Contre l’islamophobie et le sionisme : la savate

La savate française comme stratégie nationale

La savate française comme stratégie nationale de résistance

Nous sommes le 28 décembre 2009. Soit un an et un jour après le début de l’agression par l’armée sioniste de ce que nous devons désormais nommer ghetto de Gaza. Agression qui a couté la vie à près de 1400 personnes dont plus de 400 enfants, et par près de 5500 blessés dont à peu près la moitié de femmes et d’enfants. Nous pourrions discourir longtemps sur les horreurs de cette guerre mais ce n’est pas l’objet de notre propos.

Sur un réseau social bien connu, le message de Tahar Houhou, participant de la Gaza Freedom March1 m’a été transmis par une khomrada2 : « Nous allons passer notre seconde nuit devant l’ambassade. Enfermés, privés de tout, à plus 300 sur 900 m2. On est dans la situation des Gazaouites, 1 toilette pour 300, rien à manger, rien à boire. Encerclés par plus de 1000 policiers, affamés, assoiffés que nous alimentons comme on peut. Honte à la France, honte à l’Egypte ».

Un peu plus tard je lis un message de la même khomrada, m’invitant à écrire au Ministère français des Affaires étrangères et à l’ambassade d’Egypte. L’objectif étant de faire en sorte que la France fasse pression sur l’Egypte pour laisser la Marche pour la Paix entrer dans Gaza. Sur le moment javoue que mon sentiment de culpabilité de citoyen français bien au chaud dans un pays dit libre a été titillé. Les cours d’éducation civique m’enseignant les formidables valeurs républicaines n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd. J’avais déjà reçu par le passé des invitations à faire pression sur mon gouvernement pour tel ou telle cause. Jugeant celle-ci particulièrement juste et nécessitant une action urgente, je m’apprêtais à faire preuve de responsabilité et ainsi réaliser mon devoir de citoyen concerné en écrivant à mon Ministre en lui demandant fermement, mais avec tous les égards du à sa position, de mettre en application le fameux « droit d’ingérence » dont il est un des plus ardents promoteur.

Puis dans la minute qui a suivit, une autre nouvelle m’a rappelée à la dure réalité de ce monde triste et sordide. Cette nouvelle m’informait que le directeur du Renseignement militaire français, le général de corps d’armée Benoît Puga, est venu personnellement inspecter le chantier de construction du mur sous-terrain cloturant le côté egyptien du ghetto de Gaza3). Chantier supervisé par ailleurs par des officiels français et états-uniens…

Je m’apprêtais donc candidement à demander à M. Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères, de faire pression sur l’Egypte pour permettre à des gentils et pacifiques volontaires internationaux de rentrer dans Gaza apporter de l’aide humanitaire. Le même homme, Bernard Kouchner, qui avait tour à tour : soutenu en 1991 et en 2003 l’invasion de l’Irak et demandé la tête de feu le Président Saddam Hussein, blanchi en 2003 l’emploi par Total de travailleurs forcés en Birmanie sous l’opprobe des ONG4, avait signé la perfide pétition contre les prétendus «ratonnades anti-Blancs» en 20055, refuse de décerner la médaille des droits de l’homme à une ONG Palestinienne6, s’échine à tenter de faire libérer le soldat israelien Guilad Shalit par tous les moyens7 tandis qu’il accorde à peine de l’attention au français Salah Hamouri emprisonné par Israel8, et soutient toujours l’occupation notamment par la France de l’Afghanistan tout en faisant partie du gouvernement du Président le plus sioniste que la République Française ait connue. Le Ministre d’un gouvernement qui participe à la construction d’un mur sous-terrain brisant le peu de liens avec l’extérieur qu’entretient le ghetto de Gaza.

