<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>bader.lejmi.org &#187; colonialisme</title>
	<atom:link href="http://bader.lejmi.org/tag/colonialisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://bader.lejmi.org</link>
	<description>politique {émancipation, oppression, colonisés, subalternes}, arts {cinéma, musique, théâtre, littérature}</description>
	<lastBuildDate>Tue, 08 Nov 2011 12:53:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator>
		<item>
		<title>Mettre en scène la «fin» du colonialisme pour un colonialisme sans fin</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/10/27/fin-du-colonialisme-pour-un-colonialisme-sans-fin/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/10/27/fin-du-colonialisme-pour-un-colonialisme-sans-fin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 09:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[anticolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[cinquantenaire]]></category>
		<category><![CDATA[colonial]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[etudes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[independances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=1089</guid>
		<description><![CDATA[Une branche de la tradition critique, incapable d’imaginer la fin du colonialisme, en nie même l’existence. Selon cette conception, l’indépendance des colonies a signifié la fin du colonialisme ; depuis lors, l’anticapitalisme est devenu le seul objectif légitime de la politique émancipatrice. Cette branche de la pensée critique se focalise sur la lutte des classes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1090" class="wp-caption aligncenter" style="width: 230px"><a href="http://www.cairn.info/revue-etudes-rurales-2011-1-page-21.htm"><img class="size-medium wp-image-1090" title="timbre__cinquantenaire_des_independances_africaines__0_87___autocollant_grande" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/10/timbre__cinquantenaire_des_independances_africaines__0_87___autocollant_grande-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Célébrer les indépendances pour mieux nier l&#39;actualité du colonialisme</p></div>
<blockquote><p>Une branche de la tradition critique, incapable d’imaginer la fin du colonialisme, en nie même l’existence. Selon cette conception, l’indépendance des colonies a signifié la fin du colonialisme ; depuis lors, l’anticapitalisme est devenu le seul objectif légitime de la politique émancipatrice. Cette branche de la pensée critique se focalise sur la lutte des classes et, de ce fait, ne reconnaît pas la validité des luttes ethnoculturelles. Au contraire, elle valorise l’hybridité ou le métissage – qu’elle identifie comme un élément clé du colonialisme ibérique – comme preuve supplémentaire du dépassement du colonialisme. En conséquence, la démocratie raciale est célébrée comme la représentation de l’état actuel des choses, et n’est pas présentée comme un but à atteindre.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.cairn.info/revue-etudes-rurales-2011-1-page-21.htm">de Sousa Santos Boaventura , « Épistémologies du Sud » ,<br />
Etudes rurales, 2011/1 n°187, p. 21-49.</a></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/10/27/fin-du-colonialisme-pour-un-colonialisme-sans-fin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Subaltern Studies vues par Jacques Pouchepadass</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/09/18/les-subaltern-studies-vues-par-jacques-pouchepadass/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/09/18/les-subaltern-studies-vues-par-jacques-pouchepadass/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 16:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Liens]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[dossier]]></category>
		<category><![CDATA[inde]]></category>
		<category><![CDATA[jacques pouchepadass]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[raison]]></category>
		<category><![CDATA[subaltern studies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=1059</guid>
		<description><![CDATA[Entretien avec Pouchepadass sur la portée contestataire des études postcoloniales L&#8217;objectif des Subaltern Studies L’objet premier du discours critique des subalternistes indiens, c’est le grand récit normatif de la trajectoire historique de l’Europe de l’Ancien Régime au capitalisme industriel et à la modernité, récit qui constitue partout dans le monde, selon eux, le paradigme dominant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl3pse?theme=eggplant&#038;foreground=%23CFCFCF&#038;highlight=%23834596&#038;background=%23000000"></iframe><br /><a href="http://www.laviedesidees.fr/La-portee-contestataire-des-etudes.html" target="_blank">Entretien avec Pouchepadass sur la portée contestataire des études postcoloniales</a></p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;objectif des Subaltern Studies</h3>
<p style="text-align: justify;">L’objet premier du discours critique des subalternistes indiens,  c’est le grand récit normatif de la trajectoire historique de l’Europe  de l’Ancien Régime au capitalisme industriel et à la modernité, récit  qui constitue partout dans le monde, selon eux, le paradigme dominant  des sciences sociales, et notamment le modèle de référence implicite de  l’historiographie universitaire. L’histoire des sociétés non  européennes, expliquent-ils, est toujours analysée à partir de ce type  idéal et caractérisée par les différences qui l’en distinguent. À  l’époque des conquêtes coloniales, l’Europe a constamment justifié son  expansionnisme en affichant sa volonté d’étendre aux sociétés non  européennes prétendument moins avancées son modèle culturel de la  modernité, dont elle leur refusait le bénéfice dans la pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif des Subaltern Studies était de produire une histoire qui  restaure la parole du peuple des « subalternes » et témoigne de sa  culture politique autonome, non « prépolitique » ou arriérée mais  différente de celle de l’élite. Certes, il y avait là des traces de  romantisme populiste, mais aussi, dès le départ, l’esquisse d’une  critique des théories unilinéaires du progrès et de l’État-nation comme  incarnation d’une modernité bourgeoise répressive, culturellement  homogénéisante et sourde aux aspirations du peuple.</p>
<p style="text-align: justify;">Et s’il entreprenait de corriger la vision élitiste de l’histoire de  l’Inde jusqu’alors prédominante, c’est au nom de la conviction que les  élites indiennes exerçaient certes sur le peuple des subalternes leur  domination (matérielle), mais non pas leur hégémonie (c’est-à-dire leur  suprématie culturelle). C’est ce domaine autonome de la pensée et de  l’initiative des subalternes, systématiquement occulté par  l’historiographie élitiste, qu’il fallait ressusciter, non seulement  pour réparer l’injustice qui lui était faite et lui rendre sa dignité,  mais pour exposer en pleine lumière le rapport de forces interne à un  mouvement d’indépendance dont seules les élites avaient récolté les  fruits, et pour éclairer, en vue des luttes futures, les raisons  profondes de cet échec historique de la nation à réaliser sa destinée («  this historic failure of the nation to come into its own »), qui  constitue le problème central de l’historiographie de l’Inde coloniale  (Guha 1982 : 7).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Critique du nationalisme</h3>
