<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>bader.lejmi.org &#187; art</title>
	<atom:link href="http://bader.lejmi.org/tag/art/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://bader.lejmi.org</link>
	<description>politique {émancipation, oppression, colonisés, subalternes}, arts {cinéma, musique, théâtre, littérature}</description>
	<lastBuildDate>Tue, 08 Nov 2011 12:53:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator>
		<item>
		<title>Vendredi 27 mai à 20H : La prochaine fois, le feu</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/05/25/samedi-1902-la-prochaine-fois-le-feu/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/05/25/samedi-1902-la-prochaine-fois-le-feu/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 May 2011 12:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[antonin artaud]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[baldwin]]></category>
		<category><![CDATA[fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frantz fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frantzfanon]]></category>
		<category><![CDATA[ivry]]></category>
		<category><![CDATA[james baldwin]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[noirs]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=903</guid>
		<description><![CDATA[«La prochaine fois, le feu» de Frantz Fanon et James Baldwin avec Gora Diakhaté et Marcel Mankita Au théâtre des Quartiers d&#8217;Ivry, les samedis 19 et 26 février 2011 à 16h﻿ Vendredi 27 mai à 20h au Tarmac à la Villette. En entrée libre, sur réservation au 01 40 03 93 95 Dans le cadre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/02/9782070400508.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-904" title="La prochaine fois le feu" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/02/9782070400508.jpg" alt="" width="202" height="331" /></a></h2>
<h2>«La prochaine fois, le feu» de Frantz Fanon et James Baldwin</h2>
<h2>avec Gora Diakhaté et Marcel Mankita</h2>
<h2><del datetime="2011-05-25T13:19:44+00:00">Au théâtre des Quartiers d&#8217;Ivry, les samedis 19 et 26 février 2011 à 16h</del>﻿</h2>
<h2>Vendredi 27 mai à 20h au <a href="http://www.letarmac.fr/core.php?rub=pratique">Tarmac à la Villette</a>. En entrée libre, sur réservation au 01 40 03 93 95</h2>
<p><del datetime="2011-05-25T13:19:44+00:00">Dans le cadre de &laquo;&nbsp;Pièces d’identité&nbsp;&raquo;, cycle de lectures à l’auditorium Antonin Artaud, la Cie ALIHOsA présente au théâtre des Quartiers d&#8217;Ivry :</del></p>
<p>Cette lecture croise le texte de Frantz Fanon &laquo;&nbsp;Peau noire, masques blancs&nbsp;&raquo; et de James Baldwin &laquo;&nbsp;La prochaine fois le feu&nbsp;&raquo;. La situation du colonisé (des Antilles, d&#8217;Afrique, ici en France et en Europe) est mise en parallèle avec celle du Noir américain. Que ressent le Noir face à la discrimination, quelles solutions pour échapper à la place dans laquelle le Blanc ne cesse de vouloir le confiner ? La situation a-t-elle réellement changé depuis les années 50-60 où ces textes ont été écrits ?</p>
<ul>
<li>Frantz Fanon (1925-1961) : Psychiatre et essayiste français, il est l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste.</li>
<li>James Baldwin (1924-1987) : Écrivain américain, romancier, poète, auteur de nouvelles, de pièces de théâtre, d’essais. Le thème de la discrimination est récurrent dans ses œuvres, qu’elle soit d’ordre racial ou sexuel.</li>
</ul>
<h2>Comment s&#8217;y rendre ?</h2>
<p>Le théâtre est situé sur le Parc de la Villette, derrière la Grande Halle.<br />
Métro Porte de Pantin – Bus PC2, PC3 ou 75</p>
<h2><strong>En entrée libre, sur réservation au 01 40 03 93 95</strong></h2>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/05/25/samedi-1902-la-prochaine-fois-le-feu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Don&#8217;t Panik, entre Rap et Islam, le 26 mai 2011 à l&#8217;IMA</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/05/11/dont-panik-entre-rap-et-islam-le-26-mai-2011-a-lima/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/05/11/dont-panik-entre-rap-et-islam-le-26-mai-2011-a-lima/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 14:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evènement]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[don't panik]]></category>
		<category><![CDATA[farid al asri]]></category>
		<category><![CDATA[institut du monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[keira maameri]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=970</guid>
		<description><![CDATA[Diffusion du documentaire Don&#8217;t Panik (52 minutes), entre Rap et Islam, de Keira Maameri le 26 mai 2011 à 18H30 à l&#8217;IMA, suivi d&#8217;un débat avec Farid Al-Asri, historien et spécialiste des religions Don’t Panik, saisit la parole de rappeurs musulmans et répond ainsi aux questionnements de Keira Maameri. Le rapprochement entre leur vie d’artiste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.facebook.com/event.php?eid=130627043674975"><img src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2011/05/dont-panik1.jpg" alt="Don't Panik, l'affiche" title="dont-panik" class="aligncenter size-full wp-image-972" width="450" /></a><br />