Ainsi comme disait le souverainiste Jean-Pierre Chevènement, Bernard Kouchner n’a pas besoin de retourner sa veste, c’est l’uniforme de la pensée conforme, doublée à l’intérieure. De ses positions nous pouvons ainsi déceler le contenu de cette pensée unique. Le droit d’ingérence, étendard de Kouchner, n’est, pour Chevènement, que « le maquillage astucieux de ce que l’on pourrait appeler le néo-impérialisme »9. C’est d’ailleurs le chroniqueur télé tendance vieille droite, Thierry Ardisson, qui dans une émission radio en 199310, déclarait : « La colonisation ? De toute façon, on va devoir s’y remettre. Alors, on appellera ça comme on veut pour pas choquer les gens, on appellera ça ingérence humanitaire mais ce sera la même chose. » Il y présente d’ailleurs son roman où voulant donner un visage humain à la colonisation, il présente un colon  européo-centriste des années 1930, mais de gauche, utopiste et voulant apporter « la liberté, l’égalité, la fraternité, l’électricité » aux « bons hindous« , qu’il décrit comme « un Kouchner de l’époque ». Ce colon, un Kouchner de l’époque, ses amis de gauche (on devine laquelle) avouent l’aimer : « Ton gars on l’aime et plus on l’aime plus on devient colonialiste ». C’est là que tout se joue !

Car, en réalité, les colonisateurs sionistes ont plutôt la côte en France. Certes on aimerait qu’ils soient moins brutaux mais eux-mêmes admettent y être poussé de force par la barbarie arabo-islamique. Au fond, se disent-ils, Israel n’est-elle pas la seule démocratie du Moyen-Orient disposant de l’armée la plus morale du monde ? Ainsi la logorrhée du lobby sioniste n’a de succès que parcequ’elle renforce l’idéologie colonialiste Occidentale poussée dans ses derniers retranchements. Le lobby sioniste ne fait qu’un avec ses alliers naturels, les élites dominantes  politiques et médiatiques, aux intérêts éminément convergents dans la défense de la suprématie de l’Occident Blanc-chrétien. La propagande sioniste renvoyant à l’Occident sa propre image, l’ennemi du sionisme est l’ennemi de l’Occident. Lorsque cette clique vous affublera de l’étiquette antisémite, ce ne sera qu’un synonyme d’ennemi de l’Occident Blanc11. Et comme si celà ne suffisait pas, cette collusion se double d’un marquage aux fers rouges des musulmans. Ce soudain amour des Juifs, après des siècles de persécution en Occident, légitime l’antisémitisme génétique de l’Occident sur son autre face sémite : l’arabo-musulman. L’amour des Juifs et d’Israel passant désormais par un redoublement d’islamophobie tandis que l’islamophobie conduit à un sionisme invétéré12. Le site occidentaliste par essence, Riposte Laique, dans un article titré Comparer l’islamophobie à l’antisémitisme des années 30 est une obscénité, apologétique à l’égard  d’Israel, déclare ainsi « être islamophobe, c’est lutter contre l’antisémitisme, alors que combattre l’islamophobie, c’est le favoriser »13. Le débat en cours sur l’identité nationale de notre chère patrie des droits de l’homme, est une flagrante  démonstration de l’incorporation de l’islamophobie dans l’idéologie nationale toute entière focalisée sur la question musulmane14. Etrange miroir de la question juive qui, en un siècle en France, est passée de la rhétorique de l’assimilation avec les Lumières à celle de l’extermination sous Vichy15 puis à celle du soutien au sionisme, un colonialisme juif.

Prenons un instant au sérieux ces sionistes islamophobes, combattre l’islamophobie et extirper le lobby sioniste de la France, nous l’avons vu c’est lié, n’est-ce pas au fond s’en prendre à l’idée même d’identité nationale ? Car en effet le sionisme est un colonialisme dont la France est un membre fondateur. Mieux qu’un discours, en voici une preuve en vidéo :

retrouver ce média sur www.ina.fr

Ainsi je ne vois rien de français pouvant nous aider à faire pression sur le gouvernement despotique et collaborateur d’Egypte et encore moins sur Israël, si ce n’est la boxe, ou plutôt la savate française. Car c’est par des coups de savates, à l’instar de l’illustre Montadhar Zaïdi16, que nous ferons pression sur nos gouvernants et que nous les ferons céder plutôt que par d’innombrables autant qu’inutiles pétitions. Pour le ghetto de Gaza et la libération de la Palestine, pratiquons, en France, la politique de la savate !