<p style="text-align: justify;">Les nationalismes du Tiers Monde, dont la plupart étaient  intrinsèquement des idéologies modernistes, ont souvent repris à leur  compte, à destination de leurs propres classes populaires, cette  téléologie de l’évolution historique nécessaire vers l’individualisme  bourgeois, la loi moderne et l’État-nation, posant en principe que les  droits de l’individu et l’idée abstraite de l’égalité étaient des  conceptions applicables à toute l’humanité dans les mêmes termes qu’en  Occident. (&#8230;) Certes, il  est indéniable que l’égalitarisme bourgeois et l’accès à la citoyenneté  dans le cadre d’un État-nation souverain ont rendu maîtres de leur  destin partout dans le monde des groupes jusqu’alors opprimés et  marginalisés. Mais ce que l’on reconnaît moins facilement, c’est que cet  idéalisme de la liberté, de la civilisation, du progrès, et plus  récemment du développement, a été et reste encore et partout associé,  sous une forme ou sous une autre, à la répression et à la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">[Le] livre de Partha Chatterjee paru en 1986, <em>Nationalist Thought and  the Colonial World</em> (&#8230;) montrait que le discours nationaliste de  l’élite indienne, certes opposé au discours colonial mais enraciné dans  le même fonds idéologique, celui de la modernité bourgeoise, était  confronté à une contradiction fondamentale : l’élite se devait de parler  au nom des masses si elle voulait affronter le pouvoir colonial avec  une chance de succès, mais elle redoutait en même temps, et contenait  avec peine, l’irrépressible autonomie de leur mode de contestation.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Critique du marxisme</h3>
<p style="text-align: justify;">L’historiographie marxiste du mouvement  national, la seule qui  tranchât vraiment sur le récit nationaliste  conventionnel pendant les  premières décennies de l’indépendance,  péchait quant à elle par une  autre forme d’élitisme. Tout en prétendant  parler au nom des classes  opprimées et pour éclairer leur marche vers  l’émancipation et le  progrès, elle stigmatisait leur culture propre de  la résistance comme  mentalité pré-politique ou fausse conscience,  c’est-à-dire comme phase  primitive du développement de la conscience  révolutionnaire. Elle  mettait en doute les capacités de lutte de la  masse de la paysannerie,  considérant que ses révoltes ne pouvaient être  que des éclats de colère  collective spontanés et sans lendemain,  nécessairement dépourvus  d’organisation, de programme et d’efficacité  aussi longtemps qu’ils  n’étaient pas mobilisés et encadrés par une  avant-garde mieux formée et  politiquement plus avancée. Enfin, elle  tombait dans le déterminisme  économiciste en attribuant un rôle moteur  décisif aux contradictions  et aux conjonctures de crise de  l’économie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’humanisme des Lumières étant dénoncé comme l’impensé du marxisme,  la critique subalterniste de la modernité englobe la pensée de Marx,  dont les analyses seraient imprégnées d’un discours d’émancipation qui  offrit autrefois une justification à l’expansion coloniale de l’Europe  et qui sert de nos jours à légitimer l’État-nation (Prakash 1994 :  1489-1490).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Autonomie du peuple</h3>
<p style="text-align: justify;">Il s’agissait donc de rétablir le peuple comme sujet de sa propre histoire en refusant de le concevoir comme simple masse de manœuvre manipulée par les élites, et en rompant avec les téléologies qui le transforment en agent passif d’une mécanique historique universelle (qu’il s’agisse de l’histoire nationaliste qui présente les révoltes de l’époque coloniale comme autant d’étapes dans la genèse de l’État-nation, ou de l’histoire marxiste qui les voit comme des stades de l’émergence de la conscience de classe). Il fallait reconnaître son importance historique réelle à la capacité d’initiative (agency) libre et souveraine de ce peuple, redécouvrir sa culture propre, s’intéresser enfin sérieusement à son univers de pensée et d’expérience (et pas seulement à ses conditions matérielles d’existence). Il fallait faire admettre en somme qu’il existe un domaine autonome de la politique du peuple distinct de celui de l’élite, dont les idiomes, les normes, les valeurs sont enracinés dans l’expérience du travail et de l’exploitation sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le peuple, selon le manifeste programmatique publié par Ranajit Guha en tête du premier volume des Subaltern Studies, ce sont <em>« les classes et groupes subalternes qui constituent la masse de la population laborieuse et les couches intermédiaires des villes et des campagnes »</em>, c’est-à-dire <em>« la différence démographique entre la population totale de l’Inde et tous ceux qui en constituent l’élite »</em>. Ce qui définit les subalternes (notion empruntée au Gramsci des Cahiers de prison), c’est la relation de subordination dans laquelle les élites les tiennent, relation qui se décline en termes de classe, de caste, de sexe, de race, de langue et de culture.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne se contentait pas de dénoncer la manœuvre par laquelle l’élite nationaliste, au cours de la lutte anticoloniale, avait instrumentalisé l’élan de la contestation populaire à son profit exclusif afin d’exercer le pouvoir sans partage une fois l’indépendance acquise. Il présentait cette politique du peuple comme une expression du domaine autonome de cette conscience subalterne toujours réfractaire à l’emprise de la bourgeoisie, un élément de ces <em>« vastes zones de la vie et de la conscience du peuple qui n’ont jamais été intégrées dans son hégémonie »</em> (Guha 1982 : 4-5), donnant ainsi la mesure à la fois de l’injustice sociale sur laquelle l’indépendance s’était historiquement construite, et de la nécessité de luttes futures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face au discours hégémonique de la modernité et du progrès, à cette « propagande de la raison », à cette « monomanie de l’imagination à l’œuvre chez le sujet savant, juge et maître qui sait toujours déjà ce qui est bon pour tout le monde avant même de s’en être assuré », il faut, écrit Chakrabarty, « aller vers le subalterne », « le laisser mettre en question nos conceptions de l’universel », faire leur place à l’affectif, au religieux, à « ce que nous avons fini, en devenant modernes, par voir comme irrationnel ».</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Extraits de :</h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li><a href="http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2004-3-page-67.htm">Jacques Pouchepadass « Que reste-t-il des Subaltern Studies ? », Critique internationale 3/2004 (no 24), p. 67-79.</a></li>