<strong>Diffusion du documentaire <a href="https://www.facebook.com/event.php?eid=130627043674975">Don&#8217;t Panik (52 minutes), entre Rap et Islam, de Keira Maameri le 26 mai 2011 à 18H30 à l&#8217;IMA</a>, suivi d&#8217;un débat avec Farid Al-Asri, historien et spécialiste des religions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Don’t Panik, saisit la parole de rappeurs musulmans et répond ainsi aux questionnements de Keira Maameri. Le rapprochement entre leur vie d’artiste et spirituelle s’affiche ici dans ses nuances et s’évite ainsi des raccourcis quand on sait que le rap est très répandu et réunis beaucoup de musulmans tant chez les rappeurs que dans le public. Ici, le sujet s’illustre aux travers de 6 rappeurs : A.D.L. (Suède), Doug E Tee (Sénégal), Hasan Salaam (Etats-Unis), Manza (Belgique), Médine (France) et Youss (Algérie). <strong>Leur expérience est personnelle mais apporte dans une dimension internationale, un témoignage fort d’explications. Le contexte identitaire est posé, la foi en l’Islam exprimée et l’exposition artistique assumée.</strong> Le sujet s’ouvre avec un sérieux amusé sur eux, individu, rappeur, croyant et personne publique pour percevoir les combinaisons entre Rap et Islam ; l’influence de l’un sur l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.abcdrduson.com/interviews/261-keira-maameri.html">A : Quelles réflexions t&#8217;ont conduite à vouloir réaliser Don&#8217;t Panik ?</a><br />
K : Je pense que ce n&#8217;est pas tant une réflexion que mon expérience de vie. <strong>Je suis juste fatiguée qu&#8217;on malmène les miens.</strong> J&#8217;en suis d&#8217;autant plus touchée qu&#8217;il y a peu de personnes qui prennent la parole alors que, en toute honnêteté, n&#8217;importe qui avec un minimum de réflexion se rendrait compte de la cabale menée contre l&#8217;islam aujourd&#8217;hui. C&#8217;est pareil pour le hip-hop. Qui, aujourd&#8217;hui, donne réellement du crédit à cette culture ? <strong>A partir du moment où on ne nous considère pas à notre juste valeur, c&#8217;est à nous-mêmes de prendre les &laquo;&nbsp;armes&nbsp;&raquo;. </strong>N&#8217;ayez pas peur, ce n&#8217;est qu&#8217;un documentaire ! Je pense souvent à un poème allemand de Martin Niemöller, qui commence comme cela : &laquo;&nbsp;Quand ils sont venus chercher les communistes, je n&#8217;ai rien dit, je n&#8217;étais pas communiste…&nbsp;&raquo; et se termine par &laquo;&nbsp;Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester&nbsp;&raquo;&#8230; A bon entendeur !</p>
<p><iframe width="450" height="286" src="http://www.youtube.com/embed/XIDAUxjNkGs?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Informations pratiques :</h3>
<ul>
<li>Jeudi 26 mai 2011 à 18h30</li>
<li><a href="http://www.imarabe.org/jeudi-ima/rap-et-islam">Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés-Saint-Bernard Place Mohammed V 75005 Paris </a></li>
<li>Métro Jussieu (7 et 10)</li>
<li>Information : 01 40 51 38 38</li>
<li>Entrée Libre (gratuite)</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/05/11/dont-panik-entre-rap-et-islam-le-26-mai-2011-a-lima/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Offensive sur la Littérature Urbaine &#8211; C.REEL</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2011/05/10/offensive-sur-la-litterature-urbaine-c-reel/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2011/05/10/offensive-sur-la-litterature-urbaine-c-reel/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 May 2011 14:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[an antane kapesh]]></category>
		<category><![CDATA[anne andré]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[je suis une maudite sauvagesse]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[offensive littérature urbaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=966</guid>
		<description><![CDATA[Le 29 avril dernier, j&#8217;étais présent pour la deuxième édition de l&#8217;Offensive sur la Littérature Urbaine : &#171;&#160;Notre révolution sera culturelle&#160;&#187;. Bevprod m&#8217;a filmé, voici les vidéos :]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 29 avril dernier, j&#8217;étais présent  pour la deuxième édition de l&#8217;Offensive sur la Littérature Urbaine : &laquo;&nbsp;Notre révolution sera culturelle&nbsp;&raquo;. <a href="www.bevprod.com">Bevprod</a> m&#8217;a filmé, voici les vidéos :</p>
<p><iframe width="450" height="286" src="http://www.youtube.com/embed/4gGENzJuU9E" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="450" height="286" src="http://www.youtube.com/embed/R01DVZksqm4?hd=1" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2011/05/10/offensive-sur-la-litterature-urbaine-c-reel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rééducation des corps. Leçon 1 : le visage.</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/04/16/reeducation-des-corps-lecon-1-le-visage/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/04/16/reeducation-des-corps-lecon-1-le-visage/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 21:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[étranger]]></category>
