Malcolm X et le problème de la violence : Les émeutes raciales (3)

Malcolm X s'adressant à une foule

Malcolm X s’adressant à une foule

Les émeutes raciales sont au centre de l’intérêt donné à la question de la violence. La question des moyens, des méthodes, ressurgit à chaque nouvelle émeute. L’émeute est tel le pouls du mouvement. À chaque nouvelle émeute, le doute s’empare du mouvement des droits civiques et de ses soutiens. Chaque nouvelle émeute est une occasion pour les soutiens de l’auto-défense de passer à l’acte. Mais qu’en est-il dans les discours de Malcolm ?

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Mes signets du 11/11/2009 au 13/11/2009

Ma selection de liens du 11/11/2009 au 13/11/2009:

  • Observatoire des inégalités – Le retour des bandes – Les jeunes qui utilisent la force pour parvenir à leurs fins ne cherchent ni à détruire la société ni à contester ses principes fondateurs. Ils visent tout autant à s’emparer de biens matériels inaccessibles extrêmement valorisés qu’à exprimer symboliquement une très vive protestation. Par Robert Muchembled, historien.
  • Esther Benbassa : « Islam, obsession du siècle » | RespectMag – L’islam, c’est l’obsession du XXIe siècle comme le judaïsme l’était au XIXe siècle et début XXe. Les préjugés à l’encontre de musulmans sont les mêmes que ceux rencontrés par les juifs au 18ème siècle. « Ils se multiplient trop vite », disait-on à l’époque ! L’antisémitisme et l’islamophobie sont les résultats de ces focalisations. J’irai même plus loin : l’islam des Arabes dérange. Les Noirs musulmans sont nombreux mais on n’en parle pas. Le rapport Obin de juin 2004 (2) ne parle que des Arabes. Tout ça reste très politisé. Quand Nicolas Sarkozy vante « les racines chrétiennes de la France », cela veut dire : « la Turquie musulmane ne peut pas entrer dans la communauté européenne chrétienne ». Sauf que l’Europe a connu des bouleversements démographiques…
  • Global Challenge – A propos de L’Occident décroché de Jean-Loup Amselle par Irène BELLIER – Le titre choisi par Jean-Loup Amselle pour son Enquête sur les postcolonialismes témoigne d’une angoisse. On pourrait penser que dans un monde globalisé, interconnecté, et du point de vue d’un anthropologue spécialiste des « branchements » culturels, l’Occident se retrouve plutôt « interpellé » par les voix alternatives qui ont émergé dans les années 1980, si l’on se place dans la perspective du dialogue, « rattrapé » si l’on réfléchit en termes géopolitiques, ou « dépassé » si l’on pense à la crise du capitalisme et en termes de compétition.