Législatives 2007 et les candidats de la «diversité»

Le second tour des législatives 2007 vient de se terminer, et c’est une grande victoire de l’UMP. Mais au final, si on regarde les résultats de près, pas tant que ça ! C’est certes une défaite pour le PS, mais il améliore son score par rapport à 2002. Et encore plus étonnant, le PCF conserverait 18 députés. C’est une surprise sachant le score qu’il a fait aux présidentielles et sachant qu’il n’est plus allié au PS.

Mais est-ce réellement une surprise ? Dans les endroits (circonscriptions) où Ségolène Royal a obtenue de très bon scores, la gauche a ensuite obtenu de très bon scores également aux législatives. Ça a profité pas seulement au PS, parce que Ségolène s’est présentée comme une candidate libre de son parti, comme la candidate de la gauche.

Pourtant au PS, nombreux sont ceux qui voulaient «la réforme», sous entendu la réforme social-libérale ou social-démocrate comme il l’appelle. Pourtant, Fabius qui représente la gauche du PS aux yeux du grand publique a été réelu avec 67.5% des voix. Les communistes auront 18 sièges. La gauche de transformation sociale l’a donc emporté par rapport à la gauche capitaliste, la gauche du fatalisme.

Mais pire encore, c’est les soit-disant représentant de la diversité de l’UMP que sont Rama Yade et Rachida Dati, ne sont que les faire valoir d’une politique discriminatoire au sein même de la droite. L’UMP a présenté 3/4 de candidats hommes, et seulement 1/4 de femmes qui ne peuvent espérer être élu pour la plupart. Les candidats issus des minorités visibles ne sont qu’une dizaine à l’UMP, et un seul est présent au second tour. Alors que les Verts et le PCF ont présenté une cinquantaine de candidats issus de ces soit-disant minorités. De plus, 87% des candidats UMP se représentent. Alors j’aimerais bien qu’on m’explique où se trouve la rupture. Et vous saviez que plus 90% des députés sont des cadres, chefs d’entreprises et professions intermédiaires ? Les ouvriers et employés réunis, alors qu’ils sont la grande majorité de la population, ne représentaient que 5.9% des députés, et la plupart bien sûr à gauche.

Je parle de soit-disant minorités parce qu’au fond on est tous la minorité d’un autre groupe. Et dire qu’il y a une minorité c’est dire qu’il y a une majorité. Une minorité de français issus de l’immigration, ça voudrait dire une majorité de français de souche depuis 10 générations. Or ce n’est pas le cas… En fait lorsqu’on parle d’immigration, on veut parler des noirs et des arabes. Ce sont eux qui gènent. L’immigration des retraités anglais important leur mode de vie ne gène «personne» soit disant. L’immigration intraeuropéenne est même un bien puisque permettant l’intégration européenne, soit disant. Alors que les immigrés qui travaillent et paient des impôts, placent leurs enfants dans les écoles républicaines, seraient une charge pour la France ? Bien au contraire, ils rapportent socialement en travaillant, économique par le travail et l’impôt, culturellement, mais également par leurs enfants qu’ils confient à la République. Ces enfants sont une richesse à développer, et non pas à repousser !

Sources:

Je me lance en politique

La défaite de la gauche hier, m’a décidé à me lancer en politique. Ou plutôt elle a a accéléré ma décision. En effet jusque là, j’attendais ma naturalisation. Elle ne risque de pas venir de si tôt. (J’ai fais ma demande il y a près de 2 ans et demi). Je veux apporter ma pierre à l’édifice, compter pour que ça change. Mes opinions politiques sont fondées depuis maintenant longtemps. Je me rappelle qu’en 1995, je scandais déjà « Balladur, Ordure! ». J’avais suivis les élections de 1995 et vu la victoire de Chirac et de son « mangez des pommes ». Depuis lors la passion de la politique ne m’a plus quitté. Ma mère est de gauche, mon père je dirais gaulliste. Le fait de ne pas avoir la nationalité française m’a encore davantage incité à m’y intéresser.