<li><a href="http://lhomme.revues.org/index75.html">Jacques Pouchepadas, « Les Subaltern Studies ou la critique postcoloniale de la modernité », L’Homme, 156 | octobre-décembre 200</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/09/18/les-subaltern-studies-vues-par-jacques-pouchepadass/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le travailleur libre vaincra ! (Non, pas toi&#8230;)</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/09/09/proletariat-bourgeois-proletariat-imperialiste/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/09/09/proletariat-bourgeois-proletariat-imperialiste/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 21:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[aristocratie ouvrière]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[citation]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[engels]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[lénine]]></category>
		<category><![CDATA[marx]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=1003</guid>
		<description><![CDATA[«le prolétariat anglais s&#8217;embourgeoise de plus en plus et que cette nation, la plus bourgeoise de toutes, veut donc apparemment, en venir à posséder une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois à côté de la bourgeoisie. Il va sans dire que pour une nation qui exploite le monde entier c&#8217;est assez normal. Seules quelques années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1004" class="wp-caption aligncenter" style="width: 361px"><a href="http://www.crazywebsite.com/Pg-Free-Clipart-Graphics/pg-Celebrate_Labor_Day_Weekend/When_is_Labor_Day_History_Vintage_Art_Photos_Card-1_gif.htm"><img class="size-full wp-image-1004 " title="Historic_US_Workers_Poster_Free_Labor_Will_Win_1942-1Lg" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/09/Historic_US_Workers_Poster_Free_Labor_Will_Win_1942-1Lg.jpg" alt="L'ouvrier blanc est libre ! Pas le noir déporté esclavagisé, pas le musulman colonisé..." width="351" height="494" /></a><p class="wp-caption-text">Le travailleur blanc libre vaincra ! Pas le Noir déporté esclavagisé, pas le Musulman colonisé...</p></div>
<p style="text-align: justify;">«le prolétariat anglais s&#8217;embourgeoise de plus en plus et que cette nation, la plus bourgeoise de toutes, veut donc apparemment, en venir à posséder une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois à côté de la bourgeoisie. Il va sans dire que pour une nation qui exploite le monde entier c&#8217;est assez normal. Seules quelques années très mauvaises pourraient y remédier, mais il ne faut pas trop compter dessus»</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.marxists.org/francais/engels/works/1858/10/fe18581007.htm">Lettre à K. Marx, F. Engels, 7 octobre 1858, Manchester</a></p>
<p style="text-align: justify;">« Précisément dans le parasitisme et la putréfaction qui caractérisent le stade historique suprême du capitalisme, c&#8217;est-à-dire l&#8217;impérialisme. Comme il est montré dans ce livre, le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée (moins d&#8217;un dixième de la population du globe ou, en comptant de la façon la plus &laquo;&nbsp;large&nbsp;&raquo; et la plus exagérée, moins d&#8217;un cinquième) d&#8217;Etats particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier par une simple &laquo;&nbsp;tonte des coupons&nbsp;&raquo;. L&#8217;exportation des capitaux procure un revenu annuel de 8 à 10 milliards de francs, d&#8217;après les prix et les statistiques bourgeoises d&#8217;avant-guerre. Aujourd&#8217;hui beaucoup plus, évidemment.<br />
On conçoit que ce gigantesque surprofit (car il est obtenu en sus du profit que les capitalistes extorquent aux ouvriers de &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; pays) permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l&#8217;aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays &laquo;&nbsp;avancés&nbsp;&raquo; la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés.<br />
Cette couche d&#8217;ouvriers embourgeoisés ou de l&#8217;&nbsp;&raquo;aristocratie ouvrière&nbsp;&raquo;, entièrement petits-bourgeois par leur mode de vie, par leurs salaires, par toute leur conception du monde, est le principal soutien de la IIe Internationale, et, de nos jours, le principal soutien social (pas militaire) de la bourgeoisie.»</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp0.htm">N. Lénine, 6 juillet 1920</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/09/09/proletariat-bourgeois-proletariat-imperialiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A couteaux tirés entre colonisés</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/04/20/a-couteaux-tires-entre-colonises/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/04/20/a-couteaux-tires-entre-colonises/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 18:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[colonisés]]></category>
		<category><![CDATA[couteaux]]></category>
		<category><![CDATA[damnés de la terre]]></category>
		<category><![CDATA[fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frantz fanon]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=951</guid>
		<description><![CDATA[Alors que le colon ou le policier peuvent, à longueur de journée, frapper le colonisé, l&#8217;insulter, le faire mettre à genoux, on verra le colonisé sortir son couteau au moindre regard hostile ou agressif d&#8217;un autre colonisé. Car la dernière ressource du colonisé est de défendre sa personnalité face à son congénère. Les luttes tribales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_952" class="wp-caption aligncenter" style="width: 503px"><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/21/01016-20090421ARTFIG00008-les-bagarres-entre-bandes-se-multiplient-.php"><img class="size-full wp-image-952" title="Graphique du Figaro" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/04/bandes.jpg" alt="Graphique du Figaro illustrant &quot;Les bagarres entre bandes se multiplient&quot;" width="493" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Graphique du Figaro illustrant &quot;Les bagarres entre bandes se multiplient&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors que le colon ou le policier peuvent, à longueur de journée, frapper le colonisé, l&#8217;insulter, le faire mettre à genoux, on verra le colonisé sortir son couteau au moindre regard hostile ou agressif d&#8217;un autre colonisé. Car la dernière ressource du colonisé est de défendre sa personnalité face à son congénère.