité de cette séparation qui, en déniant au colonisé toute capacité d&#8217;autogouvernement, d&#8217;indépendance, de modes occidentaux de civilité, donne son autorité à la version et à la mission officielles du pouvoir coloniale.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Homi Bhabha, Les lieux de la culture, Payot, 2007, p. 144.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le mimétisme colonial est le désir d&#8217;un Autre réformé, reconnaissable, comme sujet d&#8217;une différence qui est presque le même, mais pas tout à fait. Ce qui revient à dire que le discours du mimétisme se construit autour d&#8217;une ambivalence ; pour être efficace, le mimétisme doit sans cesse produire son glissement, son excès, sa différence. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ibid, p. 148</p>
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		<title>Le colonisé est un envieux&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 03:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[à première vue et dans l&#8217;urgence «Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.» Frantz Fanon, Les damnés de la Terre, 1961, p. 89. «[la violence du colonisé], n&#8217;est pas une absurde tempête ni la résurrection d&#8217;instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c&#8217;est l&#8217;homme lui-même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_596" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.bloodnextdoor.com/lethe.html"><img class="size-full wp-image-596 " title="themort" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/themort.gif" alt="Tea 2007 . 50 x 65 cm" width="480" height="379" /></a><p class="wp-caption-text">Tea 2007 . 50 x 65 cm</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">à première vue et dans l&#8217;urgence</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>«Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.»</em><br />
<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/MATHIEU/16934">Frantz Fanon, Les damnés de la Terre, 1961, p. 89.</a></p>
<p style="text-align: justify;">«<em>[la violence du colonisé], n&#8217;est pas une absurde tempête ni la résurrection d&#8217;instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c&#8217;est l&#8217;homme lui-même se recomposant. Cette vérité, nous l&#8217;avons sue, je crois, et nous l&#8217;avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c&#8217;est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait ; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie ; mais elle procède par elle-même à l&#8217;émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu&#8217;elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible ; cela veut dire : s&#8217;abandonner aux dissociations d&#8217;une vie truquée ou conquérir l&#8217;unité natale. (&#8230;) <strong>En le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c&#8217;est faire d&#8217;une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre</strong>. (&#8230;) Fils de la violence, il puise en elle à chaque instant son humanité : nous étions hommes à ses dépens, il se fait homme aux nôtres. Un autre homme : de meilleure qualité.</em> »<br />
<a href="http://1libertaire.free.fr/Sartre1961Fanon.html">Jean-Paul Sartre, Préface, Frantz Fanon, Les damnés de la terre, 1961 </a></p>
<h2 style="text-align: justify;">en prenant le temps d&#8217;y regarder de plus près</h2>
<p style="text-align: justify;">«<em>[Les représentations clivées de la relation coloniale] mettent en scène la division du corps et de l&#8217;âme qui accomplit l&#8217;artifice de l&#8217;identité, une division qui tranche à travers la peau fragile &#8211; blanche et noire &#8211; de l&#8217;autorité individuelle et sociale. Trois conditions émergent, qui sous-tendent une compréhension du processus d&#8217;identification dans l&#8217;analytique du désir.<br />
La première : exister, c&#8217;est être appelé à l&#8217;être en relation à une altérité, son regard ou son locus. [...] Ce processus est visible dans l&#8217;échange de regards entre indigène et colon qui structure leur relation psychique dans l&#8217;imaginaire paranoïaque de la possession sans limites et son langage familier de l&#8217;inversion : «Le regard que le colonisé jette sur la ville du colon est un regard de luxure, un regard d&#8217;envie. Rêves de possession. Tous les modes de possession : s&#8217;asseoir à la table du colon, coucher sur le lit du colon, avec sa femme si possible. Le colonisé est un envieux. Le colon ne l&#8217;ignore pas qui, surprenant son regard à la dérive, constate amèrement mais toujours sur le qui vive : &laquo;&nbsp;Ils veulent prendre notre place.&nbsp;&raquo; C&#8217;est vrai, il n&#8217;y a pas un colonisé qui ne rêve au moins une fois par jour de s&#8217;installer à la place du colon. ». <strong>C&#8217;est toujours en relation avec la place de l&#8217;Autre que le désir colonial s&#8217;articule : l&#8217;espace fantasmatique de possession qu&#8217;aucun sujet ne peut occuper isolément ou fixement et qui permet donc le rêve de l&#8217;inversion des rôles.</strong><br />
