Islam et les africains-américains
- L’islam afro-américain aux États-Unis : entre universalisme musulman et nationalisme noir
- « ISLAM IS THE BLACKMAN’S RELIGION: » SYNCRETIZING ISLAM WITH BLACK NATIONALIST THOUGHT TO FULFILL THE RELIGIO-POLITICAL AGENDA OF THE NATION OF ISLAM
- One Black Allah: The Middle East in the Cultural Politics of African American Liberation, 1955-1970
- Jihadis in the Hood: Race, Urban Islam and the War on Terror
Et dans le hip-hop :
- Multiple Lives of Black Islam in Hip-hop – Mubbashir Rizvi (PDF), (Lire en ligne), This article seeks to raise questions with prevailing assessments of hip-hop that offer very essentialist readings of the genre. Too often there is a ready willingness to conflate aesthetics with ‘reality’, the tendency to confuse form with content, and the insistence by both critics and practitioners to fuse behavior with spectacle. This article questions the ease with which the art-form of hip-hop is interpreted with an impoverished script of race; where rap music is only reactive, a natural response or stirring of the streets. There is a lack of credit given to the creativity, adoption of technology and the ingenuity of immaterial labor, that is the production of radical signifying practices that have transformed popular culture.
- FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP – FEAR OF A MUSLIM PLANET:THE ISLAMIC ROOTS OF HIP-HOP
Naeem Mohaiemen
sound unbound
MIT Press, DJ Spooky ed., 2008
Mahomet, prophète de Dieu ou Muhammad, messager d’Allah ?
Pourquoi retrouvons-nous si souvent le nom Mahomet au lieu de Muhammad ou de Mohammed pour désigner le messager1 d’Allah d’après l’Islam ? Même chose pour le terme Dieu remplaçant Allah dans les traductions du Coran alors même que dans le Coran, Allah est le nom de dieu, et que c’est le mot ilah qui s’apparente davantage à dieu. Ce que faisaient les romains avec les dieux des peuples vaincus, et en l’espèce les romains, peut nous permette de mieux comprendre…
On s’est souvent étonné que César ne donne pas les noms gaulois de ces divinités essentielles ; certains ont vu dans ce silence la preuve d’un manque d’information : il nous paraît impossible qu’après 6 années de présence et de lutte serrée dans le pays, César n’ait entendu le nom d’aucune divinité gauloise. S’il n’avait pas réussi à connaître ces noms parce que les Gaulois en gardaient le secret, il aurait signalé cette particularité. Si donc il n’a pas transmis cette sorte de renseignements, c’est qu’il ne l’a pas voulu. On trouverait sans difficultés des raisons à ce silence : désir d’affirmer l’universalité des dieux romains ; de valoriser la religiosité des Gaulois en la rapprochant de celle des Romains ; d’atténuer les différences qui séparaient les vaincus (surtout les Éduens, les Rèmes et autres alliés de Rome) et les vainqueurs : chaque fois qu’il le peut, César présente ses adversaires non comme d’horribles barbares, mais comme des êtres évolués, doués de belles facultés d’assimilation, et qu’il est d’autant plus méritoire de mettre à raison (les barbares, ce sont les Germains, qui servent de «repoussoir» aux Celtes). Les Gaulois «se font», dit-il, «de leur dieux à peu près la même idée que les autres peuples» : «Une affirmation de ce genre, dit Jullian, convenait bien aux maîtres du jour, soit aux politiques de Rome, qui inculquaient ainsi aux Gaulois la souveraineté universelle des dieux du Midi, soit aux philosophes grecs, qui rappellent ainsi l’unicité de principe de toutes les religions.» C’est pourquoi César appelle par leurs noms romains ces dieux universels, non par leur noms indigènes.
- Paix et bénédictions d’Allah sur lui [↩]
Mercredi 24 mars 2010 – Cinéma – Décoloniser les imaginaires
A ne pas manquer : mercredi 24 mars 2010, de 16h à 22h30, au Centre Georges Pompidou, dans le cadre du festival du cinéma du réel, une thématique « Décoloniser les imaginaires » nous emmenera dans les luttes décoloniales Noires, Panafricaines et Algériennes.
De l’Algérie aux Black Panthers
Algérie, année zéro
Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur, Bruno Muel, qui déclara plus tard : « Pour qui avait été appelé en Algérie (pour moi, 1956-58) participer à un film sur l’indépendance était une victoire sur l’horreur, le mensonge et l’absurde. Ce fut en outre le début de mon engagement par le cinéma. »
Eldridge Cleaver, Black Panther
Cleaver justifie non seulement son combat, mais la forme particulière que prend ce combat à ce moment précis de la vie de Cleaver – c’està- dire l’exil. Cleaver ne fuit pas la prison mais la « liquidation » pure et simple. Question de vie ou de mort. L’Algérie a accueilli Cleaver. [...] Très beaux moments du film lorsque la caméra suit Cleaver déambulant dans les ruelles de la Casbah – et semant la bonne parole au hasard des rencontres (il y a du prédicateur en Cleaver). Car l’exil est aussi lutte – transport de la lutte ailleurs. (Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 14/12/1970)
Séances
- Mercredi 24 mars 2010 à 16h00 – Cinéma 2
- Jeudi 25 mars 2010 à 13h30 – MK2 Beaubourg
Angela Davis
Jean Genet parle d’Angela Davis
Le 16 octobre 1970, au Hôtel Cecil à Paris, le groupe Video Out (Carole et Paul Roussopoulos) filme la déclaration de Jean Genet enregistrée après l’annonce de l’arrestation d’Angela Davis, militante du Black Panther Party et enseignante de philosophie aux Etats-Unis.Jean Genet dénonce violemment la politique raciste des Etats-Unis. À la demande du réalisateur de l’O.R.T.F, il reprendra deux fois la lecture de son texte. image L’émission sera finalement censurée.
Angela Davis : Portrait of a Revolutionary
Le film prend Angela Davis en pleine lutte. Yolande du Luart, avec les élèves du groupe cinéma de l’UCLA (University of California, Los Angeles), a suivi Angela Davis, professeur de philo chargée de la chaire de philosophie européenne et spécialiste du marxisme. Elle l’a suivie dans ses cours et hors ses cours – meetings, manifs, discours -, insistant sur un seul aspect d’Angela Davis, la militante. Aspect qui résume, il est vrai, tout Angela Davis, puisque, de son propre aveu, Angela Davis se considère en état de mobilisation permanente et que le militantisme est toute sa vie. (Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 21/02/1972)
Séances
- Mercredi 24 mars 2010 à 18h45 – Cinéma 2
Le Panafricain
Le Festival Panafricain d’Alger
Au coeur d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération et d’écrivains africains. William Klein suit les principales étapes du festival qui fut qualifié d’« opéra du tiers-monde » à sa manière particulière : le spectateur est plongé au milieu de l’action, particulièrement dans les images du défilé des troupes lors de l’ouverture du festival et celles du saxophoniste Archie Shepp improvisant en compagnie de musiciens algériens.
Séances
- Mercredi 24 mars 2010 à 20h45 – Cinéma 2
- Vendredi 26 mars 2010 à 14h00 – MK2 Beaubourg



