Tupac Shakur, l’artiste Africain-Américain le plus marquant de notre époque

tupac

J’aurais pu citer Imamu Amiri Baraka (Le Roi Jones) ou Gil Scott-Heron que j’étudie le plus en ce moment, mais à c’est Tupac Shakur que j’ai très vite pensé. Déjà du fait de son nom, Tupac comme le leader Inca-hispanique qui va formenter une insurrection contre le joug colonial. Shakur comme sa tante Assata Shakur, membre du Black Panthers Party, qui s’est échappé de prison pour trouver l’asile politique à Cuba en 1979.

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Apprends à me voir comme un frère

First ship ’em dope and let ’em deal to brothers
Give ’em guns, step back, watch ’em kill each other
« It’s time to fight back, » that’s what Huey said
Two shots in the dark, now Huey’s dead
I got love for my brother
But we can never go nowhere unless we share with each other
We gotta start making changes
Learn to see me as a brother instead of two distant strangers

Tupac, Changes

Winter in America and all the healers have been killed

And now it’s winter
Winter in America
Yes and all of the healers have been killed
Or sent away, yeah
But the people know, the people know
It’s winter
Winter in America
And ain’t nobody fighting
‘Cause nobody knows what to save
Save your soul, Lord knows
From Winter in America

The Constitution
A noble piece of paper
With free society
Struggled but it died in vain
And now Democracy is ragtime on the corner (Unemployed)
Hoping for some rain
Looks like it’s hoping
Hoping for some rain

— Gil Scott Heron

Don’t Panik, entre Rap et Islam, le 26 mai 2011 à l’IMA

Don't Panik, l'affiche
Diffusion du documentaire Don’t Panik (52 minutes), entre Rap et Islam, de Keira Maameri le 26 mai 2011 à 18H30 à l’IMA, suivi d’un débat avec Farid Al-Asri, historien et spécialiste des religions

Don’t Panik, saisit la parole de rappeurs musulmans et répond ainsi aux questionnements de Keira Maameri. Le rapprochement entre leur vie d’artiste et spirituelle s’affiche ici dans ses nuances et s’évite ainsi des raccourcis quand on sait que le rap est très répandu et réunis beaucoup de musulmans tant chez les rappeurs que dans le public. Ici, le sujet s’illustre aux travers de 6 rappeurs : A.D.L. (Suède), Doug E Tee (Sénégal), Hasan Salaam (Etats-Unis), Manza (Belgique), Médine (France) et Youss (Algérie). Leur expérience est personnelle mais apporte dans une dimension internationale, un témoignage fort d’explications. Le contexte identitaire est posé, la foi en l’Islam exprimée et l’exposition artistique assumée. Le sujet s’ouvre avec un sérieux amusé sur eux, individu, rappeur, croyant et personne publique pour percevoir les combinaisons entre Rap et Islam ; l’influence de l’un sur l’autre.

A : Quelles réflexions t’ont conduite à vouloir réaliser Don’t Panik ?
K : Je pense que ce n’est pas tant une réflexion que mon expérience de vie. Je suis juste fatiguée qu’on malmène les miens. J’en suis d’autant plus touchée qu’il y a peu de personnes qui prennent la parole alors que, en toute honnêteté, n’importe qui avec un minimum de réflexion se rendrait compte de la cabale menée contre l’islam aujourd’hui. C’est pareil pour le hip-hop. Qui, aujourd’hui, donne réellement du crédit à cette culture ? A partir du moment où on ne nous considère pas à notre juste valeur, c’est à nous-mêmes de prendre les « armes ». N’ayez pas peur, ce n’est qu’un documentaire ! Je pense souvent à un poème allemand de Martin Niemöller, qui commence comme cela : « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste… » et se termine par « Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester »… A bon entendeur !

Informations pratiques :

Islam et les africains-américains

Malik el-Shabazz en prière

Malik el-Shabazz en prière

Islam et politique des africains-américains :

Et dans le hip-hop :

  • Multiple Lives of Black Islam in Hip-hop – Mubbashir Rizvi (PDF), (Lire en ligne), This article seeks to raise questions with prevailing assessments of hip-hop that offer very essentialist readings of the genre. Too often there is a ready willingness to conflate aesthetics with ‘reality’, the tendency to confuse form with content, and the insistence by both critics and practitioners to fuse behavior with spectacle. This article questions the ease with which the art-form of hip-hop is interpreted with an impoverished script of race; where rap music is only reactive, a natural response or stirring of the streets. There is a lack of credit given to the creativity, adoption of technology and the ingenuity of immaterial labor, that is the production of radical signifying practices that have transformed popular culture.
  • FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP – FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP
    Naeem Mohaiemen
    sound unbound
    MIT Press, DJ Spooky ed., 2008