</strong> Les luttes tribales ne font que perpétuer de vieilles rancunes enfoncées dans les mémoires. En se lançant à muscles perdus dans ses vengeances, le colonisé tente de se persuader que le colonialisme n&#8217;existe pas, que tout se passe comme avant, que l&#8217;histoire continue. Nous saisissons là en pleine clarté, au niveau des collectivités, ces fameuses conduites d&#8217;évitement, comme si la plongée dans ce sang fraternel permettait de ne pas voir l&#8217;obstacle, de renvoyer à plus tard l&#8217;option pourtant inévitable, celle qui débouche sur la lutte armée contre le colonialisme. Autodestruction collective très concrète dans les luttes tribales, telle est donc l&#8217;une des voies par où se libère la tension musculaire du colonisé. <strong>Tous ces comportements sont des réflexes de mort en face du danger, des conduites-suicides qui permettent au colon, dont la vie et la domination se trouvent consolidées d&#8217;autant, de vérifier par la même occasion que ces hommes ne sont pas raisonnables.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1970, p. 20</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/04/20/a-couteaux-tires-entre-colonises/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pour en finir avec le fraternalisme de l&#8217;égalité réelle</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/01/06/pour-en-finir-avec-le-fraternalisme-de-legalite-reelle/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/01/06/pour-en-finir-avec-le-fraternalisme-de-legalite-reelle/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2011 21:42:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[action positive]]></category>
		<category><![CDATA[affirmative action]]></category>
		<category><![CDATA[Aimé Césaire]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination positive]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Lamdaoui]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[paternalisme]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=891</guid>
		<description><![CDATA[Dans un texte intitulé «Pour en finir avec le paternalisme de la discrimination positive», Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire national à l&#8217;égalité du Parti socialiste, vice-président de l&#8217;agglomération d&#8217;Argenteuil-Bezons, s&#8217;en prend à l&#8217;affirmative action. Dans un premier temps, il se contente de sortir des banalités déjà &#171;&#160;vues à la télé&#160;&#187; et estampillées républicainement correctes. D&#8217;abord, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_895" class="wp-caption aligncenter" style="width: 336px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/01/affiche-max1.jpg"><img class="size-full wp-image-895" title="Egalité entre humains et non-humains (District 9)" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/01/affiche-max1.jpg" alt="" width="326" height="408" /></a><p class="wp-caption-text">Egalité entre humains et non-humains (District 9)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans un texte intitulé <em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/06/pour-en-finir-avec-le-paternalisme-de-la-discrimination-positive_1461844_3232.html">«Pour en finir avec le paternalisme de la discrimination positive»</a>,</em> Faouzi Lamdaoui, ancien secrétaire national à l&#8217;égalité du Parti socialiste, vice-président de l&#8217;agglomération d&#8217;Argenteuil-Bezons, s&#8217;en prend à l&#8217;<em>affirmative action</em>. Dans un premier temps, il se contente de sortir des banalités déjà <em>&laquo;&nbsp;vues à la télé&nbsp;&raquo;</em> et estampillées républicainement correctes. D&#8217;abord, il  fait le coup classique de l&#8217;opposition entre les USA, pays du <em>«communautarisme»,</em> et la France qui, je cite, <em>« n&#8217;est pas et ne sera jamais un pays communautariste. Son histoire, ses traditions, ses garde-fous institutionnels l&#8217;en préservent »</em>. Gageons que cette histoire, ces traditions et ces garde-fous dont ils parlent sont ceux du racisme d&#8217;État&#8230; Au passage, il ne nous épargne pas le sempiternel sermon sur les effets pervers de l&#8217;<em>affirmative action</em>. Ensuite, il requalifie l&#8217;<em>affirmative action</em> en discrimination positive pour mieux la mettre en pièce par la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&#8217;originalité commence lorsqu&#8217;exploitant sa sensibilité de descendant de colonisé de façon peu républicaine, il compare l&#8217;<em>affirmative action</em> aux stratégies de cooptation coloniales et de constitution d&#8217;une caste d&#8217;indigènes domestiqués : les évolués. Ce ne serait qu&#8217;une stratégie paternaliste laissant sur le carreau la masse des indigènes qui n&#8217;auront pas évolués. Il serait intéressant de se demander qui est le parrain, chose qu&#8217;il ne fait malheureusement pas&#8230; Son dernier paragraphe sonne par ailleurs comme un mot-d&#8217;ordre décolonial : <em>« La société n&#8217;a nul besoin d&#8217;intégration. Elle a besoin d&#8217;égalité.» </em>Cette analyse d&#8217;inspiration anticolonialiste appliquée à la métropole ne peut pas manquer de nous interpeller. Cependant le fait que ce soit de la part un cadre du PS devrait éveiller nos soupçons. Aussi arabe et descendant de colonisés qu&#8217;il soit, c&#8217;est aussi un cadre du PS avec toute la formation intellectuelle et pratique que cela suppose.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle est donc cette égalité qu&#8217;il prône ? Le premier indice dans le texte est son allégeance appuyée à son mentor, François Hollande, au travers du soutien à une solidarité intergénérationnelle&#8230; Les arabes, noirs, musulmans et autres basanés des quartiers seraient-ils d&#8217;éternels jeunes ayant besoin de la solidarité de la vieille France ? Adroite parabole pour dire en somme que la France de souche ancienne devrait se porter au secours de la France de jeune branche ? Le second indice se trouve un peu plus haut dans le texte quand il dit  que <em>«la société française a besoin non point de paternalisme, mais de &laquo;&nbsp;fraternalisme&nbsp;&raquo;, comme l&#8217;avait formulé Aimé Césaire.»</em>.  Mais quel est ce fameux fraternalisme dont parle Aimé Césaire ? Me rappelant sa <a href="http://lmsi.net/Lettre-a-Maurice-Thorez">célèbre <em>Lettre à Maurice Thorez</em> du 24 octobre 1956</a> où il annonce sa démission du Parti Communiste Français en dénonçant, entre autres choses, son fraternalisme, j&#8217;en extrais le passage où il décrit cette notion :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il faut dire en passant que les communistes français ont été à bonne école. Celle de Staline. Et Staline est bel et bien celui qui a réintroduit dans la pensée socialiste, la notion de peuples « avancés » et de peuples « attardés ». Et s’il parle du devoir du peuple avancé (en l’espèce les Grands Russes) d’aider les peuples arriérés à rattraper leur retard, je ne sache pas que le paternalisme colonialiste proclame une autre prétention. Dans le cas de Staline et de ses sectateurs, ce n’est peut-être pas de paternalisme qu’il s’agit. Mais c’est à coup sûr de quelque chose qui lui ressemble à s’y méprendre. Inventons le mot : c’est du « fraternalisme ». Car il s’agit bel et bien d’un frère, d’un grand frère qui, imbu de sa supériorité et sûr de son expérience, vous prend la main (d’une main hélas ! parfois rude) pour vous conduire sur la route où il sait se trouver la Raison et le Progrès. Or c’est très exactement ce dont nous ne voulons pas. Ce dont nous ne voulons plus. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez bien lu, le fraternalisme ne se différencie du paternalisme que par son aspect gauchiste&#8230; Le fraternalisme en mots d&#8217;ordre c&#8217;est par exemple des slogans humanistes mais creux tels que <em>&laquo;&nbsp;travailleurs français-immigrés, même patron, même combat&nbsp;&raquo; </em>ou même leurs variantes plus modernes d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;égalité réelle&nbsp;&raquo;</em> et de<em> &laquo;&nbsp;lutte contre toutes les formes de discriminations&nbsp;&raquo; </em>qui dissimulent, voire nient, la centralité du racisme dans l&#8217;exploitation, les inégalités et les discriminations. En bref, le fraternalisme consiste à nier le caractère systémique du racisme en déployant un voile, que dis-je, une burqa, sur les conséquences sociales de l&#8217;appartenance à une couleur noire, une origine colonisée et une religion, l&#8217;islam. Il se croit indemne du racisme puisqu&#8217;il ne <em>&laquo;&nbsp;fait pas de différences&nbsp;&raquo;</em>, qu&#8217;il ne prends pas en compte les origines, couleurs et religions ! Il faudra un jour leur expliquer que nous n&#8217;avons pas besoin d&#8217;un père ou d&#8217;un frère car nous avons déjà nos frères et nos parents ! Nous n&#8217;avons nul besoin d&#8217;un paternalisme, d&#8217;un fraternalisme, d&#8217;un maternalisme ou d&#8217;un sororisme Républicain bon teint&#8230; Mais alors que voulons-nous ? Je vous laisse avec la réponse, porteuse d&#8217;espoir incha Allah, d&#8217;Aimé Césaire :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous voulons que nos sociétés s’élèvent à un degré supérieur de développement, mais d’ elles-mêmes, par croissance interne, par nécessité intérieure, par progrès organique, sans que rien d’extérieur vienne gauchir cette croissance, ou l’altérer ou la compromettre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans ces conditions on comprend que nous ne puissions donner à personne délégation pour penser pour nous ; délégation pour chercher pour nous ; que nous ne puissions désormais accepter que qui que ce soit, fût-ce le meilleur de nos amis, se porte fort pour nous. Si le but de toute politique progressiste est de rendre un jour leur liberté aux peuples colonisés, au moins faut-il que l’action quotidienne des partis progressistes n’entre pas en contradiction avec la fin recherchée et ne détruise pas tous les jours les bases mêmes, les bases organisationnelles comme les bases psychologiques de cette future liberté, lesquelles se ramènent à un seul postulat : le droit à l’initiative.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui n&#8217;auraient pas compris, je le dis autrement et dans des mots qui sont les miens. Il faut en finir avec les accusations de communautarisme, de séparatisme et autres vilainies qui sapent les bases de notre liberté future incha Allah&#8230; Notre droit à l&#8217;initiative, c&#8217;est leur devoir de reconnaissance de nos luttes sans conditions. Y compris la condition contenue dans le chantage gauchiste de <em>&laquo;&nbsp;la diversité contre l&#8217;égalité&nbsp;&raquo;</em>.  Car nous ne pouvons nous permettre le luxe de rechigner à conquérir  l&#8217;action positive ! L&#8217;action positive est aujourd&#8217;hui nécessaire même si elle est loin d&#8217;être suffisante. Au lieu de s&#8217;y limiter, partons de là pour construire un projet et une stratégie politique qui posent sérieusement le problème du racisme systémique de la République Française anti-communautariste.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/01/06/pour-en-finir-avec-le-fraternalisme-de-legalite-reelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’affaire Guerlain, symptôme du néo-colonialisme négrophobe</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/12/04/l%e2%80%99affaire-guerlain-symptome-du-neo-colonialisme-negrophobe/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/12/04/l%e2%80%99affaire-guerlain-symptome-du-neo-colonialisme-negrophobe/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 23:05:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[guerlain]]></category>
		<category><![CDATA[négationnisme]]></category>
		<category><![CDATA[négrophobe]]></category>
		<category><![CDATA[néo-colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[noirs]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=866</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin&#8230;&#160;&#187; Le succès de Guerlain : Explication. La célèbre parfumerie française Guerlain s’est pourtant faite une renommée avec les senteurs dites &#171;&#160;exotiques&#160;&#187; à partir du XIXème siècle. Siècle des « grandes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin&#8230;&nbsp;&raquo;</em><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf84cb_jt-france2-guerlain-raciste-lucet-r_news?additionalInfos=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xf84cb_jt-france2-guerlain-raciste-lucet-r_news?additionalInfos=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le succès de Guerlain : Explication.</h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">La célèbre parfumerie française Guerlain s’est pourtant faite une renommée avec les senteurs dites &laquo;&nbsp;exotiques&nbsp;&raquo; à partir du XIXème siècle. Siècle des « grandes conquêtes » coloniales, elle permit à Guerlain, comme à d’autres, d’exploiter les richesses et la main d’œuvre de toutes ces nouvelles colonies, particulièrement en Afrique. Mais de cela, dans leur communication, pas un mot. Ce paradoxe s’explique par la volonté de nier l’apport du continent Noir et de ses peuples, après l’avoir surexploité dans des conditions indignes. Négation permettant de mettre ce succès au crédit du seul Guerlain, homme blanc européen. Jusqu’en 2002, J-P Guerlain faisait travailler des Comoriens sans-papiers sur l’ile de Mayotte<sup><a href="http://bader.lejmi.org/2010/12/04/l%e2%80%99affaire-guerlain-symptome-du-neo-colonialisme-negrophobe/#footnote_0_866" id="identifier_0_866" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="faisant partie des Comores mais annex&eacute;e par la France au m&eacute;pris du droit international">1</a></sup>. Après un contrôle de l’inspection du travail, il licencie et délocalise sa production sans la moindre once de respect de la dignité des travailleurs, de leur famille et du peuple de l’île.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L’arrogance de la blanche Europe.</h3>