La seconde : la place même de l&#8217;identification, prise dans la tension de la demande et du désir, est un espace de clivage. <strong>Le fantasme de l&#8217;indigène est précisément d&#8217;occuper la place du maître tout en gardant sa place dans la colère vengeresse de l&#8217;esclave.</strong> «Peau noire, masques blancs» n&#8217;est pas une division nette ; c&#8217;est une image de redoublements, de dissimulation de l&#8217;être en au moins deux points à la fois, ce qui rend impossible à l&#8217;évolué dévalué, insatiable (un abandon névrotique, écrit Fanon) d&#8217;accepter l&#8217;invitation du colonisateur à l&#8217;identité : « Tu es médecin, écrivain, étudiant, tu es différent, tu es l&#8217;un de nous.» [...]<br />
Finalement, la question de l&#8217;identification n&#8217;est <strong>jamais l&#8217;affirmation d&#8217;une identité prédonnée, jamais une prophétie s&#8217;auto-accomplissant &#8211; mais toujours la production d&#8217;une image d&#8217;identité et la transformation du sujet assumant cette image</strong>. La demande d&#8217;identification &#8211; être (pris) pour un Autre &#8211; entraîne la représentation du sujet dans l&#8217;ordre différenciant de l&#8217;altérité.</em>»</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&amp;art=1879&amp;PHPSESSID=94632ce0eb838bc2101379095851ab1e">Homi K. Bhabha, <em>Les lieux de la culture. Une théorie postcoloniale</em>, trad. de l’anglais par François Bouillot, Paris, Payot, 2007, pp 91-92.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Je veux dire que dans le geste obscène qu’est le lynchage, l’on cherche donc à protéger la pureté supposée de la femme blanche en tenant le Noir à hauteur de sa mort. On veut l’amener à contempler l’extinction et l’obscurcissement de ce que, dans la fantasmagorie raciste, l’on tient pour son « soleil sublime », son </em><em>phallos</em>. La déchirure de sa masculinité doit passer par la transformation de ses organes génitaux en champ de ruines &#8211; leur séparation d’avec les puissances de la vie. C’est parce que, comme le dit bien Fanon, dans cette configuration, le nègre n’existe pas. Ou plutôt, le nègre est avant tout un membre.»</p>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.mouvements.info/Decoloniser-les-structures.html">Achille Mbembe, Décoloniser les structures psychiques du pouvoir, Mouvements n° 51, sept.-oct. 2007 : Qui a peur du postcolonial ?</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Tout pouvoir repose sur un fantasme originaire. Deux points de frottement des fantasmes originaires sont la sexualité et la mort. Le fantasme du pouvoir et le pouvoir du fantasme consistent à frotter ces deux imaginaires, à les frotter constamment, jusqu&#8217;au point de combustion. <strong>Et la domination n&#8217;est rien d&#8217;autre que le fait, pour les dominants et le reste, de partager, quant au fond, les mêmes fantasmes.</strong>»</em><br />
<a href="http://books.google.fr/books?id=VadCCBHLy68C">in Achille Mbembe – De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine. Paris, Karthala, 2000, pp. 215</a></p>
</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 238px; width: 1px; height: 1px; text-align: justify;">Fils de la violence, il puise en                elle à chaque instant son humanité : nous étions                hommes à ses dépens, il se fait homme aux nôtres.                Un autre homme : de meilleure qualité.</div>
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		<title>Revue de presse autour de l&#8217;affaire Mustapha Kessous</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 19:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Revue de presse de l&#8217;affaire Mustaha Kessous, ce journaliste du Monde qui a témoigné sur le racisme ordinaire dont il était la victime et ce malgré son statut social :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/09/24/des-noms-pas-propres_1244298_3232.html">Des Noms pas Propres &#8211; LeMonde.fr</a> &#8211; Il y a des noms propres qui portent en eux-mêmes un statut de signifiant pur, détaché de la désignation d&#8217;une personne physique. Mustapha. N&#8217;Diaye. Lévy. Droit dans le symptôme de notre France profonde dans laquelle le pétainisme, le colonialisme, ont été tout, sauf des accidents. Prénoms et noms sont détournés de leur destination, ils cessent de décliner une identité. Ils deviennent le nom-de-l&#8217;Arabe, le nom-du-Noir, le nom-du-Juif.</li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1244095,0.html">Moi, Mustapha Kessous, journaliste au &laquo;&nbsp;Monde&nbsp;&raquo; et victime du racisme</a> &#8211; Des histoires comme celles-là, j&#8217;en aurais tant d&#8217;autres à raconter. On dit de moi que je suis d&#8217;origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un &laquo;&nbsp;beurgeois&nbsp;&raquo;, un enfant issu de l&#8217;immigration&#8230; Mais jamais un Français, Français tout court.</li>
