Miss France est-elle compatible avec l’identité nationale?
Le 6 décembre, le site du Point titrait sans rire: «Diversité: Miss France 2010 sacre une métisse kabyle». Pourquoi diable Malika Ménard serait-elle une métisse kabyle? Un prénom arabe, un nom de famille français… Mais comme il s’agit de Miss France, le mythe colonial des kabyles –plus intégrables car plus proches des Européens– n’est probablement pas loin !
Pourtant, l’article propose une autre «origine»: «Avant de mourir, je rêverais de voir une Beurette devenir Miss France», confiait Geneviève de Fontenay, la mère du concours Miss France, quelques jours avant l’élection. Et d’ajouter: «Le concours Miss France a, en effet, tendance à rebuter les jeunes Françaises d’origine maghrébine en raison du défilé « en maillot de bain », expliquait Geneviève de Fontenay, impuissante à lutter contre les préjugés religieux.» Nous voilà rassurés sur la «diversité»: Malika Ménard serait donc une «Beurette» affranchie des préjugés de l’Islam?
Le lendemain, au Grand journal de Canal Plus, c’est peut-être en s’autorisant de sa propre origine, marocaine, que le journaliste Ali Baddou n’hésite pas à poser directement la question à celle-ci: «Et comment est-ce que vous prenez le fait d’être un symbole, parce que Madame de Fontenay vous a présentée comme ça: première Miss Beur, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas elle était fière…?» Et la nouvelle Miss France de répondre: «Je suis française, moi, hein. Je n’ai aucune origine. C’est juste… mes parents ont trouvé ce prénom joli, avec une jolie signification.» En effet, Malika veut dire «Reine» en arabe.
Le Point corrige donc: «En dépit d’un prénom arabe, Malika Ménard est 100 % française, contrairement aux premières informations qui nous sont parvenues.» En dépit? Il n’est donc pas évident qu’on puisse être pleinement français et porter un prénom arabe? En revanche, on n’irait pas qualifier de métis italien l’auteur de l’article, Emmanuel Beretta, malgré son nom. Future journaliste elle-même, Malika Ménard l’a bien compris: «Personne ne m’interrogerait sur mon prénom si comme des milliers de jeunes Françaises nées à la même époque que moi, je portais un prénom américain à la « Megan », « Kelly », ou « Brooke », largement relayés en France par des séries télévisées. »
D’ailleurs, certains s’échinent encore à tenter de démasquer les origines maghrébines de Miss France. Nous avons ainsi pu lire, dans des commentaires sur Internet, que nombreux sont ceux cherchant dans son visage, en particulier dans son nez prétendument «sémitique», des traits orientaux afin de déterminer s’il s’agit d’une «vraie» ou d’une «fausse» française.
Il est vrai que Malika Ménard aggrave son cas: «En plus, ma mère et ma grand-mère maternelle ont vécu au Maroc». Arrivé en France à 17 ans après une jeunesse au Maroc, Éric Besson appréciera, lui qu’un «jeune», Yassine Belattar, Républicain et musulman, natif de Conflans-Sainte-Honorine, et qui a toujours vécu en France, interpellait ironiquement le 4 décembre: «Quelle est votre définition d’être français puisque vous êtes arrivé après les autres en France?»
Or c’est justement pour lutter contre de tels préjugés que notre collectif, «Les indivisibles», a été fondé –sur le constat que les Français non-blancs, semblaient ne pas être reconnus comme Français à part entière.
Songeons au récent récit de Mustapha Kessous, journaliste au Monde, qui témoignait du racisme ordinaire dont il était la cible. Là où Malika se contente d’un prénom arabe, Mustapha fait le doublé avec son nom de famille. Français à 50%? Et puis évoquons ce jeune étudiant de Sciences-Po, Anyss Arbib, agressé par un CRS après des manifestations fêtant la qualification de l’Algérie au Mondial de Football 2009. En manifestant pour l’Algérie, il l’avait bien cherché, non? Celui-là, à coup sûr, c’est un Français allégé, à 0%?
