Islam et les africains-américains

Malik el-Shabazz en prière

Malik el-Shabazz en prière

Islam et politique des africains-américains :

Et dans le hip-hop :

  • Multiple Lives of Black Islam in Hip-hop – Mubbashir Rizvi (PDF), (Lire en ligne), This article seeks to raise questions with prevailing assessments of hip-hop that offer very essentialist readings of the genre. Too often there is a ready willingness to conflate aesthetics with ‘reality’, the tendency to confuse form with content, and the insistence by both critics and practitioners to fuse behavior with spectacle. This article questions the ease with which the art-form of hip-hop is interpreted with an impoverished script of race; where rap music is only reactive, a natural response or stirring of the streets. There is a lack of credit given to the creativity, adoption of technology and the ingenuity of immaterial labor, that is the production of radical signifying practices that have transformed popular culture.
  • FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP – FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP
    Naeem Mohaiemen
    sound unbound
    MIT Press, DJ Spooky ed., 2008

Mahomet, prophète de Dieu ou Muhammad, messager d’Allah ?

Pourquoi retrouvons-nous si souvent le nom Mahomet au lieu de Muhammad ou de Mohammed pour désigner le messager1 d’Allah d’après l’Islam ? Même chose pour le terme Dieu remplaçant Allah dans les traductions du Coran alors même que dans le Coran, Allah est le nom de dieu, et que c’est le mot ilah qui s’apparente davantage à dieu. Ce que faisaient les romains avec les dieux des peuples vaincus, et en l’espèce les romains, peut nous permette de mieux comprendre…

Les grands de tous les temps : Mahomet en titre alors que c’est Allah qui est écrit sur la calligraphie…

On s’est souvent étonné que César ne donne pas les noms gaulois de ces divinités essentielles ; certains ont vu dans ce silence la preuve d’un manque d’information : il nous paraît impossible qu’après 6 années de présence et de lutte serrée dans le pays, César n’ait entendu le nom d’aucune divinité gauloise. S’il n’avait pas réussi à connaître ces noms parce que les Gaulois en gardaient le secret, il aurait signalé cette particularité. Si donc il n’a pas transmis cette sorte de renseignements, c’est qu’il ne l’a pas voulu. On trouverait sans difficultés des raisons à ce silence : désir d’affirmer l’universalité des dieux romains ; de valoriser la religiosité des Gaulois en la rapprochant de celle des Romains ; d’atténuer les différences qui séparaient les vaincus (surtout les Éduens, les Rèmes et autres alliés de Rome) et les vainqueurs : chaque fois qu’il le peut, César présente ses adversaires non comme d’horribles barbares, mais comme des êtres évolués, doués de belles facultés d’assimilation, et qu’il est d’autant plus méritoire de mettre à raison (les barbares, ce sont les Germains, qui servent de «repoussoir» aux Celtes). Les Gaulois «se font», dit-il, «de leur dieux à peu près la même idée que les autres peuples» : «Une affirmation de ce genre, dit Jullian, convenait bien aux maîtres du jour, soit aux politiques de Rome, qui inculquaient ainsi aux Gaulois la souveraineté universelle des dieux du Midi, soit aux philosophes grecs, qui rappellent ainsi l’unicité de principe de toutes les religions.» C’est pourquoi César appelle par leurs noms romains ces dieux universels, non par leur noms indigènes.

Duval Paul Marie, Observations sur les dieux de la Gaule. In: Revue de l’histoire des religions, tome 145 n°1, 1954. pp. 5-17.

  1. Paix et bénédictions d’Allah sur lui []

Mercredi 24 mars 2010 – Cinéma – Décoloniser les imaginaires

A ne pas manquer : mercredi 24 mars 2010, de 16h à 22h30, au Centre Georges Pompidou, dans le cadre du festival du cinéma du réel, une thématique « Décoloniser les imaginaires » nous emmenera dans les luttes décoloniales Noires, Panafricaines et Algériennes.

De l’Algérie aux Black Panthers

Algérie, année zéro

Marceline Loridan Ivens, Jean-Pierre Sergent – 40′ – France – Prod: Capi films – 1962

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur, Bruno Muel, qui déclara plus tard : « Pour qui avait été appelé en Algérie (pour moi, 1956-58) participer à un film sur l’indépendance était une victoire sur l’horreur, le mensonge et l’absurde. Ce fut en outre le début de mon engagement par le cinéma. »

Eldridge Cleaver, Black Panther

William Klein – 75′ – Algérie 1969

Cleaver justifie non seulement son combat, mais la forme particulière que prend ce combat à ce moment précis de la vie de Cleaver – c’està- dire l’exil. Cleaver ne fuit pas la prison mais la « liquidation » pure et simple. Question de vie ou de mort. L’Algérie a accueilli Cleaver. […] Très beaux moments du film lorsque la caméra suit Cleaver déambulant dans les ruelles de la Casbah – et semant la bonne parole au hasard des rencontres (il y a du prédicateur en Cleaver). Car l’exil est aussi lutte – transport de la lutte ailleurs. (Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 14/12/1970)

Séances

Angela Davis

Jean Genet parle d’Angela Davis

Carole Roussopoulos – 8′ – France – Prod: Carole Roussopoulos – 1970

Le 16 octobre 1970, au Hôtel Cecil à Paris, le groupe Video Out (Carole et Paul Roussopoulos) filme la déclaration de Jean Genet enregistrée après l’annonce de l’arrestation d’Angela Davis, militante du Black Panther Party et enseignante de philosophie aux Etats-Unis.Jean Genet dénonce violemment la politique raciste des Etats-Unis. À la demande du réalisateur de l’O.R.T.F, il reprendra deux fois la lecture de son texte. image L’émission sera finalement censurée.

