Don’t Panik, entre Rap et Islam, le 26 mai 2011 à l’IMA

Don't Panik, l'affiche
Diffusion du documentaire Don’t Panik (52 minutes), entre Rap et Islam, de Keira Maameri le 26 mai 2011 à 18H30 à l’IMA, suivi d’un débat avec Farid Al-Asri, historien et spécialiste des religions

Don’t Panik, saisit la parole de rappeurs musulmans et répond ainsi aux questionnements de Keira Maameri. Le rapprochement entre leur vie d’artiste et spirituelle s’affiche ici dans ses nuances et s’évite ainsi des raccourcis quand on sait que le rap est très répandu et réunis beaucoup de musulmans tant chez les rappeurs que dans le public. Ici, le sujet s’illustre aux travers de 6 rappeurs : A.D.L. (Suède), Doug E Tee (Sénégal), Hasan Salaam (Etats-Unis), Manza (Belgique), Médine (France) et Youss (Algérie). Leur expérience est personnelle mais apporte dans une dimension internationale, un témoignage fort d’explications. Le contexte identitaire est posé, la foi en l’Islam exprimée et l’exposition artistique assumée. Le sujet s’ouvre avec un sérieux amusé sur eux, individu, rappeur, croyant et personne publique pour percevoir les combinaisons entre Rap et Islam ; l’influence de l’un sur l’autre.

A : Quelles réflexions t’ont conduite à vouloir réaliser Don’t Panik ?
K : Je pense que ce n’est pas tant une réflexion que mon expérience de vie. Je suis juste fatiguée qu’on malmène les miens. J’en suis d’autant plus touchée qu’il y a peu de personnes qui prennent la parole alors que, en toute honnêteté, n’importe qui avec un minimum de réflexion se rendrait compte de la cabale menée contre l’islam aujourd’hui. C’est pareil pour le hip-hop. Qui, aujourd’hui, donne réellement du crédit à cette culture ? A partir du moment où on ne nous considère pas à notre juste valeur, c’est à nous-mêmes de prendre les « armes ». N’ayez pas peur, ce n’est qu’un documentaire ! Je pense souvent à un poème allemand de Martin Niemöller, qui commence comme cela : « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste… » et se termine par « Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester »… A bon entendeur !

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