L’identité française serait-elle donc un fromage qu’on divise en parts, au gré des origines? C’est bien ce que suggère le débat sur l’identité nationale: tout se passe comme si on reconduisait sans fin le partage entre «ceux qui arrivent» et «ceux qui accueillent», selon la formule de Nicolas Sarkozy – entre ceux qu’il faut encore et toujours intégrer, bien qu’ils soient déjà Français, et ceux qui n’ont pas à donner de gages d’intégration. Autrement dit, les Français sont égaux, mais certains plus que d’autres.
Or Malika apporte une réponse bien différente à la question de l’identité nationale. Elle déclare certes, sur RTL, qu’elle est «100% française», comme pour dissiper des soupçons. Mais quand l’intervieweur l’interroge: «Symbole de l’identité française dont on parle tant en ce moment?», elle répond avec fierté: «Je suis surtout le symbole de la tolérance de mes parents, qui trouvaient que c’était un prénom joli.» Et de parler «d’ouverture d’esprit»: «Mes parents ne se sont pas posé la question de savoir si ça pourrait me porter préjudice plus tard…» Aussi leur fille se déclare-t-elle fière de son prénom malgré les préjudices qu’elle évoque. Miss Normandie, devenue Miss France, pourrait donner des idées à la région de Brice Hortefeux: imaginez sa tête si un couple d’Auvergnats s’avisait de baptiser son fils Mohammed? L’intégration, ça peut marcher dans les deux sens!
Malika Ménard est la première Miss élue par le public; dans le même temps, elle a eu les faveurs du jury et de ce fait est une Miss incontestable. Ne boudons pas notre plaisir, même s’il faut reconnaître que l’institution, bien française, des Miss écorne le principe d’égalité hommes-femmes dont monsieur Besson prétend se faire le défenseur face aux «immigrés» en l’inscrivant dans l’identité nationale… D’ailleurs, Harry Roselmack n’est-il pas le présentateur préféré des Français et Rama Yade la membre du gouvernement jouissant du plus fort taux de popularité? Décidément, les Français sont de sacrés farceurs quand il s’agit d’identité nationale. Le gouvernement ne devrait-il pas prendre acte de ces votations populaires?
Nous lui proposons donc de revoir le processus de naturalisation en abrogeant la loi de 2003 exigeant l’assimilation à la communauté française ainsi que de cesser de proposer lourdement aux candidats à la naturalisation de franciser leur nom et prénom. Car enfin si Malika Ménard avait à demander sa naturalisation aujourd’hui, sa préfecture pourrait tout à fait la lui refuser au motif d’un déficit d’assimilation suite à un refus ostentatoire de changer de prénom…
Bader pour Les indivisibles
«Nous n’avons pas les mêmes valeurs» disent-ils…
Le débat sur l’identité nationale repart de plus belle depuis l’annonce du ministre Eric Besson de refonder l’identité nationale, intitulé du Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Nous ne polémiquerons ni sur la proximité du calendrier électoral, ni sur la récupération des thèses du Front National.. En revanche nous nous intéresserons au contenu du débat. Deux camps semblent s’opposer, ceux des nationalistes vieille France, qualifiés par certains de pétanistes, pour leur référence à la terre, essence supposée de la France, ou plus généralement de la souchitude comme fondement de la Nation française et les Républicains qui pensent que l’identité nationale doit se fonder sur des valeurs. Les premiers sont immédiatement reconnus comme extrêmistes, antipathiques, voire