Cet article a été republié sur le site des Indigènes de la République.

  1. http://www.legrandsoir.info/+Lettre-ouverte-de-la-Gaza-Freedom-March-au-President-Mubarak+.html []
  2. contraction de kho’ et de camarade, le tout au féminin []
  3. Gaza : la France supervise le prolongement du Mur de séparation []
  4. Rapport Kouchner : les ONG consternées []
  5. Un appel controversé contre le racisme « anti-blancs » []
  6. Kouchner interdit la Palestine []
  7. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/23/01011-20091223FILWWW00376-shalitfrance-attendez-quelques-jours.php et Détention de Guilad Shalit : Réponse de Bernard Kouchner []
  8. La claque de B. Kouchner à la famille Hamouri []
  9. http://www.dailymotion.com/video/x8uozg_chevenement-casse-bhl-et-kouchner_news []
  10. Thierry Ardisson chez Serge de Beketch []
  11. comme l’affirme par ailleurs Ivan Ségré dans la réaction philosémite []
  12. http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=825 []
  13. http://www.ripostelaique.com/Comparer-l-antisemitisme-des.html []
  14. http://oumma.com/Identite-nationale-islam-laicite []
  15. http://fr.wikipedia.org/wiki/Question_juive []
  16. L’histoire de ma chaussure, par Muntadhar al-Zaidi []

Une thèse à scandale, la réaction philosémite

Autour de la thèse d’Alain Ségré « La réaction philosémite, une thèse à scandale » qui tends à montrer que la lutte contre l’antisémitisme a été rabattu en France autour de la défense de l’Occident Blanc.

  • RILI – Une thèse à scandale : La réaction philosémite à l’épreuve d’un juif d’étude – Faut-il vraiment rapprocher le 11 septembre d’Auschwitz? Peut-on être juif sans être sioniste? À ces questions brûlantes, Ivan Segré apporte des réponses différentes de celles que défendent les tenants de la «réaction philosémite». Il redevient dès lors possible de saisir la singularité de l’histoire juive, contre sa dissolution dans une apologie militante de «l’Occident».
  • « La réaction philosémite ». Entretien avec Ivan Segré – ce courant intellectuel français n’est absolument pas le symptôme d’un repli communautaire juif, comme on a trop vite voulu le dire, mais l’avant-garde d’une réaction idéologique dont le véritable mot d’ordre est la défense de l’Occident, et non la défense des juifs ou d’Israël.
  • Entretien avec Ivan Segré – www.la-bas.org – A propos de son livre "La réaction philosémite ou la trahison des clercs". Encore une fois, bousculons nos préjugés. Ivan Segré, docteur en philosophie, se dit sioniste et vit en Israël où il étudie les textes talmudiques. Il a décrypté, dans son livre, les thèses de ces "idéologues" qui confondent pensée critique et antisémitisme.

Marek Edelman était notre frère…

«Marek Edelman est notre frère. Marek Edelman, c’est l’un des chefs de la résistance du ghetto juif de Varsovie pendant la seconde guerre mondiale, qui a toujours refusé de cautionner le sionisme et l’Etat d’Israël.» déclarait Houria Bouteldja le 10 décembre 2009 à l’occasion du Meeting-Concert organisé par le MIR pour célébrer le 25ème anniversaire de la Marche pour l’égalité de 1983.1