<p style="text-align: justify;">8 ans plus tard, le Grand Blanc Guerlain sort sa tirade négrophobe sur un journal télévisé quotidien de la première chaîne publique française. Expliquant à Elise Lucet la conception du parfum Shalimar, il se compare au travailleur ultime : le Nègre. A ce moment là votre esprit s’égare. Vous êtes alors à 2 doigts de découvrir que derrière le fétiche Guerlain se dissimule le secret de fabrication de ses parfums : une subtile alchimie entre l’exploitation colonialiste et le racisme négrophobe. Le négationnisme du travail des Noirs a pour objectif de dissimuler qu’en réalité, hier comme aujourd’hui, il est indispensable à la grandeur de cette arrogante Europe Blanche.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les bienfaits de la colonisation.</h3>
<p style="text-align: justify;">La sortie raciste de J-P Guerlain est la démonstration éclatante que le colonialisme et le racisme négrophobe ne se limitent plus aux colonies mais ont été intégralement importés en métropole, complétant ainsi l’entreprise de soumission des Quartiers, des Noirs, des Arabes et des Musulmans en France, véritables colonisés de l’intérieur. C’est ce genre de petites phrases répétées de façon continue vers de larges audiences qui légitime le racisme et les discriminations systémiques dont nous sommes l’objet. Ils ont importé le colonialisme, exportons la décolonisation en métropole !</p>
<h3 style="text-align: justify;"><a href="http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1154">Prenons le parti de nous-mêmes !</a></h3>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_866" class="footnote">faisant partie des Comores mais annexée par la France au mépris du droit international</li></ol>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/12/04/l%e2%80%99affaire-guerlain-symptome-du-neo-colonialisme-negrophobe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Je ne sais pas si les nègres ont tellement travaillé</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/11/10/je-ne-sais-pas-si-les-negres-ont-tellement-travaille/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/11/10/je-ne-sais-pas-si-les-negres-ont-tellement-travaille/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 11:58:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[guerlain]]></category>
		<category><![CDATA[justice française]]></category>
		<category><![CDATA[les indivisibles]]></category>
		<category><![CDATA[lvmh]]></category>
		<category><![CDATA[nègre]]></category>
		<category><![CDATA[negrophobie]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=854</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Eiwxrvo88Nk?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Eiwxrvo88Nk?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="306"></embed></object></p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fK0F-_-Udn8?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/fK0F-_-Udn8?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="306"></embed></object></p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Eiwxrvo88Nk?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Eiwxrvo88Nk?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="306"></embed></object></p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iB_nAtIjSR0?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/iB_nAtIjSR0?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="400"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/11/10/je-ne-sais-pas-si-les-negres-ont-tellement-travaille/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Colonialisme français : entre assimilation et association</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 14:57:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liens]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[assimilation]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[bhabha]]></category>
		<category><![CDATA[citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[colon]]></category>
		<category><![CDATA[colonial]]></category>
		<category><![CDATA[coloniale]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[colonisé]]></category>
		<category><![CDATA[décivilisation]]></category>
		<category><![CDATA[delicious]]></category>
		<category><![CDATA[diagne]]></category>
		<category><![CDATA[dialectique]]></category>
		<category><![CDATA[domination]]></category>
		<category><![CDATA[emmanuelleSaada]]></category>
		<category><![CDATA[esclave]]></category>
		<category><![CDATA[fanon]]></category>
		<category><![CDATA[française]]></category>
		<category><![CDATA[franc-maçons]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[frantzfanon]]></category>
		<category><![CDATA[hégel]]></category>
		<category><![CDATA[homibhabha]]></category>
		<category><![CDATA[HomiKBhabha]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[imitation]]></category>
		<category><![CDATA[inde]]></category>
		<category><![CDATA[indigène]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[integration]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[maître]]></category>
		<category><![CDATA[mimicry]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[occidental]]></category>
		<category><![CDATA[orient]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[partage]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialism]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[progres]]></category>
		<category><![CDATA[républicain]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=585</guid>
		<description><![CDATA[Ma selection de liens du 27/01/2010 au 28/01/2010: Franc-maçonnerie &#8211; Colonisation 1930 : Assimilation-Association &#8211; Diagne &#8211; Au convent GODF de 1923, la commission conventuelle affirmait : « On ne peut s&#8217;arrêter ni à une rigide politique d&#8217;association, ni à une politique simpliste de brusque et complète assimilation ». Cette commission préconisait donc, en pleine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma selection de liens du 27/01/2010 au 28/01/2010:</p>
<ul>
<li><a href="http://emsomipy.free.fr/Colonies.Odo/10.Assimilation.Association.htm#La_th%C3%A9orie_de_lassimilation_au_contact_des_r%C3%A9alit%C3%A9s__">Franc-maçonnerie &#8211; Colonisation 1930 : Assimilation-Association &#8211; Diagne</a> &#8211; Au convent GODF de 1923, la commission conventuelle affirmait : « On ne peut s&#8217;arrêter ni à une rigide politique d&#8217;association, ni à une politique simpliste de brusque et complète assimilation ». Cette commission préconisait donc, en pleine ambiguïté, «.qu&#8217;une politique souple de large association soit appliquée aux indigènes en vue de leur assimilation progressive et complète, posée en principe de base ».</li>