même fascistes ou racistes. Les seconds, en revanche, font l’objet d’un consensus bien plus large. A gauche, ce camp républicain est le mieux représentée par la penseuse féministe, dont la notoriété s’est faite en sabrant1 Tariq Ramadan dans un opuscule éradicateur2 intitulé « Frère Tariq« , j’ai nommé Caroline Fourest3. Son premier livre, « Face au boycott », lui aura probablement enseigné que pour faire sortir le laborieux combat féministe de la marginalité, le plus simple était encore de s’enrôler dans le clash de civilisation en professant un féminisme colonial islamophobe de bon teint. Ses engagements contre le voile islamique et sa dénonciation des barbus-véliques4 et autres islamogauchistes5 lui ont permis de remporter le Prix national de la laïcité ainsi que le prix du livre politique de l’Assemblée nationale6. Sa thèse, et celles des nationaux-républicains de gauche, comme de droite, simple et modérée en apparence, consiste à proposer de remplacer une identité nationale fondée sur l’identité raciale De Souche par une identité nationale fondée sur les valeurs républicaines. Bref, de façon quelque peu paradoxale, elle propose une identité nationale, particulière à la France donc, qui soit universelle7. Le principe du besoin d’une identité pour la Nation et définissant ce qu’est un bon français est bel et bien confirmé. Il y a les bons français, ceux qui adhèrent aux valeurs prédéterminées, et les faux ceux qui sont soupçonnés d’y déroger. Eric Besson définit ces valeurs par le classique tryptique « liberté, égalité, fraternité », dont l’application se fait toujours attendre, tout en y ajoutant « laïcité, égalité hommes femmes » qu’il faudrait défendre, mais contre qui ?8 Le traitement égalitaire des femmes fondant, rappelons-le dans l’imaginaire colonial, la différence entre la civilisation républicaine et la barbarie indigène.9
Je vous propose pour illustrer ce débat, une publicité de la rillette Bordeau Chesnel. Dans cette publicité, à une réception de mariage (une micro-société en somme), nous y voyons deux jeunes et belles femmes d’un statut social élevé refuser les avances de deux monsieurs parce qu’elles n’auraient pas les mêmes valeurs. Avant de s’en aller, elles leur proposent, dans un geste mi amusé mi condescendant, des rillettes Bordeau Chesnel afin de leur permettre d’accéder à ces fameuses valeurs. Déçus, ils décident tout de même de gouter à ces rillettes, probablement afin d’accéder à ces fameuses valeurs dans l’espoir d’être digne aux yeux de ces distinguées demoiselles. Deux autres demoiselles, séduites par les monsieurs, leur demandent de les accompagner pour une promenade dans le parc. Manque de chance, elles ne sont pas vraiment attirantes, même si rien d’indique un statut social inférieur à ces messieurs. Ne sachant comment légitimer leur refus de les accompagner, l’un des monsieurs prétexte la différence de valeurs en leur proposant à son tour les rillettes Bordeau Chesnel puis s’en vont à leur tour. Le spot se conclue par le slogan « Rillettes Bordeau Chesnel, Nous n’avons pas les mêmes valeurs », juxtaposant pour mieux les lier une pratique culturelle, celle de manger des rillettes de Porc, et l’appartenance à une communauté de valeurs. Remarquez que le groupe des deux monsieurs, même s’il mangent les rillettes pour acquérir ces valeurs, n’atteignent pas le niveau de distinction et de beauté des deux premières demoiselles et n’arriveront pas à leurs fins.