Ghetto de Varsovie
Ghetto de Varsovie

Aujourd’hui nous l’écrivons au passé, car à notre grand regret Marek Edelman est décédé ce vendredi 2 octobre. En avril 1943, les Allemands décident de liquider le ghetto de Varsovie où il ne reste plus que 60.000 Juifs sur le demi-million au début de la guerre, la majorité ayant déjà été déportée vers le camp d’extermination de Treblinka. C’est alors que survient l’insurrection du ghetto contre les nazis dont Marek Edelman fut l’un des dirigeants. Il était le dernier survivant parmi ceux qui s’étaient retrouvés à la tête de cette lutte héroïque, désespérée mais exemplaire. Il déclara par la suite : «On savait parfaitement qu’on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à deux cent vingt garçons mal armés, il y avait une armée puissante.», «Nous, nous n’avions pour nous tous qu’une seule mitrailleuse, des pistolets, des grenades, des bouteilles avec de l’essence et tout juste deux mines dont l’une n’a même pas explosé». Ils se sont opposés pendant trois semaines dans un combat inégal et désespéré, à la machine de guerre des Waffen SS. Pour venir à bout de l’insurrection, les Allemands ont décidé de brûler tout le ghetto, maison par maison. «Ce sont les flammes qui l’ont emporté sur nous, pas les Allemands», soulignait Marek Edelman. Il a réussi avec quelques derniers combattants à sortir du ghetto le 10 mai par des égouts. Il a rejoint la Résistance polonaise. Plus d’un an après, il a participé en 1944 à l’Insurrection de Varsovie, dont la répression par les nazis coûta la vie à 200.000 Varsoviens, insurgés et civils, et se solda par la démolition quasi-totale de la ville.2

Après la guerre, il fait des études de médecine et devient un cardiologue connu. Bien que la majorité des survivants juifs aient émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. «Il fallait bien que quelqu’un reste ici pour s’occuper de tous ceux qui y ont péri», répondait-il. Il s’est engagé du côté de l’opposition ce qui lui a valu d’être interné lorsque le général Jaruzelski imposa la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981. A la chute du système soviétique en 1989, il est élu sénateur sur les listes de Solidarité puis de l’Union démocratique. Il n’a cessé jusqu’à sa mort de dénoncer le racisme dont l’antisémitisme en Pologne et dans le monde.

Marek Edelman
Marek Edelman

De nombreuses commémorations ont été organisées où été invitées les représentants d’Israël. Mais Marek Edelman a refusé d’y participer. Lorsqu’une journaliste israélienne lui a demandé s’il ne craint pas que sa mort ne fasse tomber dans l’oubli l’insurrection du ghetto de Varsovie, il répond, sûr de lui : « Non. Cet événement a laissé trop de traces dans l’histoire, la musique, la littérature et l’art. C’est en Israël qu’on risque d’effacer notre souvenir.» «Pour vous, Israéliens, la guerre des Six-Jours [1967] a été l’événement le plus important de l’histoire juive contemporaine. Vous pouvez vous appuyer sur un Etat, des chars et un puissant allié américain. Nous, nous n’étions que 200 jeunes avec 6 revolvers pour tout armement, mais nous avions la supériorité morale.» Lorsque la journaliste tente de minorer le rôle des collaborateurs juifs dans le génocide des leurs il rétorque cinglant : «Ça, c’est votre philosophie d’Israélienne, celle qui consiste à penser qu’on peut tuer vingt Arabes pourvu qu’un Juif reste en vie. Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu ni pour une Terre promise.»