Je savais que le consensus est qu’un étranger n’avait pas le droit de m’exprimer sur la politique de son pays. Et je voyais déjà là une injustice. Et puis, autour de moi, je voyais la détresse sociale. Moi-même je l’ai vécu. Ma famille est passé de périodes de prosperité jusqu’au début des années 90 à la crise.
Tout ce passif m’a conduit à connaître les idées et la logique qui les portaient: les idéologies. J’ai toujours été un fervent républicain. Je me rappelle toujours avoir adhéré à l’idéal démocratique, à Liberté Égalité Fraternité, aux droits de l’Homme et du citoyen. Pour moi c’est ça la France, bien avant d’être une nation, c’est une République. Devant toutes les inégalitées, les injustices, j’étais farouchement pour la justice et le progrès. Ne pas penser qu’à sa pomme est également central à mon éducation, d’où l’idée de l’intérêt commun primant sur l’intérêt de groupes particuliers.
Au fur et à mesure que je grandissais je me suis rendu compte que ce point de vue avait un nom: la gauche.

Je me suis alors intéressé à la politique en Tunisie, compris le nationalisme arabe de gauche de Bourguiba tout en rejettant sa composante clanique et autoritaire. En France, l’autoritarisme et la recherche de l’intérêts de minorités privilégiés a pour moi un nom: la droite.
Jusqu’à mon adolescence, la politique chez moi était utopique, idéalisée. A l’adolescence je voulais le progrès, le changement j’étais réformiste. Mais les grands héros à mes yeux étaient encore ceux de la Révolution française, de la Commune de Paris et de la Résistance. J’ai vaguement papillonné autour des mouvements anarchistes et communistes. Mais comme on m’avait expliqué que le communisme était disqualifié et que l’anarchisme est plus un romantisme, je me suis intéressé à la social-démocratie et à DSK. Mais au fur et à mesure des mes idées et de mes rencontres, j’ai réalisé qu’il existe un énorme fossé entre la France qui ignore son peuple, et ce dernier. Celle qui voient dans le pauvre un assisté, un d’origine étrangère, une racaille en puissance. J’ai découvert des gens de droite. J’ai réalisé l’étendue de la richesse et de la pauvreté dans notre pays. Et en même temps je me suis intéressé aux fondements théoriques du socialisme, du communisme et de la social-démocratie.
Nous pouvons et nous avons le devoir de faire en sorte que chacun vive dignement. Les théories libérales ont montré leurs limites et ne sont pas nécessairement meilleures pour l’économie. La pensée: « la droite c’est bon pour l’économie, la gauche pour le social » m’est totalement étrangère. Je n’ai jamais vu la gauche comme un mouvement de romantiques pour la charité. C’est un projet pour une meilleure société, plus efficace et plus juste. Alors cette conclusion a, à mes yeux, totalement disqualifié la social-démocratie.
Si j’avais suivit mon éducation et mon milieu social j’aurais été écolo, ou au PS. Mais je connais les idées derrières les sigles. Je suis pour le progrès économique. Par conséquent ma famille c’est le socialisme démocratique.
Comme je sais que mon point de vue aujourd’hui est minoritaire et dévalorisé, je ne vise pas le pouvoir, je vise à influer sur ceux qui l’auront. Je veux convaincre les gens que l’espoir est possible, que la politique peut changer leurs vies. Que la justice et la démocratie sont bénéfiques pour tous.
De toute façon, je suis fils d’immigrés et suis vu comme tel. Même si mes parents ont eu tous deux une éducation dans le supérieur, même s’ils n’ont jamais été ouvriers, je suis vu comme appartenant à ce monde. Quant bien même je m’enrichirais, je réussirais, je deviendrais un bourgeois bien établi, cette vision persistera. Bien loin de la rejetter, je l’épouse totalement !

La lutte c’est classe…
contre classe.

Mes signets du 04/05/2007

Mes signets du jour :

blogmarks.net