Nous y voyons une belle illustration du sempiternel l’intégration par le jambon10. Le problème central de cette scène est le concept des mêmes valeurs. Il est évident que la différence de valeurs n’est qu’une stratégie pour exclure des personnes à cause de leur statut social inférieur, rendu visible par leur apparence physique perçue comme grossière par le groupe dominant civilisé. La fausse solution apportée par les groupes dominants civilisés est de suggérer qu’il est possible d’accéder à la civilisation en mangeant de la rillette de Porc. Finalement, ça ne vous donne ce privilège de civilisation que pour mieux écraser les barbares qui ne les possèdent pas… Mais revenons aux valeurs républicaines et à l’identité nationale. Ces valeurs sont construites en fonction de la différence entre le groupe discriminant se posant comme civilisé et le groupe discriminé perçu comme barbare. «Nos» valeurs sont celles que l’on suppose absente chez l’Autre. Lorsqu’Eric Besson, rejoint par les nationaux-républicains, ajoute « laicité et égalité hommes femmes » aux valeurs de l’identité nationale c’est qu’il suppose que ceux qui ne sont pas vraiment français, suivez mon regard, ne les possèdent pas. Or quel groupe depuis une dizaine d’années fait l’objet d’attaques sur la menace qu’ils font peser sur la laïcité et leur oppression supposée des femmes si ce n’est les arabo-musulmans ? Pour être reconnu comme pleinement français, il faut disposer de ces fameuses valeurs. Ce n’est qu’en mangeant du cochon, incarnation charcutière de ces valeurs, donc en montrant des signes d’assimilation, et en dénigrant ceux qui ne le font pas, qu’il est possible que les vrais français, les civilisés reconnaissent en vous un presque-civilisé. Cependant le groupe civilisé des français De Souche reste le groupe dominant et décide de qui et de comment accéder à leurs fameuses valeurs. Goûter à leurs valeurs, ou goûter à leurs rillettes, au fond c’est la même chose car elles restent les leurs quoique vous en disiez. A moins de disparaître, ce qui semble être la solution finale, vous ne serez que des membres honoraires invités du club des civilisés, constamment sous le parrainage et le regard mi-inquiet mi-compassé des français De Souche. Et n’ayez aucune crainte, qu’en cas de dérapage vous serez les premiers à sauter. Inversement, si vous en êtes un membre authentique, même en cas de dérapage, le club est là pour vous secourir… L’affaire Amine Benalia-Brouch11, et l’avalanche de soutiens de premier plan apportée au ministre Hortefeux, a démontré de manière éclatante qui est le maître et qui est le faire-valoir à peine toléré. Des soutiens qui comptent parmi d’autres membres honoraires du club de ceux qui n’ont que ces valeurs à la bouche : Fadela Amara, Dalil Boubakeur, ainsi que le premier concerné le «petit arabe»12 Amine13, mais également des membres à part entière tel que le fort à propos ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale Besson.14
Vous n’êtes pas convaincu par l’emploi des catégories coloniales pour ce débat ? Qu’à celà ne tienne, Bordeau Chesnel s’en charge à ma place dans une deuxième publicité.
Celle-ci montre un safari colonial en Afrique en pleine brousse. Alors que le chef de camp, un mâle blanc, s’apprête à déguster ses rillettes Bordeau Chesnel, représentant l’exquise essence charcutière des valeurs françaises, il est perturbé par des singes sauvages. Une des femmes se retrouve même nue. Alors qu’une voix de femme, désespérée et incapable de se prendre en main, demande à l’aide à l’homme Blanc : «Mais enfin, faites quelque chose !». Ce dernier, exprime alors son dédain, en déclarant : «Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs». Le ridicule de sa réaction est mis en avant par le snobisme de ce monsieur ainsi que par l’emploi superflu de l’adjectif vraiment. Ce qu’il aurait du faire, c’est aller à la rescousse de ses femmes trop faibles, et de l’homme poltron manquant singulièrement de virilité, pour les défendre de l’intrusion des sauvages représentés ici par les singes. Les singes sont-ils la métaphore de l’homme noir ? Nul ne le sait. Mais en tout cas la leçon c’est que, quand on a affaire à des sauvages, il faut savoir se débarasser de ses valeurs, certes exquises mais trop encombrantes, prendre son courage à deux mains et leur foutre une bonne raclée pour leur apprendre à toucher à nos femmes. Ce qu’il faut comprendre : les valeurs universelles morales républicaines droits-de-l’hommistes civilisées, et j’en passe, c’est bien, mais elles ne doivent pas être appliquées quand il s’agit de ces sauvages de colonisés…
Si vous trouvez mon propos outrancier, je vous propose une dernière publicité où le message peut paraître encore plus clair.
