Merci Sœurs Caroline, Elisabeth et Dounia…

août 20, 2009 · Posted in Pensées, Textes · 2 Comments 

Cet article fait partie du dossier sur la burqa. Il documente la constatation des dégats causés par la burqa sur quelques éminentes féministes…

La plus grande partie des preuves à charge contre l’hypocrisie féministe et diversité de ces députés est issu du travail de la revue Pro-Choix à l’élection des législatives de 20021. Nous les en aurions remercié si sa directrice, Caroline Fourest, ne s’était pas montré d’un cynisme sans pareil. En effet elle était invité à l’émission télé C dans l’air sur  France 5 intitulé « Le voile : second round » et animé par l’inerrable Yves Calvi avec comme autre supporter de l’interdiction du port du voile intégral le député UMP Jacques Myard2.

Ce dernier  avait y osé dire qu’en France « nous sommes dans une tradition multiséculaire où les femmes sont l’égale de l’homme». Parlons-nous de la même France, celle dont la « tradition multiséculaire » incluait droit de cuissage, mariages forcés, interdiction du divorce, de l’avortement, interdiction de la femme de gérer ses biens et de voter ? Celle qui éxécuta Olympe de Gouge et qui pratiqua la prostitution à grande échelle dans ses colonies ? Ces propos rétablissent le patriarcat français « traditionnel » le plus dur par l’entremise d’un révisionnisme3. Si vous vous imaginez qu’e ce monsieur fut corrigé dans l’instant par Caroline Fourest, militante féministe « pro-choix », vous auriez été très déçu.

Pourtant elle savait pertinemment qui elle avait en face d’elle puisqu’elle l’avait placardé dans le top 12 des pires députés « anti-choix que l’on voudrait vraiment ne plus voir à l’Assemblée »4 dans la revue Pro-Choix qu’elle dirige… Mais sur le plateau, nulle mention de sa part des positions sexistes, racistes, homophobes et xénophobes qu’a eut Jacques Myard dont elle avait pourtant connaissance. Bien au contraire, elle abondait dans son sens pour défendre l’interdiction de la burqa dans une sorte de pacte de non-agression entre féministes blanches et mâles blancs réactionnaires prenant en appui commun leur paternalisme colonial et leur islamophobie.

Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux, ex-membre du CFCM, hier défenseuse des filles voilées5, pratique désormais le désormais très populaire takfir6 (déni d’islamité) à l’encontre des femmes musulmans en niqab dans l’espoir que sacrifier ces femmes à l’autel de l’hystérie islamophobe permettrait de sauver les « musulman-e-s modéré-e-s » dont elle s’imagine la bergère… Ainsi devant la la mission d’information parlementaire sur le port du voile intégral, elle a défendue une loi de prohibition en insistant sur la nécessité de l’aborder par son volet sécuritaire et non religieux pour ne pas «considérer le niqab comme musulman» par peur de donner «une vision archaïque» de l’Islam afin de ne pas «faire le procès de l’Islam». Ce faisant, l’on constate que de façon paradoxale, qu’elle aborde le sujet d’un point de vue religieux en violation du principe de laïcité qui ne reconnaissant aucun culte peut encore moins chercher à donner une bonne vision ou respecter l’Islam comme elle le demande. Étonnant retournement de veste après son article « Monsieur Islam n’existe pas, Pour une désislamisation des débats. »7 implorant les responsables politiques de cesser d’aborder les problèmes de société par le fait religieux.