Dénonçant les manipulateurs de l’histoire du génocide des juifs, il les qualifie de « professionnels de la mémoire» ayant une « éthique trop israélienne«. Car il n’a pas oublié la lâcheté des sionistes durant la seconde guerre mondiale. « Le Mossad savait aussi ce qui se passait ici. Ses agents se sont pourtant contentés d’évacuer les gens disposant d’argent, et encore, jamais pendant la guerre et uniquement vers la Palestine. Le fondement de l’idéologie de Ben Gourion et des siens, c’était la rupture avec la diaspora [juive]. Il en était arrivé à refuser de s’exprimer dans sa langue maternelle, le yiddish [langue juive d’Europe de l’Est], la langue des 11 millions de Juifs d’Europe et d’Amérique.» Ben Gourion avait en effet déclaré le 8 décembre 1942 : «Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire». Evidemment Marek Edelman ne ménage pas le fondateur de l’entité coloniale sioniste : «Il n’aurait évidemment pas pu sauver des millions d’entre nous, mais certainement des milliers. Il n’a pas bougé. Ici, personne n’aimait Ben Gourion, pas même les plus fervents sionistes.

Pour lui c’est évident si les juifs voulaient un Etat «Il eût mieux valu créer un Etat juif en Bavière !». Pour de telles déclarations, le président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad a été qualifié d’antisémite. Marek Edelman de répondre en s’esclaffant : «Il a raison, le climat y est excellent !». Lucide alors que tous autour de lui sont aveugles, pour lui, Israël n’est pas le havre de paix des juifs persécutés qu’ont voulu nous vendre les impérialistes occidentaux mais bien une enclave coloniale en terre arabomusulmane : «Si Israël a été créé, c’est grâce à un accord passé entre la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l’URSS. Pas pour expier les 6 millions de Juifs assassinés en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient.» Refutant une solidarité sectaire avec les juifs d’Israel : «La culture israélienne, ce n’est pas la culture juive. Quand on a voulu vivre au milieu de millions d’Arabes, on doit se mêler à eux et laisser l’assimilation, le métissage, faire son œuvre.» et «Israël ne pourra survivre dans une mer de 100 millions d’Arabes»3car «chez [lui], il n’y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une terre promise».4

Le grand homme accusait l’Etat d’Israël d’avoir donné le coup fatal à l’existence des Juifs d’Europe de l’Est : « Les Israéliens, si forts et si puissants, les Israéliens qui ont gagné toutes leurs guerres, ont honte des victimes de la Shoah et méprisent les survivants. Israël n’a rien fait pour la renaissance de la culture juive, pour l’héritage de millions d’êtres humains qui ont créé un monde juif entre le Dniepr et la Vistule. Même leur langue a été enterrée. Comme si Israël avait honte de l’histoire du peuple juif d’Europe de l’Est et voulait gommer son passé. »5

Il était même intervenu, durant l’été 2002, en faveur de Marwan Barghouti dans le procès de ce dirigeant de la résistance palestinienne condamné à une peine de prison à perpétuité6.

Son militantisme, il l’a construit dans une société et une époque de racisme débridée où l’on exigeait l’assimilation aux juifs en tant que minorité nationale, mais aussi une époque où les sionistes prêchaient dans le désert puisque la majorité des immigrants choisissaient l’Amérique comme terre promise. Réfutant sionisme et assimilationisme, tous deux racistes, Marek Edelman a choisit la voie du Bund comme ses parents avant lui. Parti socialiste juif anti-sioniste d’Europe de l’Est, le Bund7, était partisan d’une autonomie culturelle juive au sein des nations qui permettait aux Juifs de jouir de la totalité de leurs droits nationaux sur le plan linguistique, culturel et cultuel dans les pays où ils résidaient, sans discrimination et sans revendiquer de territoire spécifique.

«En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres» déclarait Marek Edelman. Ses paroles doivent rester gravées dans nos cranes pour que l’exemplarité d’une vie serve de modèle à tous ceux qui luttent pour la reconnaissance de leur existence.8

Allah yarhmou.

«Ce que Dieu a repris Lui appartient, ce qu’Il avait donné Lui appartient aussi,
chaque chose a chez Lui un terme déterminé,
Sois patient et espère la récompense de Dieu».