Dans cette dernière, tournée en noir et blanc, se déroulant dans une campagne française stéréotypée, l’on voit un monsieur Blanc et âgé, vivant dans une batisse faite de pierre, en plein milieu des champs de blés, déguster des rillettes Bordeau Chesnel sur un morceau de bon pain de campagne avec le commentaire suivant «les parents de nos parents vivaient ainsi» (ceux des De Souche, hein…) puis un discours institant sur la simplicité et la sincérité de ce modèle proche de la nature. En juin 1940, le Maréchal Pétain expliquait déjà: « La terre ne ment pas.»15. Plus récemment le président Nicolas Sarkozy a affirmé «La terre fait partie de cette identité nationale française»16. La publicité se termine par ce slogan : «Ce qui était bon en 1922 est toujours bon aujourd’hui», en montrant au préalable le vieil et honorable monsieur tenant un télépone portable, puis la boîte de Bordeau Chesnel en couleur, symbole des valeurs françaises, indiquant ainsi l’actualité de cette scène et la permanence des valeurs françaises depuis cette époque. Oh oui 1922, quelle belle année, celle de la publication du livre « Romantisme et Révolution » de Charles Maurras,17 anti-républicain et anti-sémite notoire, collaborationniste pendant Vichy, et membre de l’Académie Française jusqu’à sa mort en 1952. Livre dans lequel il s’en prends radicalement aux droits de l’Homme et du citoyen ainsi qu’à la Révolution française18. C’est lui qui affirmait que de par ses valeurs, «La France se confond avec la civilisation et ne saurait souffrir la moindre comparaison tant elle se place naturellement au-dessus et en avant des autres nations.» . 1922 est surtout une année bien pratique puisque, nous, les non-blancs de nationalité française n’existions pas. «Bordeau Chesnel, nous n’avons pas les mêmes valeurs.»
En conclusion l’identité nationale c’est comme les rillettes Bordeau Chesnel : il faut en manger pour avoir les bonnes valeurs et ainsi espérer faire partie de la communauté nationale. Mais même en mangeant du cochon, vous ne serez que des civilisés de seconde zone… Gâre à vous si vous n’en mangez pas, vous n’êtes dans ce cas que des singes harcelant les femmes et les « mauviettes », et les valeurs républicaines ne pourront pas s’appliquer à votre situation de sauvage. Et puis ne comptez pas trop avoir un quelconque impact sur la définition de ces valeurs, elles sont notre propriété exclusive !
- notre frère [↩]
- du nom de ceux qui justifient la dictature au nom de la lutte contre les islamistes [↩]
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Fourest [↩]
- contraction de barbus et de machiavéliques inventée par Mariame de Hijab and the City [↩]
- que nous serions… [↩]
- http://lmsi.net/spip.php?article558 [↩]
- http://carolinefourest.wordpress.com/2009/10/31/le-faux-debat-de-lidentite-nationale/ [↩]
- http://www.youtube.com/user/ministereimmigration#p/u/1/lkNPlgOv-YU [↩]
- http://indigenes-republique.org/spip.php?article152 [↩]
- http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=689 [↩]
- http://www.youtube.com/watch?v=fA4i0QF37ho [↩]
- cf expression employée par une militante UMP dans la vidéo [↩]
- http://www.youtube.com/watch?v=2HPzejPobVk [↩]
- http://www.elwatan.com/Hortefeux-recoit-le-soutien-de [↩]
- http://www.marechal-petain.com/maximesetprincipes/travail/terre.htm [↩]
- http://www.politis.fr/Nicolas-Sarkozy-et-la-terre,8471.html [↩]
- http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/print.asp?param=576 [↩]
- http://www.actionfrancaise.net/projet-tresor-maurras_romantisme_et_revolution.htm [↩]