		<category><![CDATA[bourdieu]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[fethi benslama]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[pierre bourdieu]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[visage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=708</guid>
		<description><![CDATA[Théorie «Le corps en tant que forme perceptible “produisant, comme on dit, une impression” […] est, de toutes les manifestations de la “personne”, celle qui se laisse le moins facilement modifier, provisoirement et surtout définitivement et, du même coup, celle qui est socialement tenue pour signifier le plus adéquatement, parce qu’en dehors de toute intention [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CeII_UBRNRw&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/CeII_UBRNRw&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h2 style="text-align: justify;">Théorie</h2>
<p style="text-align: justify;">«Le corps en tant que forme perceptible “produisant, comme on dit, une impression” […] est, de toutes les manifestations de la “personne”, celle qui se laisse le moins facilement modifier, provisoirement et surtout définitivement et, du même coup, celle qui est socialement tenue pour signifier le plus adéquatement, parce qu’en dehors de toute intention signifiante, l’”être profond”, la “nature” de la “personne”. Le corps fonctionne donc comme un langage par lequel, on est parlé, plutôt qu’on ne le parle, un langage de la nature où se trahit le plus caché et le plus vrai, à la fois, parce que le moins consciemment contrôlé et contrôlable et qui contamine et surdétermine de ses messages perçus et non aperçus toutes les expressions intentionnelles à commencer par la parole. Mais ce langage de l’identité naturelle est en fait un langage de l’identité sociale, ainsi naturalisée, sous forme par exemple de vulgarité ou de distinction naturelle, donc légitimée. Il est à peine besoin de rappeler en effet que le corps, dans ce qu’il de plus naturel en apparence, c’est-à-dire dans les dimensions de sa conformation (visible volume taille poids etc.) est un produit social».<br />
<a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_1977_num_14_1_2554">Pierre Bourdieu, « Remarques provisoires sur la perception sociale du corps », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 14, 1977, p. 51.</a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Application</h2>
<p style="text-align: justify;">«Brusquement, le discours sur le migrant fait resurgir le déni de la fonction culturelle de la nation ou du peuple en tant que fiction pour lui substituer l’idée d’un corps social calqué sur le corps propre d’un individu qui serait menacé dans son unité, dans sa propriété, dans son intériorité par l’étranger. Cette substitution d’un corps commun organique, à la fiction d’une vérité partagée de l’être-ensemble, permet de justifier le racisme et la xénophobie comme défense naturelle de ce corps, puisque le pathologique n’est que la réaction normale d’un organisme infesté par l’extérieur.»<br />
<a href="http://www.revue-quasimodo.org/PDFs/6%20-%20Benslama%20Migrant%20Etrangers%20Racisme.pdf">Fethi Benslama, Le naturel et l’étranger, Quasimodo, n° 6 (« Fictions de l&#8217;étranger »), printemps 2000, Montpellier, p. 107-114</a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Piste</h2>
<p style="text-align: justify;">« On parle toujours d&#8217;« imaginaire », mais l&#8217;imagination, c&#8217;est la représentation que l&#8217;on a du monde social lorsqu&#8217;on est dressé, socialisé à accepter le monde social tel qu&#8217;il est par la fréquentation longue et continue du monde. Nous sommes étatisés, ajustés&#8230; L&#8217;ordre social est du côté des corps. Par exemple, la domination masculine n&#8217;est pas liquidée avec la conscience de la domination. Il y a une contribution des viscères à la domination. Il faut transformer les corps, mais ça prend du temps, ça suppose des rééducations du corps. »<a href="http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/i/incorporation.html"><br />
(Entretien avec Roger Chartier, in « Les lundis de l&#8217;histoire », France Culture, mai 1997 (à la publication des Méditations pascaliennes). Rediffusé sur France Culture le 3 août 2002)</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/04/16/reeducation-des-corps-lecon-1-le-visage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Colonialisme français : entre assimilation et association</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 14:57:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liens]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[assimilation]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[bhabha]]></category>
		<category><![CDATA[citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[colon]]></category>
		<category><![CDATA[colonial]]></category>
		<category><![CDATA[coloniale]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[colonisé]]></category>
		<category><![CDATA[décivilisation]]></category>
		<category><![CDATA[delicious]]></category>
		<category><![CDATA[diagne]]></category>
		<category><![CDATA[dialectique]]></category>
		<category><![CDATA[domination]]></category>
		<category><![CDATA[emmanuelleSaada]]></category>
		<category><![CDATA[esclave]]></category>
		<category><![CDATA[fanon]]></category>
		<category><![CDATA[française]]></category>
