Cinéma, Femmes et Urbanité dans la post-colonialité
Ma selection de liens du 17/12/2009 au 21/12/2009:
- Alexandre Piettre, La Fantasmagorie de l’urbanité – La fantasmagorie de l’urbanité contre le déploiement de la communauté.
Des usages de l’écologie urbaine dans l’institutionnalisation du tort de la visibilité - Analyse de Caché (Michael Haneke) – CACHE (2005) de Michael HANEKE par Saad CHAKALI
Le spectre du colonialisme, l'actualité du néocolonialisme postcolonial - Femmes et racisme dans les colonies européennes – Le racisme a été un instrument essentiel du colonialisme européen. La prétention européenne à la supériorité – fondée en partie sur la perception des rôles de genre à la fois dans les sociétés européennes et dans les sociétés colonisées – a été nécessaire pour justifier l’exploitation coloniale. Des liaisons sexuelles entre des femmes colonisées et des Européens ont été utilisées à la fois pour le profit commercial et pour exercer un contrôle social. De manières variées, on a considéré les enfants issus de ces liaisons comme des problèmes que les différentes puissances coloniales ont essayé de résoudre par des moyens différents.
Mes signets du 31/03/2009 au 12/04/2009
Ma selection de liens du 31/03/2009 au 12/04/2009:
- Ils ne comprennent que la force – Les blogs du Diplo – Critique de "La journée de la jupe" par Mona Chollet qui y dévoile les relents racisants et clairement machiste d'un film crée pour dénoncer les nouvelles classes dangereuses : les islamo-indigènes des quartiers; tout en faisant l'apologie de l'assimilation, de l'Ordre et de la discipline.
- Observatoire des inégalités – Dans le domaine de l’emploi, du logement, de l’éducation, de la santé, les cinq millions d’immigrés en France sont la plupart du temps défavorisés par rapport à la population non immigrée alors que beaucoup d’entre eux possèdent la nationalité française. Une analyse de Noam Leandri de l’Observatoire des inégalités.
- De quoi la Palestine est-elle le nom ? – [Alternatives International] – Que se cache-t-il donc derrière cette focalisation sur la Palestine ? Pour certains, la réponse ne fait aucun doute : c’est la présence des juifs, la haine contre eux qui est le moteur de cet intérêt malsain. La critique de l’Etat d’Israël et de sa politique servirait de feuille de vigne à l’antisémitisme éternel.
Wassup Rockers
J’ai vu dimanche 9 avril, le film Wassup Rockers de Larry Clark, célèbre photographe et réalisateur américain à ce que j’ai pu lire ici et là.
C’est l’histoire d’une bande d’adolescents de 13 à 17 ans latino (ne leur dites surtout pas qu’ils sont mexicains) du ghetto de San Antonio. Leur particularité: être fan de rock, punk rock, metal etc. Ils déteignent vraiment dans leur milieu et dans leur quartier majoritairement noir où le hip-hop est la règle et sortir de la règle suspect.
C’est un film qui m’a beaucoup touché, m’a fait rire. D’ailleurs dans la salle à certains moments j’étais plié de rire alors que les autres spectateurs, des personnes disons moins jeune ou plus bourgeoise gardaient tout à fait leur sérieux… Au cinéma il faut avant tout apprécier l’oeuvre. Et là elle était succulente. Voire les latinos débarquer dans les cartiers huppés de Berverly-Hills est vraiment croustillant. Entre le policier tatillon, les jeunes bourgeois ridicules, et les apéros de la haute société; on a toutes les situations possibles.
Comme c’est un film parlant d’adolescents il y a du sexe, et franchement par rapport aux films pour adolescents avec des acteurs d’une vingtaine d’année jouant des ados de 16 ans, c’est du sexe utile, du sexe qui a un intérêt dans l’oeuvre.
Je n’avais pas l’impression de regarder un film sur les USA, mais bien un film sur la société et sur le traitement des minorités sociales. C’est corrosif, et tellement plus impertinent que tout ce que j’ai pu voir en France sur la vie en banlieue.
Si pour vous la banlieue est encore quelque chose d’inconnue et de bien étrange, je ne peux que vous conseiller d’aller le voir.
Et en même temps ça me fait penser à la Tunisie, à mes séjours avec mes cousins l’été à El Haouaria. «On est pas meilleur potes, on est juste pareils». Manque les beuveries mais sinon tout y est ou presque…