<li><a href="http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=717">Les Indigènes de la république » Un miroir français</a> &#8211; « Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente&#8230; ». C’est dans le journal Le Monde, un récit sobre, sans effets de plume, légèrement désabusé, mais gardant la distance de Mustapha Kessous qui sème l’émoi dans la blogosphère française. Ce sont racontées, des expériences ordinaires, banales, du quotidien d’un Français qui ne correspond pas à l’image d’Epinal du citoyen hexagonal.</li>
<li><a href="http://20minutes.bondyblog.fr/news/200909251330/et-si-c-etait-aussi-la-faute-du-monde">BondyBlog : Et si c’était, aussi, la faute du « Monde » ?</a> &#8211; Le récent témoignage de Mustapha Kessous, dans le journal « Le Monde », prouve l’incroyable arriération de la société française à l’égard de ses propres citoyens. Mais il est aussi, indirectement, un aveu accablant pour les rédactions des grands journaux français qui ont trop longtemps négligé la diversité en leur sein.</li>
<li><a href="http://tozer.over-blog.com/article-36671032.html">De quoi Kessous est-il le nom ?</a> Malgré l&#8217;humiliation d&#8217;avoir parfois dû s&#8217;appeler Philippe ou Jean-Claude pour garder un emploi, les pionniers de l&#8217;immigration dont descend Mustapha Kessous n&#8217;ont jamais perdu leur dignité. Alors, quand un de leurs enfants, officiant dans un quotidien national de référence, suscite une vague d&#8217;anti-racisme bien-pensant en arguant qu&#8217;il s&#8217;abstient de faire usage de son prénom, on s&#8217;interroge&#8230; Sur qui se cache derrière son nom.</li>
</ul>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 210px; width: 1px; height: 1px;"><span style="color: #000000;"><span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><em>Malgré l&#8217;humiliation d&#8217;avoir parfois dû s&#8217;appeler Philippe ou Jean-Claude pour garder un emploi, les pionniers de l&#8217;immigration dont descend Mustapha Kessous n&#8217;ont jamais perdu leur dignité. Alors, quand un de leurs enfants, officiant dans un quotidien national de référence, suscite une vague d&#8217;anti-racisme bien-pensant en arguant qu&#8217;il s&#8217;abstient de faire usage de son prénom, on s&#8217;interroge&#8230; Sur qui se cache derrière son nom.</em></strong></span></span></span></span></div>
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		<title>Mes signets du 25/06/2009 au 03/07/2009</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 15:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ma selection de liens du 25/06/2009 au 03/07/2009: Nora Sternfeld: A qui appartient l&#8217;universalisme ? &#124; translate.eipcp.net &#8211; Toussaint l&#39;Ouverture questionne les lieux de l&#39;universalisme. Contre la France r&#233;volutionnaire existante, et sous le drapeau du roi espagnol, il en appelle aux slogans de la R&#233;volution fran&#231;aise pour mobiliser les noirs au combat. l&#8217;Europe des identit&#233;s [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma selection de liens du 25/06/2009 au 03/07/2009:</p>
<ul>
<li><a href="http://translate.eipcp.net/transversal/0607/sternfeld/fr">Nora Sternfeld: A qui appartient l&rsquo;universalisme ? | translate.eipcp.net</a> &#8211; Toussaint l&#39;Ouverture questionne les lieux de l&#39;universalisme. Contre la France r&eacute;volutionnaire existante, et sous le drapeau du roi espagnol, il en appelle aux slogans de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise pour mobiliser les noirs au combat.</li>
<li><a href="http://www.regards.fr/article/?id=4203">l&rsquo;Europe des identit&eacute;s nationales par Eric Fassin</a> &#8211; De fait, l&rsquo;identit&eacute; europ&eacute;enne est d&eacute;finie aujourd&rsquo;hui, avant tout, n&eacute;gativement &ndash; contre la &laquo; pression migratoire &raquo;. Apr&egrave;s la &laquo; directive retour &raquo; adopt&eacute;e par le Parlement europ&eacute;en en juin 2008, le pacte europ&eacute;en sur l&rsquo;immigration et l&rsquo;asile sign&eacute; par le conseil europ&eacute;en en octobre, et le sommet europ&eacute;en sur l&rsquo;int&eacute;gration &agrave; Vichy en novembre, la France de Nicolas Sarkozy semble en effet avoir impos&eacute; sa logique &agrave; l&rsquo;Europe. Celle-ci n&rsquo;appara&icirc;t plus comme un obstacle &agrave; l&rsquo;identit&eacute; nationale, mais comme son instrument privil&eacute;gi&eacute;</li>
<li><a href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article1093">Observatoire des in&eacute;galit&eacute;s : &quot;Face aux in&eacute;galit&eacute;s, nous avons besoin d&rsquo;une solidarit&eacute; nationale&quot;</a> &#8211; Beaucoup pensent que plus on affichera de pauvres, plus on sensibilisera l&rsquo;opinion. C&rsquo;est tout le contraire. En croyant mobiliser, on s&rsquo;attire un effet &laquo; boomerang &raquo; : les gens finissent par relativiser la situation&#8230;<br />
Pour eux, l&rsquo;id&eacute;al, c&rsquo;est la France des ann&eacute;es 50, quand les couches populaires n&rsquo;allaient pas au coll&egrave;ge. Et le bouc &eacute;missaire facile, c&rsquo;est le jeune gar&ccedil;on noir ou maghr&eacute;bin.</li>
</ul>
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