		<category><![CDATA[franc-maçons]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[frantzfanon]]></category>
		<category><![CDATA[hégel]]></category>
		<category><![CDATA[homibhabha]]></category>
		<category><![CDATA[HomiKBhabha]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[imitation]]></category>
		<category><![CDATA[inde]]></category>
		<category><![CDATA[indigène]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[integration]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[maître]]></category>
		<category><![CDATA[mimicry]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[occidental]]></category>
		<category><![CDATA[orient]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[partage]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialism]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[progres]]></category>
		<category><![CDATA[républicain]]></category>
		<category><![CDATA[république]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=585</guid>
		<description><![CDATA[Ma selection de liens du 27/01/2010 au 28/01/2010: Franc-maçonnerie &#8211; Colonisation 1930 : Assimilation-Association &#8211; Diagne &#8211; Au convent GODF de 1923, la commission conventuelle affirmait : « On ne peut s&#8217;arrêter ni à une rigide politique d&#8217;association, ni à une politique simpliste de brusque et complète assimilation ». Cette commission préconisait donc, en pleine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma selection de liens du 27/01/2010 au 28/01/2010:</p>
<ul>
<li><a href="http://emsomipy.free.fr/Colonies.Odo/10.Assimilation.Association.htm#La_th%C3%A9orie_de_lassimilation_au_contact_des_r%C3%A9alit%C3%A9s__">Franc-maçonnerie &#8211; Colonisation 1930 : Assimilation-Association &#8211; Diagne</a> &#8211; Au convent GODF de 1923, la commission conventuelle affirmait : « On ne peut s&#8217;arrêter ni à une rigide politique d&#8217;association, ni à une politique simpliste de brusque et complète assimilation ». Cette commission préconisait donc, en pleine ambiguïté, «.qu&#8217;une politique souple de large association soit appliquée aux indigènes en vue de leur assimilation progressive et complète, posée en principe de base ».</li>
<li><a href="http://terrain.revues.org/index2618.html#tocto1n4">Entre « assimilation » et « décivilisation » : l’imitation et le projet colonial républicain</a> &#8211; La notion d’imitation a été au cœur du projet colonial de la 3ème République. Dans les dernières années du xixe siècle, l’imitation est convoquée dans la polémique entre « assimilation » et « association » ; dans les années 1920 et 1930, elle est au centre de la « sociologie coloniale » de René Maunier. L’imitation est enfin et surtout objet de préoccupations de la part de l’administration coloniale. Dans la mesure où celle-ci se donne pour tâche de reproduire le grand partage entre « indigènes » et « citoyens », elle doit faire face à une double contrainte posée par l’existence de phénomènes mimétiques : si l’imitation est l’instrument privilégié de la « mission civilisatrice », elle remet en cause la dichotomie colonisateur/colonisé au fondement de la domination coloniale produisant des « décivilisés » européens et des « évolués » indigènes.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/03/14/colonialisme-francais-entre-assimilation-et-association/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Noir, une créature ratée</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-noir-une-creature-ratee/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-noir-une-creature-ratee/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 22:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Aimé Césaire]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Casey]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[créature ratée]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[race]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=632</guid>
		<description><![CDATA[Casey, la créature ratée (paroles) «Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la négrerie ; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="304" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/csq5Sa04hsY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="304" src="http://www.youtube.com/v/csq5Sa04hsY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.13or-du-hiphop.fr/parole/casey-la-creature-ratee-6110.html">Casey, la créature ratée (paroles)</a></p>
<p><em>«Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la négrerie ; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments et l’on nous vendait sur les places et l’aune de drap anglais et la viande salée d’Irlande coûtaient moins cher que nous, et ce pays était calme, tranquille, disant que l’esprit de Dieu était dans ses actes.»</em><br />
<a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2651"> Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/03/02/le-noir-une-creature-ratee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Racisme de la beauté et de l&#8217;intelligence</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/02/26/racisme-de-la-beaute-et-de-lintelligence/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/02/26/racisme-de-la-beaute-et-de-lintelligence/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 22:19:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[bhl]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[domination]]></category>
