De la fonction politique du préjugé de couleur

Le préjugé politique est une invention coloniale visant à établir dans la durée le système colonial en s’assurant que le statut d’esclave, de colonisé pour les hommes « libres » de couleur, soit lié à la couleur : “la différence que la nature a mise entre les Blancs et les Noirs et que le PRÉJUGÉ POLITIQUE a eu soin d’entretenir comme une distance à laquelle les Gens de couleur et leurs descendants ne devaient jamais atteindre ; enfin qu’il importait de ne pas affaiblir l’état d’humiliation attaché à l’espèce dans quelque degré qu’elle se trouve, préjugé d’autant plus utile qu’il est dans le cœur même des Esclaves et qu’il contribue principalement au repos des colonies.

— Alexandre-Stanislas Wimpffen, Haïti au XVIIIe siècle, Paris, Karthala,1993,p.35.

Y’a Bon Awards : les Césars de la propagation des préjugés ethno-raciaux

Les premiers Y’a bon awards, parodie des César organisée par « les Indivisibles » et destinée à tourner en dérision les préjugés ethno-raciaux, ont été décernés mardi 17 mars à Paris à l’occasion de la semaine internationale d’action contre le racisme. Sur scène pour présenter et remettre les prix, Rokhaya Diallo, présidente des Indivisibles, l’humoriste, Blanche, la comédienne Aïssa Maïga, l’humoriste Thomas Ngigol, les Gérard, le boxeur N.Kefa … Dans la salle, les membres du jury, entre autres, Lilian Thuram, Audrey Pulvar, l’historien Marcel Blanchard, l’écrivaine Léonora Miano… Mais ni Luc Ferry, lauréat du prix "le bruit et l’odeur, ni Eric Raoult , prix pour "l’ensemble de son oeuvre", ou encore Sylvie Noachovitch, prix des Envahisseurs ne sont venus pour recevoir leur trophée: une peau de banane dorée. Une cérémonie sous le signe du rire. Ambiance…
Je suis membre actif des Indivisibles et fier que nous ayons réalisé cet évènement.