<li><a href="http://terrain.revues.org/index2618.html#tocto1n4">Entre « assimilation » et « décivilisation » : l’imitation et le projet colonial républicain</a> &#8211; La notion d’imitation a été au cœur du projet colonial de la 3ème République. Dans les dernières années du xixe siècle, l’imitation est convoquée dans la polémique entre « assimilation » et « association » ; dans les années 1920 et 1930, elle est au centre de la « sociologie coloniale » de René Maunier. L’imitation est enfin et surtout objet de préoccupations de la part de l’administration coloniale. Dans la mesure où celle-ci se donne pour tâche de reproduire le grand partage entre « indigènes » et « citoyens », elle doit faire face à une double contrainte posée par l’existence de phénomènes mimétiques : si l’imitation est l’instrument privilégié de la « mission civilisatrice », elle remet en cause la dichotomie colonisateur/colonisé au fondement de la domination coloniale produisant des « décivilisés » européens et des « évolués » indigènes.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Journée de LA femme ou journée des femmes ?</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/03/09/journee-de-la-femme-ou-journee-des-femmes/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/03/09/journee-de-la-femme-ou-journee-des-femmes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 22:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[la femme]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=649</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, 8 mars 2010, journée de LA femme, nous pouvons l&#8217;affirmer le féminisme est dépassé. Le mythe de l&#8217;égalité déjà là lui a succédé. Désormais, il ne s&#8217;agit plus que de consacrer LA femme, la seule, l&#8217;unique, la belle, la docile, la désirable, la douce, la sexy, la farouche, la timide, la passionnée, la fidèle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_650" class="wp-caption aligncenter" style="width: 497px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/journée-de-la-femme.jpg"><img class="size-full wp-image-650 " title="journée-de-la-femme" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/journée-de-la-femme.jpg" alt="" width="487" height="427" /></a><p class="wp-caption-text">Economie de LA femme</p></div>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, 8 mars 2010, journée de LA femme, nous pouvons l&#8217;affirmer le féminisme est dépassé. <a href="http://www.teluq.org/webdiffusions/cdelphy_111007.html">Le mythe de l&#8217;égalité déjà là lui a succédé</a>. Désormais, il ne s&#8217;agit plus que de consacrer LA femme, la seule, l&#8217;unique, la belle, la docile, la désirable, la douce, la sexy, la farouche, la timide, la passionnée, la fidèle, l&#8217;amoureuse. Ce modèle de féminité super-woman qui dans sa fraicheur de fleur se laisse butiner par les jeunes hommes virils jusqu&#8217;à tomber sur le bon. Souvent il arrive que la fleur, trop banale, ressemblant davantage à une marguerite qu&#8217;à une rose, finisse avec un frêle moucheron ou un bourdon tabasseur. Mais si elle a réussi à montrer ses plus beaux reflets sans se fâner, ni se donner à trop de butineurs, elle pourra espérer tomber sur l&#8217;homme idéal. Ensuite arrivera donc le temps cumulée de la maternité et de la vie active. Libre de travailler autant qu&#8217;un homme pour un salaire, une carrière et un emploi raisonnable et féminin. Raisonnable et féminin signifie  aussi pour les grincheux, un salaire 27% inférieur en moyenne à celui d&#8217;un homme, une carrière bloquée par le plafond de verre, et des professions jugées peu sérieuses et peu socialement valorisées. A la maison c&#8217;est encore mieux, elle est émancipée forcément car avec son salaire elle pourra se payer robots et nounous. Elle est fortement encouragée  lire le plus souvent possible des magazines féminins pour être la plus sexuellement performante avec son Jules. Un Jules forcément, pas un Mohamed, ni un Mamadou, car le Jules est émancipateur, tout autant que bon amant&#8230; Tout ça bien sur en espérant ne pas faire partie des 100 000 femmes violéees par an, des 675 000 femmes battues par leur mari, des 80% d&#8217;emploi précaires occupées par des femmes, des millions de femmes pauvres qui doivent s&#8217;occuper quasiment seules de leur progéniture et du travail domestique ou des 156 femmes mortes tuées par leur mari ou compagnon. Concilier harmonieusement tout à la fois, vie de mère, de jeune fille, d&#8217;épouse, de fantasme sexuel, de travailleuse, de femme domestique, voici son nouvel idéal d&#8217;émancipation.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le féminisme est une chose dépassée en Occident, remplacée par l&#8217;harmonie entre les sexes, en revanche, c&#8217;est une chose qui reste bonne pour les Autres, les femmes non-blanches ou musulmanes. Bref ici, les femmes issues des immigrations post-coloniales ou carrément vivant là-bas dans le Sud. Mais plus que bonne, ce féminisme devient une mission de civilisation pour toutes les femmes d&#8217;Occident qui sont aimablement mais fermement invitées à déverser leur mélancolie de femmes émancipées dans une grande cause d&#8217;ingérence humanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce féminisme, que je me permets de qualifier de colonial, a pour but d&#8217;émanciper les jeunes fillettes africaines indigènes excisées et d&#8217;en faire de sublimes mannequins afin d&#8217;exporter, à travers le monde, ce merveilleux modèle de féminité moderne, émancipateur, bref occidental, à des millions d&#8217;Autres fillettes, jeunes femmes, et mères indigènes. Différents modèles existent, de fleur du désert, à fille du jasmin ou encore fleur de lotus bien sur en gardant les grands classiques roses roses (brunes) et roses rouges (blondes)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail merveilleux s&#8217;accomplit bien sur au travers de Journée Mondiale de LA Femme, mais également  à travers de publicités non-sollicités par email, autrement dit SPAM. Publicités au profit d&#8217;entreprises tel que Pinault Printemps Redoute dirigée par 5 Jules et 0 femmes. Mais rassurez vous&#8230; Ces publicités sont réalisées probablement par une agence du type de Publicis suite à une étude de marché probablement réalisé par une entreprise du type d&#8217;IFOP. Publicis dont la principale actionnaire se trouve être une femme, féministe de surcroit, <a href="http://www.boursier.com/vals/fr/fr0000121485-information-ppr.html">Elisabeth Badinter</a>. <a href="http://bader.lejmi.org/2009/08/20/merci-soeurs-caroline-elisabeth-et-dounia%E2%80%A6/">Grande libératrice des femmes burkisées et voilées de France et d&#8217;Afghanistan</a> au côté de <a href="http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=1663">Ni Putes, Ni Soumises</a>&#8230; IFOP dont la dirigeante est la sémillante patronne des patrons Laurence Parisot. Celle-là même qui du haut de son émancipation déclarait «<em>La vie est précaire, l&#8217;amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ?»</em> Sans compter une éventuelle loi pour garantir aux bourgeois de sexe féminin un quota de sièges dans les CA des grandes entreprises&#8230; Ce modèle de prêt-à-porter unique de femme ne taille pas 40, mais plutôt CAC 40&#8230; La boucle est bouclée, <a href="http://lmsi.net/spip.php?article187">LA femme produit de grande consommation est désormais partout disponible pour votre plus grand désir&#8230; </a></p>