Angela Davis : Portrait of a Revolutionary

Yolande Du Luart – 60′ – États-Unis – 1972

Le film prend Angela Davis en pleine lutte. Yolande du Luart, avec les élèves du groupe cinéma de l’UCLA (University of California, Los Angeles), a suivi Angela Davis, professeur de philo chargée de la chaire de philosophie européenne et spécialiste du marxisme. Elle l’a suivie dans ses cours et hors ses cours – meetings, manifs, discours -, insistant sur un seul aspect d’Angela Davis, la militante. Aspect qui résume, il est vrai, tout Angela Davis, puisque, de son propre aveu, Angela Davis se considère en état de mobilisation permanente et que le militantisme est toute sa vie. (Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 21/02/1972)

Séances

  • Mercredi 24 mars 2010 à 18h45 Cinéma 2

Le Panafricain

Le Festival Panafricain d’Alger

William Klein – 112′ – Algérie – 1969

Au coeur d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération et d’écrivains africains. William Klein suit les principales étapes du festival qui fut qualifié d’« opéra du tiers-monde » à sa manière particulière : le spectateur est plongé au milieu de l’action, particulièrement dans les images du défilé des troupes lors de l’ouverture du festival et celles du saxophoniste Archie Shepp improvisant en compagnie de musiciens algériens.

Séances

Cinéma, Femmes et Urbanité dans la post-colonialité

Ma selection de liens du 17/12/2009 au 21/12/2009:

  • Alexandre Piettre, La Fantasmagorie de l’urbanité – La fantasmagorie de l’urbanité contre le déploiement de la communauté.
    Des usages de l’écologie urbaine dans l’institutionnalisation du tort de la visibilité
  • Analyse de Caché (Michael Haneke) – CACHE (2005) de Michael HANEKE par Saad CHAKALI
    Le spectre du colonialisme, l'actualité du néocolonialisme postcolonial
  • Femmes et racisme dans les colonies européennes – Le racisme a été un instrument essentiel du colonialisme européen. La prétention européenne à la supériorité – fondée en partie sur la perception des rôles de genre à la fois dans les sociétés européennes et dans les sociétés colonisées – a été nécessaire pour justifier l’exploitation coloniale. Des liaisons sexuelles entre des femmes colonisées et des Européens ont été utilisées à la fois pour le profit commercial et pour exercer un contrôle social. De manières variées, on a considéré les enfants issus de ces liaisons comme des problèmes que les différentes puissances coloniales ont essayé de résoudre par des moyens différents.

Touche pas la femme blanche : La Journée de la jupe

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Ce texte est la version française d’un article rédigé par Geneviève Sellier pour le volume collectif intitulé « Screening Integration: Recasting Maghrebi Immigration in Contemporary France » sous la direction de Sylvie Durmelat et Vinay Swamy à paraître chez University of Nebraska Press.

« Touche pas la femme blanche : La Journée de la jupe (Lilienfeld, Arte, 2009) ou le féminisme instrumentalisé par l’islamophobie »

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Wassup Rockers

J’ai vu dimanche 9 avril, le film Wassup Rockers de Larry Clark, célèbre photographe et réalisateur américain à ce que j’ai pu lire ici et là.

C’est l’histoire d’une bande d’adolescents de 13 à 17 ans latino (ne leur dites surtout pas qu’ils sont mexicains) du ghetto de San Antonio. Leur particularité: être fan de rock, punk rock, metal etc. Ils déteignent vraiment dans leur milieu et dans leur quartier majoritairement noir où le hip-hop est la règle et sortir de la règle suspect.

C’est un film qui m’a beaucoup touché, m’a fait rire. D’ailleurs dans la salle à certains moments j’étais plié de rire alors que les autres spectateurs, des personnes disons moins jeune ou plus bourgeoise gardaient tout à fait leur sérieux… Au cinéma il faut avant tout apprécier l’oeuvre. Et là elle était succulente. Voire les latinos débarquer dans les cartiers huppés de Berverly-Hills est vraiment croustillant. Entre le policier tatillon, les jeunes bourgeois ridicules, et les apéros de la haute société; on a toutes les situations possibles.

Comme c’est un film parlant d’adolescents il y a du sexe, et franchement par rapport aux films pour adolescents avec des acteurs d’une vingtaine d’année jouant des ados de 16 ans, c’est du sexe utile, du sexe qui a un intérêt dans l’oeuvre.

Je n’avais pas l’impression de regarder un film sur les USA, mais bien un film sur la société et sur le traitement des minorités sociales. C’est corrosif, et tellement plus impertinent que tout ce que j’ai pu voir en France sur la vie en banlieue.

Si pour vous la banlieue est encore quelque chose d’inconnue et de bien étrange, je ne peux que vous conseiller d’aller le voir.

Et en même temps ça me fait penser à la Tunisie, à mes séjours avec mes cousins l’été à El Haouaria. «On est pas meilleur potes, on est juste pareils». Manque les beuveries mais sinon tout y est ou presque…

Wassup Rockers sur CommeAuCinema