Elisabeth Badinter, féministe française quant elle luttait encore contre le patriarcat, s’est elle aussi reconverti dans désormais très prospère filon du féminisme colonial8. Publié le 9 juillet 2009 dans le Nouvel Observateur, elle envoie une « adresse à celles qui portent volontairement la burqa »9 qui relève davantage de l’invective affichant publiquement son ignorance vu qu’il ne s’agit pas de burqa mais de niqab. Mais elle se montre surtout méprisante de la liberté de culte garantie par la laïcité en  s’improvisant, comme tant d’autres avant elles, théologienne islamique en affirmant que le voile intégral ne relève « pas du commandement religieux mais de la tradition » wahabite10 et pachtoune. Légitimant l’intolérance religieuse, elle déclare « vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. ». Elle reprends également à son compte le crédo « La France aimez-la ou quittez-là » sous forme d’une question rhétorique « pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes » oublieuse que la grande majorité de ces femmes sont françaises… D’ailleurs dans les rapports mentionnant le nombre de femmes portant la burqa, est rapporté qu’un grand nombre d’entre elles sont des françaises converties, c-a-d des françaises blanches. Parler de françaises converties c’est une façon de nier le caractère français des converties descendantes d’immigrés  africains subsahariens et de maghrébins11. Elisabeth Badinter n’échappe pas au crédo de l’accusation de fascisme vert12 : « vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie ». La réponse du berger à la bergère serait de lui répondre « vous utilisez le féminisme pour les retourner contre le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes  ».

Mais épargnons ces féministes égarées et revenons plutôt à nos patriarches souchistes de députés qui eux méritent notre juste colère…

  1. Nous avons pris au mot l’invitation à se mobiliser que la campagne d’informations qui se donnait « pour but de réveiller la conscience civique en armant (d’informations citoyennes) les citoyens-militants désireux de se mobiliser pour que certains élus ne puissent plus exercer leur action anti-choix au sein du parlement. » []
  2. http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1186 []
  3. http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/CHOLLET/14649 []
  4. http://www.prochoix.org/pages.action/legislatives/legindex.html []
  5. http://www.nsae.fr/actualite/voilees-ou-non-les-jeunes-musulmanes-semancipent/ []
  6. Coran 4:176. Plusieurs hadiths du prophète Muhammad (SAWS) insistent sur la gravité du takfîr : « Si une personne dit à son frère : Ô kâfir (mécréant), alors l’un des deux le mérite. Soit l’accusateur a raison, soit c’est lui-même à qui ce nom s’applique.  » Rapporté par Boukahry et Mouslim. «  Celui qui lance à son frère une accusation de kufr (mécréance), c’est comme s’il le tuait. » Rapporté par Boukahry et Mouslim. []
  7. http://www.amazon.fr/Monsieur-Islam-nexiste-pas-d%C3%A9sislamisation/dp/201235842X []
  8. http://lmsi.net/spip.php?article188 []
  9. http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2331/articles/a405327-.html?xtmc=burqa&xtcr=2 []
  10. Courant religieux islamique officiel d’Arabie Saoudite. []
  11. http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/29/la-police-estime-marginal-le-port-de-la-burqa_1223776_3224.html []
  12. Terme inventé pour désigner une forme de fascisme qui se baserait sur l’Islam []

Retour sur «Comédie Indigène», un drame bien français

juin 7, 2009 · Posted in Pensées, Textes · 1 Comment 
Comédie Indigène

Comédie Indigène

Voici un article qui a été publié il y a plus d’un an sur le magazine Fumigène.

La pièce, une création de Lotfi Achour, parle de colonialisme. Non, ni la décolonisation, ni la diversité, ni le métissage n’ont rendu cette problématique obsolète. Le spectacle l’illustre par une mise en scène rythmée, ponctuée de chansons coloniales dont celle de Nénuphar «un p’tit négro d’Afrique centrale» qui «pour être élégant c’est aux pieds qu’il mettait ses gants», ou encore de la fille du bédouin, portrait d’une femme soumise et objet sexuel… Ernest Renan, Victor Hugo, Alexis de Tocqueville, et d’autres penseurs de la prétendue démocratie libérale européenne, sont confondus par leurs propos. En voix off, surgit le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, dont cet extrait traitant du paysan africain : «Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.».