<p style="text-align: justify;">Si Christine Delphy appelerait, elle,  à retrouver <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/DELPHY/11173">l&#8217;élan du féminisme</a>, je me bornerais, moi, de ma position de rajel<sup><a href="http://bader.lejmi.org/2010/03/09/journee-de-la-femme-ou-journee-des-femmes/#footnote_0_649" id="identifier_0_649" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="monsieur en arabe">1</a></sup>,  à appeler à la défense des femmes, de toutes les femmes, des filles, des jeunes femmes, des mères, des anciennes, des non-blanches, des prolos. Ne vous étonnez pas d&#8217;entendre déjà des grondements des défenseurs de LA femme, ils ont raison, il ne s&#8217;agit ni plus, ni moins que de sonner le glas de LA femme. Mais aussi de l&#8217;Homme&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_649" class="footnote">monsieur en arabe</li></ol>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/03/09/journee-de-la-femme-ou-journee-des-femmes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le mot «Nègre», La Voix des Nègres</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-mot-negre-la-voix-des-negres/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-mot-negre-la-voix-des-negres/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 17:19:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[black]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[nègre]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[race]]></category>
		<category><![CDATA[voix des nègres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=642</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est le gros mot du jour, c&#8217;est le mot que certains de nos frères de race ne veulent plus être appelés ainsi. Les dominateurs des peuples de race nègre, ceux qui se sont partagés l&#8217;Afrique sous prétexte de civiliser les Nègres, s&#8217;emploient à une abominable manœuvre divisionniste pour mieux régner chez eux. En plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_643" class="wp-caption aligncenter" style="width: 442px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/Photo004.jpg"><img class="size-full wp-image-643" title="Le mot «Nègre»" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/03/Photo004.jpg" alt="" width="432" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">La voix des Nègres, n°1 janv. 1927, « Le mot &quot;nègre&quot; » (art. signé du Comité).</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le gros mot du jour, c&#8217;est le mot que certains de nos frères de race ne veulent plus être appelés ainsi. <strong>Les dominateurs des peuples de race nègre, ceux qui se sont partagés l&#8217;Afrique sous prétexte de civiliser les Nègres, s&#8217;emploient à une abominable manœuvre divisionniste pour mieux régner chez eux.</strong> En plus de la division primitive en caste, de tribus et de religions, qu&#8217;ils exploitent (&#8230;), les impérialistes s&#8217;emploient à briser l&#8217;unité (&#8230;) de la race pour nous maintenir éternellement à l&#8217;état d&#8217;esclavage auquel nous sommes contraints par la force (&#8230;) depuis plusieurs siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour arriver à celà, ils sortent du mot nègre deux mots nouveaux, afin de diviser la race en trois catégories différentes, à savoir : &laquo;&nbsp;hommes de couleurs&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;noirs&nbsp;&raquo; &#8211; tout court &#8211; et nègres. On fait croire aux uns qu&#8217;ils sont des « hommes de couleur » et non noirs et nègres première catégorie, aux autres, qu&#8217;ils sont des «noirs» tout court et non des nègres deuxième catégorie. Quant aux « restes », ce sont des nègres troisième catégorie !</p>
<p style="text-align: justify;">Que veut dire «homme de couleur» ? Nous affirmons que ce mot désigne tous les hommes de la terre. La preuve : il n&#8217;y a pas un seul homme dans ce monde qui ne soit pas d&#8217;une couleur ou d&#8217;une autre. Donc, nous ne pouvons prendre, pour nous seuls, ce qui appartient à tous.  Et «noir» ? Pour le mot noir, nous ne croyons pas qu&#8217;il puisse servir pour distinguer tous les nègres du monde, étant donné que tous les nègres d&#8217;Afrique, reconnaîtront avec nous qu&#8217;il existe dans diverses parties du continent des nègres aussi blancs que certains blancs d&#8217;Europe, et qui n&#8217;ont de nègre que les traits et la chevelure. Nous refusons donc d&#8217;admettre que, seuls, (&#8230;) ceux que l&#8217;on exploite dans la culture cotonnière de la vallée du Niger, les coupeurs de cannes à sucre dans les champs des domaines de la Martinique et de la Guadeloupe soient des nègres. Tandis qu&#8217;un de nos frère titulaire du brevet des écoles de hautes études européennes &#8211; l&#8217;intellectuel &#8211; seraît un homme de couleur, et que celui qui n&#8217;a pu arriver à ce degré, mais qui exerce le même métier qu&#8217;un blanc et qui s&#8217;adapte comme les blancs à leur vie et à leurs mœurs et usages &#8211; l&#8217;ouvrier &#8211; serait un «noir» tout court.</p>
<p style="text-align: justify;">Non messieurs les diviseurs pour régner !</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-nous de vous rappeler que les derniers sont les descendants des premiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunesses du CRDN (Ndlr: Comité de Défense de la Race Nègre) se sont fait un devoir de ramasser ce nom dans la boue où vous le traînez pour en faire un symbole. Ce nom est celui de notre race.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos terres, nos droits et notre liberté ne nous appartenant plus, nous nous cramponnons sur ce qui avec l&#8217;éclat de la couleur de notre épiderme sont les seuls biens qui nous restent de l&#8217;héritage de nos aïeux. Ce nom est à nous; nous sommes à lui ! Il est nôtre comme nous sommes siens ! En lui, nous mettons tout notre honneur et notre foi de défendre notre race. Oui, messieurs, vous avez voulu vous servir de ce nom comme mot d&#8217;ordre scissioniste. Nous, nous en servons comme mot d&#8217;ordre de ralliement : un flambeau ! Nous nous faisons honneur et gloire de nous appeler Nègres, avec un N majuscule en tête. C&#8217;est notre race nègre que nous voulons guider sur la voie de sa libération totale du joug esclavagiste qu&#8217;elle subit. Nous voulons imposer le respect dû à notre race, ainsi que son égalité avec toutes les autres races du monde, ce qui est son droit et notre devoir, et nous nous appelons Nègres !</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>La voix des Nègres, n°1 janv. 1927, « Le mot &laquo;&nbsp;nègre&nbsp;&raquo; » (art. signé du Comité).</em></p>
<dl id="attachment_643">
<dd> </dd>
</dl>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-mot-negre-la-voix-des-negres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

