Racisme de la beauté et de l’intelligence
L’intellectuel Bourgeois Blanc est Beau et Intelligent. Il l’est tellement qu’il Ecrit Nu. Sa Beauté ainsi se transmet à son écrit. Or un Homme, aussi Beau et Intelligent qu’il soit, transpire des aisselles. Si sa Beauté (avec un grand B comme dans Boursouflure) transpire de sous ses écrits, il en est de même pour la crasse sous les paillettes et le parfum… Laver, parfumer et emballer un crapeau n’en fait pas un prince. Tout comme une grenouille en robe de soirée n’est pas une princesse.
« [Le racisme de l'intelligence] est propre à une classe dominante dont la reproduction dépend, pour une part, de la transmission du capital culturel, capital hérité qui a pour propriété d’être un capital incorporé, donc apparemment naturel, inné.
Le racisme de l’intelligence est ce par quoi les dominants visent à produire une « théodicée de leur propre privilège », comme dit Weber, c’est-à-dire une justification de l’ordre social qu’ils dominent. Il est ce qui fait que les dominants se sentent justifiés d’exister comme dominants ; qu’ils se sentent d’une essence supérieure. »
(Pierre Bourdieu, Questions de sociologie, Minuit, 1984, p.264)
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Des usages de l’écologie urbaine dans l’institutionnalisation du tort de la visibilité - Analyse de Caché (Michael Haneke) – CACHE (2005) de Michael HANEKE par Saad CHAKALI
Le spectre du colonialisme, l'actualité du néocolonialisme postcolonial - Femmes et racisme dans les colonies européennes – Le racisme a été un instrument essentiel du colonialisme européen. La prétention européenne à la supériorité – fondée en partie sur la perception des rôles de genre à la fois dans les sociétés européennes et dans les sociétés colonisées – a été nécessaire pour justifier l’exploitation coloniale. Des liaisons sexuelles entre des femmes colonisées et des Européens ont été utilisées à la fois pour le profit commercial et pour exercer un contrôle social. De manières variées, on a considéré les enfants issus de ces liaisons comme des problèmes que les différentes puissances coloniales ont essayé de résoudre par des moyens différents.
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Mes signets du 23/06/2009 au 24/06/2009
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- [LDH-Toulon] projet de loi anti-bandes de Christian Estrosi : inutile et dangereux pour les libertés – Les Bandes de jeunes, cette loi n’est qu’un prétexte : « C’est avant tout pour afficher que l’on se préoccupe d’un problème et pour occuper un espace politique dont on pense qu’il est rentable vis-à-vis d’une partie de l’électorat » [2].
- Miguel Benasayag : "La liberté, c’est déployer sa propre puissance dans chaque situation" – Article11 – Extraits : "Le commun est devenu de l’entubage. On assiste à la création d’un monde en réaction avec le commun, où finalement la seule évidence qui existe, c’est moi. Moi j’existe, moi je suis comme ça, j’aime le chocolat. La seule vérité, c’est donc « Moi, je… ».
On passe d’un monde dans lequel il y a un grand dessein, un grand récit, à un autre dans lequel il n’y a que des petits récits minables. (…) Pour moi, des gens qui n’agissent que pour le plaisir c’est synonyme de barbarie. Il est évident que si l’on accepte que le plaisir soit le moteur principal de notre agir, ça ne peut conduire qu’à la barbarie." - Mon Massir: Journal d’une femme adultère – Critique d'un roman par Massir. Dans ce livre racontant l'histoire d'une femme adultère dans un milieu juif le racisme est prégnant : "au sein de ces juifs, il y ait une discrimination: il y a le bon juif, qui est d'origine européenne, et le mauvais juif qui est d'origine arabe."
Entre en somme le juif qui est excusé d'être juif parceque blanc et le juif arabe qui cumulerait les tares… - Quelle histoire pour les dominés ? – « Provincialiser l’Europe », tel est le credo provocateur de cet historien du sous-continent indien. Figure de proue des subaltern studies, Dipesh Chakrabarty marque avec force que la modernité peut avoir bien des visages et pas seulement celui des élites occidentales.