Pour le public, c’est un choc. Certains sont pris d’un sentiment de culpabilité, d’autres d’un malaise diffu. Beaucoup ne prennent conscience qu’au fur et à mesure de la pièce, que la colonisation n’est pas cette entreprise progressiste entâchée par des excès, décrite par la droite, mais bien une aliénation, un délire de suprématie raciale. «Comédie Indigène» est la catharsis de toutes ces émotions refoulées, de toutes ces intériorisations de l’infériorité de l’Africain, de l’Arabe, de l’Asiatique par rapport au blanc.

Lotfi Achour a réussi à faire revivre l’atmosphère coloniale. Après avoir vu cette pièce, il n’est plus possible de ne pas faire le rapprochement aujourd’hui avec le traitement médiatique et politique des banlieus, des jeunes et de leurs prétendues sauvageries.

D’ailleurs en parlant de cette prétendue sauvagerie, les jeunes de la MJC de Ris -Orangis ont joué une pièce de théâtre, «Place des Mythos», narrant la révélation de l’homosexualité d’un jeune des quartiers populaires et les réactions qu’elle y suscite. Le jour de la dernière représentation le 20 novembre, Noria, une spectatrice, explique : «Dans le public, ¾ de jeunes.», plus conquise par le sujet : «le moment le meilleur c’est lorsque 3 journalistes arrivent dans la cité et s’adressent aux jeunes avec plein de préjugés. C’était vraiment drôle, une vraie parodie !», que par la forme :«RNB trop mielleux et une mise en scène trop pauvre». Hé oui, on peut aussi être exigeant avec la création de banlieu car ce n’est pas de l’art au rabais ! Il seraît peut être temps de cesser de réserver le théâtre, comme la création artistique en général, à une élite socialement privilégiée…

Bader Lejmi, pour les Indivisibles

Quelques extraits des citations les plus savoureuses :

Caractères moraux des Arabes

Une belle unanimité réunit nos grands hommes. Alexis de Tocqueville, qui nous dit : « Ayant beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes d’Algérie, j’affirme qu’il y a peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui visible du monde musulman. Les Arabes sont assassins, violeurs, faussaires, et tous abandonnés à la pédérastie. »

Écoutons Maupassant quand il nous dit : « Tout prisonnier qui tombe dans leurs mains est aussitôt utilisé pour leurs plaisirs, et si les indigènes sont nombreux, l’infortuné peut mourir à la suite de ce supplice de volupté. »

…Quand la justice est appelée à constater un assassinat, elle constate souvent que le cadavre a été violé après la mort, par le meurtrier.

Plusieurs cadavres d’Arabes disséqués à l’amphithéâtre ont montré que le pénis, au lieu d’être rétracté et réduit à un petit volume comme celui de l’Européen, présentait encore un développement considérable. C’est avec un tel appareil qu’il recherche le coït anal. Il n’est pas difficile dans le choix et tout lui est bon, l’âge comme le sexe.

Ceci s’explique. Antonin Porot, homme de science et patron pendant trente ans de la faculté de psychiatrie d’Alger, mort en 1965, connaît bien l’Arabe, qu’il a décrit au congrès international des aliénistes de langue française, je cite : « Le Nord-Africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet, de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. Il est incapable d’assumer des activités supérieures de nature morale et intellectuelle. L’indigène nord-africain est un être primitif dont la vie est essentiellement végétative et instinctive. L’Algérien n’a pas de cortex ou, pour être plus précis, il est dominé, comme chez les vertébrés inférieurs, par l’activité du diencéphale. Il représente parmi les races blanches méditerranéennes le traînard resté loin en arrière et fait partie des races condamnées à s’éteindre. »

Les Arabes les plus mâles ont une exhalaison ammoniacale, cette odeur, vous le savez, dépend surtout de la résorption de la liqueur séminale dans l’économie animale. La sécrétion qui noircit la peau de l’Éthiopien est fournie par le foie, et de là elle se répand dans tout le corps. Cette sécrétion est aussi plus abondante dans l’Arabe, le Maure et le Kabyle que chez l’Européen. Le caractère bilieux domine donc parmi les Arabes, ce qui les rend impétueux et irascibles.