		<category><![CDATA[image]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=628</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;intellectuel Bourgeois Blanc est Beau et Intelligent. Il l&#8217;est tellement qu&#8217;il Ecrit Nu. Sa Beauté ainsi se transmet à son écrit. Or un Homme, aussi Beau et Intelligent qu&#8217;il soit, transpire des aisselles. Si sa Beauté (avec un grand B comme dans Boursouflure) transpire de sous ses écrits, il en est de même pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_629" class="wp-caption aligncenter" style="width: 392px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/171799-bhl-et-arielle-dombasle-637x0-2.jpg"><img class="size-full wp-image-629 " title="BHL et Arielle Dombasle" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/171799-bhl-et-arielle-dombasle-637x0-2.jpg" alt="" width="382" height="556" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Henri-Lévy : «Quand j&#39;écris, c&#39;est généralement nu»...</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intellectuel Bourgeois Blanc est Beau et Intelligent. Il l&#8217;est tellement qu&#8217;il Ecrit Nu. Sa Beauté ainsi se transmet à son écrit. Or un Homme, aussi Beau et Intelligent qu&#8217;il soit, transpire des aisselles. Si sa Beauté (avec un grand B comme dans Boursouflure) transpire de sous ses écrits, il en est de même pour la crasse sous les paillettes et le parfum&#8230; Laver, parfumer et emballer un crapeau n&#8217;en fait pas un prince. Tout comme une grenouille en robe de soirée n&#8217;est pas une princesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« [Le racisme de l'intelligence] est propre à une classe dominante dont la reproduction dépend, pour une part, de la transmission du capital culturel, capital hérité qui a pour propriété d&#8217;être un capital incorporé, donc apparemment naturel, inné.<br />
Le racisme de l&#8217;intelligence est ce par quoi les dominants visent à produire une « théodicée de leur propre privilège », comme dit Weber, c&#8217;est-à-dire une justification de l&#8217;ordre social qu&#8217;ils dominent. Il est ce qui fait que les dominants se sentent justifiés d&#8217;exister comme dominants ; qu&#8217;ils se sentent d&#8217;une essence supérieure. »</em><br />
(<a href="http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/r/racismedelintelligence.html">Pierre Bourdieu, Questions de sociologie, Minuit, 1984, p.264</a>)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/02/26/racisme-de-la-beaute-et-de-lintelligence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La figure clivée du colonisé entre différence et ressemblance</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/02/03/la-figure-clivee-du-colonise/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/02/03/la-figure-clivee-du-colonise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 01:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[alienation]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[bhabha]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
		<category><![CDATA[colon]]></category>
		<category><![CDATA[colonial]]></category>
		<category><![CDATA[coloniale]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[colonisé]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[domination]]></category>
		<category><![CDATA[fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frantzfanon]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[homibhabha]]></category>
		<category><![CDATA[image]]></category>
		<category><![CDATA[indigène]]></category>
		<category><![CDATA[mimetisme]]></category>
		<category><![CDATA[mimicry]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[progres]]></category>
		<category><![CDATA[race]]></category>
		<category><![CDATA[races]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[régénération]]></category>
		<category><![CDATA[savoir]]></category>
		<category><![CDATA[serviteur]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[sujet]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
		<category><![CDATA[us]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=600</guid>
		<description><![CDATA[«Il est en effet évident que le Malgache peut parfaitement supporter de ne pas être un Blanc. Un Malgache est un Malgache; ou plutôt non, un Malgache n&#8217;est pas un Malgache : il existe absolument sa « malgacherie ». S&#8217;il est Malgache, c&#8217;est parce que le Blanc arrive, et si, à un moment donné de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_601" class="wp-caption aligncenter" style="width: 274px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg"><img class="size-full wp-image-601  " title="Avatar avatar" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/avatar_character.jpg" alt="" width="264" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé sauvage</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_602" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg"><img class="size-full