  1. http://www.indigenes-republique.fr/posthouria?id_article=284 []
  2. http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/02/marek-edelman-commandant-de-l-insurrection-du-ghetto-de-varsovie-est-mort_1248692_3214.html []
  3. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5567 []
  4. http://www.slate.fr/story/11131/mark-edelman-heros-juif-oublie-et-perdu []
  5. http://www.alterinter.org/article1148.html []
  6. http://www.socialistworker.co.uk/art.php?id=8032 []
  7. http://mx.geocities.com/mayo_37/bund.html []
  8. http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel []

Revue de presse autour de l’affaire Mustapha Kessous

Revue de presse de l’affaire Mustaha Kessous, ce journaliste du Monde qui a témoigné sur le racisme ordinaire dont il était la victime et ce malgré son statut social :

  • Des Noms pas Propres – LeMonde.fr – Il y a des noms propres qui portent en eux-mêmes un statut de signifiant pur, détaché de la désignation d’une personne physique. Mustapha. N’Diaye. Lévy. Droit dans le symptôme de notre France profonde dans laquelle le pétainisme, le colonialisme, ont été tout, sauf des accidents. Prénoms et noms sont détournés de leur destination, ils cessent de décliner une identité. Ils deviennent le nom-de-l’Arabe, le nom-du-Noir, le nom-du-Juif.
  • Moi, Mustapha Kessous, journaliste au « Monde » et victime du racisme – Des histoires comme celles-là, j’en aurais tant d’autres à raconter. On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court.
  • Les Indigènes de la république » Un miroir français – « Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente… ». C’est dans le journal Le Monde, un récit sobre, sans effets de plume, légèrement désabusé, mais gardant la distance de Mustapha Kessous qui sème l’émoi dans la blogosphère française. Ce sont racontées, des expériences ordinaires, banales, du quotidien d’un Français qui ne correspond pas à l’image d’Epinal du citoyen hexagonal.
  • BondyBlog : Et si c’était, aussi, la faute du « Monde » ? – Le récent témoignage de Mustapha Kessous, dans le journal « Le Monde », prouve l’incroyable arriération de la société française à l’égard de ses propres citoyens. Mais il est aussi, indirectement, un aveu accablant pour les rédactions des grands journaux français qui ont trop longtemps négligé la diversité en leur sein.
  • De quoi Kessous est-il le nom ? Malgré l’humiliation d’avoir parfois dû s’appeler Philippe ou Jean-Claude pour garder un emploi, les pionniers de l’immigration dont descend Mustapha Kessous n’ont jamais perdu leur dignité. Alors, quand un de leurs enfants, officiant dans un quotidien national de référence, suscite une vague d’anti-racisme bien-pensant en arguant qu’il s’abstient de faire usage de son prénom, on s’interroge… Sur qui se cache derrière son nom.
Malgré l’humiliation d’avoir parfois dû s’appeler Philippe ou Jean-Claude pour garder un emploi, les pionniers de l’immigration dont descend Mustapha Kessous n’ont jamais perdu leur dignité. Alors, quand un de leurs enfants, officiant dans un quotidien national de référence, suscite une vague d’anti-racisme bien-pensant en arguant qu’il s’abstient de faire usage de son prénom, on s’interroge… Sur qui se cache derrière son nom.

Mes signets du 20/09/2009 au 23/09/2009

Ma selection de liens du 20/09/2009 au 23/09/2009:

  • Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires – Actualité, | Oumma.com – L’homme français du XXIe siècle doit arrêter de se projeter comme l’émancipateur en puissance de la « femme musulmane », que celle-ci porte voile ou pas, la réduisant à n’être finalement qu’un objet de ses fantasmes sexuels et pulsions érotisantes.
  • Sémites, ou la fiction de l’Autre – Selon un très vieux préjugé, Juifs et Arabes, juifs et musulmans, s’ils sont «ennemis», sont avant tout des «frères» partageant un rapport commun au monde, à la religion et aux texte sacrés. Cette unité se manifeste dans la fiction du «Sémite». Se fondant sur une lecture deSemites: Race, Religion, Literature de Gil Anidjar, Warren Montag soutient que, si cette unité fictionnelle est avant tout le fruit de l’opération par laquelle le christianisme – dont la laïcité ne serait que l’un des derniers avatars – s’est construit un Autre, elle est peut-être également susceptible d’une récupération politique, problématique mais féconde, par ceux qu’elle est censée désigner.
  • Pouvoir / Savoir – Peut-être faut-il renoncer à croire que le pouvoir rend fou et qu’en retour la renonciation au pouvoir est une des conditions auxquelles on peut devenir savant. Il faut plutôt admettre que le pouvoir produit du savoir ( et pas simplement en le favorisant parce qu’il le sert ou en l’appliquant parce qu’il est utile); que pouvoir et savoir s’impliquent directement l’un l’autre; qu’il n’y a pas de relation de pouvoir sans constitution corrélative d’un champ de savoir, ni de savoir qui ne suppose et ne constitue en même temps des relations de pouvoir.

Mes signets du 03/09/2009

Ma selection de liens du 03/09/2009 :

  • Ensaios Imperfeitos: Jews Confront Zionism – One of the main accomplishments of the Israeli government’s bombing and invasion of the Gaza Strip last winter was to inspire new vitality within leftist and peace groups in solidarity with the Palestinian struggle for justice and liberation.
  • Mayo 37 > Mai 37 > May ’37 – Les origines du Bund – Les ouvriers juifs ne souffrent pas seulement en tant que prolétaires, mais aussi en tant que Juifs. . . Il faut lutter en même temps pour les droits civiques… Ce combat ne peut être mené que par les ouvriers eux-mêmes.
  • Judéo-bolchevisme – Wikipédia – Le Judéo-bolchévisme est l'ancienne version de l'islamo-gauchisme…

Mes signets du 23/06/2009 au 24/06/2009

Ma selection de liens du 23/06/2009 au 24/06/2009:

  • [LDH-Toulon] projet de loi anti-bandes de Christian Estrosi : inutile et dangereux pour les libertés – Les Bandes de jeunes, cette loi n’est qu’un prétexte : « C’est avant tout pour afficher que l’on se préoccupe d’un problème et pour occuper un espace politique dont on pense qu’il est rentable vis-à-vis d’une partie de l’électorat » [2].
  • Miguel Benasayag : "La liberté, c’est déployer sa propre puissance dans chaque situation" – Article11 – Extraits : "Le commun est devenu de l’entubage. On assiste à la création d’un monde en réaction avec le commun, où finalement la seule évidence qui existe, c’est moi. Moi j’existe, moi je suis comme ça, j’aime le chocolat. La seule vérité, c’est donc « Moi, je… ».
    On passe d’un monde dans lequel il y a un grand dessein, un grand récit, à un autre dans lequel il n’y a que des petits récits minables. (…) Pour moi, des gens qui n’agissent que pour le plaisir c’est synonyme de barbarie. Il est évident que si l’on accepte que le plaisir soit le moteur principal de notre agir, ça ne peut conduire qu’à la barbarie."
  • Mon Massir: Journal d’une femme adultère – Critique d'un roman par Massir. Dans ce livre racontant l'histoire d'une femme adultère dans un milieu juif le racisme est prégnant : "au sein de ces juifs, il y ait une discrimination: il y a le bon juif, qui est d'origine européenne, et le mauvais juif qui est d'origine arabe."
    Entre en somme le juif qui est excusé d'être juif parceque blanc et le juif arabe qui cumulerait les tares…
  • Quelle histoire pour les dominés ? – « Provincialiser l’Europe », tel est le credo provocateur de cet historien du sous-continent indien. Figure de proue des subaltern studies, Dipesh Chakrabarty marque avec force que la modernité peut avoir bien des visages et pas seulement celui des élites occidentales.