Quant à la femme arabe, exploitée par un mari qui la traite comme une bête de somme, privée de tout enseignement, habituée dès l’enfance au mépris du sexe fort, elle est le type du dévergondage le plus brutal qu’il soit possible de rêver. La pudeur lui est inconnue, elle se prostitue au premier venu dans n’importe quelle circonstance, se donne à qui veut la prendre et se vend à qui veut l’acheter, elle n’a même pas conscience de son infamie. Le système de compression du mariage a développé au plus haut degré la ruse et le mensonge chez la femme arabe. Chez elle il y a une préoccupation incessante de tromperie.

Carte postale Mauresque : prostituée coloniale

Carte postale Mauresque : prostituée coloniale

Bête a plaisir avec un corps de femme… Notre grand Flaubert en a d’ailleurs quelque peu goûté… Il relate dans une de ses correspondances : « J’ai en un jour tiré cinq coups et gamahuché trois fois, j’ajoute que ça m’a fait plaisir. Pendant que Max, lui, s’est fait polluer par un enfant femelle qui ignorait presque ce que c’était. C’était une petite fille de douze à treize ans environ. Il s’est branlé avec les mains de l’enfant posées sur son vit.»

Dotées d’un coeur trop rudimentaire et d’une sensibilité trop peu raffinée, presque toutes les femmes arabes répandent au loin une odeur infecte.

Maupassant nous dit : « En Afrique, les filles foisonnent, mais elles sont toutes aussi malfaisantes et pourries que le liquide fangeux des puits sahariens. »

Portrait d'une algérienne dévoilée de force 1960 © Marc Garanger

Portrait d'une algérienne dévoilée de force 1960 © Marc Garanger

Mes signets du 23/02/2009 au 26/02/2009

février 26, 2009 · Posted in Liens · Comment 

Ma selection de liens du 23/02/2009 au 26/02/2009:

  • RACE, CASTE ET GENRE EN FRANCE par Christine Delphy – D’un côté ils refusent de vivre avec des descendants d’Arabes, mais de l’autre ils ne peuvent pas les jeter à la mer. Mon hypothèse est que devant ce dilemme insoluble, il s’est formé dans leur imaginaire un dessein : prendre les femmes, les prendre même pour épouses, [...] et ainsi dissoudre la “ race ”. Ce dessein, informulé parce qu’inconscient en France, a été la base de politiques publiques explicites et mises en œuvre dans d’autres pays racistes. Le Brésil par exemple, a eu dans les années 50 une politique explicite d’encourager les mariages mixtes pour ‘blanchir’ la population. On a créé pour la descendance de ces croisements – car ils étaient vus comme des croisements à l’instar de ce qui se fait pour les vaches—une dénomination de couleur, la couleur « mauve », que l’on trouve encore sur les cartes d’identité.
  • Qui est Marocain? par Abdellah TAIA sur ELPAÍS.com – Qu'est-ce que cela veut-il bien dire ? Que l'homosexuel marocain est bienvenu en Espagne mais pas une femme appartenant à un mouvement islamiste, ni un journaliste qui a eu de gros ennuis avec les autorités marocaines ? Je ne peux pas accepter cela. Je ne peux pas me laisser récupérer de cette façon-là. Je ne veux pas qu'on me donne la parole au détriment d'autres Marocains. Quand j'ai parlé au Maroc de mon homosexualité, c'était une nécessité intérieure (et je n'ai eu besoin d'aucune autorisation, d'aucune bénédiction), c'était avant tout un combat pour accéder à l'individualité, mais pas seulement pour moi.
  • Folies coloniales de la compagnie "Passeurs de Mémoires" » Alter Nativa – A partir de textes exhumés, tous authentiques, sur l’Algérie française des années 30, Dominique Lurcel dresse un état des lieux du langage colonial, tel qu’il s’est exprimé lors des cérémonies du Centenaire de l’Algérie française en 1930.

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