wp-image-602" title="myYearbookPhoto3" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/myYearbookPhoto3.jpg" alt="Colonisé régénéré (mimétisme)" width="225" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Colonisé civilisé</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>«Il est en effet évident que le Malgache peut parfaitement supporter de ne pas être un Blanc. Un Malgache est un Malgache; ou plutôt non, un Malgache n&#8217;est pas un Malgache : il existe absolument sa « malgacherie ». S&#8217;il est Malgache, c&#8217;est parce que le Blanc arrive, et si, à un moment donné de son histoire, il a été amené à se poser la question de savoir s&#8217;il était un homme ou pas, c&#8217;est parce qu&#8217;on lui contestait cette réalité d&#8217;homme. Autrement dit, je commence à souffrir de ne pas être un Blanc dans la mesure où l&#8217;homme blanc m&#8217;impose une discrimination, fait de moi un colonisé, m&#8217;extorque toute valeur, toute originalité, me dit que je parasite le monde,  qu&#8217;il faut que je me mette le plus rapidement possible au pas du monde blanc, « que je suis une bête brute, que mon peuple et moi sommes comme un fumier ambulant hideusement prometteur de canne tendre et de coton soyeux, que je n&#8217;ai rien à faire au monde ». Alors j&#8217;essaierai tout simplement de me faire blanc, c&#8217;est-à-dire j&#8217;obligerai le Blanc à reconnaître mon humanité.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Frantz Fanon, Du prétendu complexe de dépendance du colonisé &#8211; Peau Noire, masques blancs, 1952, p. 79</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le Noir est à la fois le sauvage (le cannibale) et pourtant le plus obéissant et le plus célébré des serviteurs (le porteur de nourriture) ; il est l&#8217;incarnation de la sexualité ramante, le primitif, le simple d&#8217;esprit et pourtant le menteur  et le manipulateur des forces sociales le plus accompli du monde. À chaque fois, ce qui est dramatisé est une séparation &#8211; entre les races, les cultures et les histoires, au sein des histoires -, une séparation entre un avant et un après qui répète obsessivement le moment mythique de la disjonction. [...] Le fantasme colonial [...] propose une téléologie &#8211; dans certaines conditions de domination coloniale et de contrôle, l&#8217;indigène est progressivement réformable. De l&#8217;autre, toutefois, il affiche effectivement la «séparation», il la rend plus visible. C&#8217;est la visibilité de cette séparation qui, en déniant au colonisé toute capacité d&#8217;autogouvernement, d&#8217;indépendance, de modes occidentaux de civilité, donne son autorité à la version et à la mission officielles du pouvoir coloniale.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Homi Bhabha, Les lieux de la culture, Payot, 2007, p. 144.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le mimétisme colonial est le désir d&#8217;un Autre réformé, reconnaissable, comme sujet d&#8217;une différence qui est presque le même, mais pas tout à fait. Ce qui revient à dire que le discours du mimétisme se construit autour d&#8217;une ambivalence ; pour être efficace, le mimétisme doit sans cesse produire son glissement, son excès, sa différence. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ibid, p. 148</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/02/03/la-figure-clivee-du-colonise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le colonisé est un envieux&#8230;</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2010/02/01/le-colonise-est-un-envieux/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2010/02/01/le-colonise-est-un-envieux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 03:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[AchilleMbembe]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
		<category><![CDATA[colon]]></category>
		<category><![CDATA[colonisé]]></category>
		<category><![CDATA[dialectique]]></category>
		<category><![CDATA[frantzfanon]]></category>
		<category><![CDATA[homibhabha]]></category>
		<category><![CDATA[indigène]]></category>
		<category><![CDATA[jeanpaulsartre]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=595</guid>
		<description><![CDATA[à première vue et dans l&#8217;urgence «Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.» Frantz Fanon, Les damnés de la Terre, 1961, p. 89. «[la violence du colonisé], n&#8217;est pas une absurde tempête ni la résurrection d&#8217;instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c&#8217;est l&#8217;homme lui-même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_596" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.bloodnextdoor.com/lethe.html"><img class="size-full wp-image-596 " title="themort" src="http://bader.lejmi.org/wp-content/uploads/2010/02/themort.gif" alt="Tea 2007 . 50 x 65 cm" width="480" height="379" /></a><p class="wp-caption-text">Tea 2007 . 50 x 65 cm</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">à première vue et dans l&#8217;urgence</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>«Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.»</em><br />
<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/MATHIEU/16934">Frantz Fanon, Les damnés de la Terre, 1961, p. 89.</a></p>
<p style="text-align: justify;">«<em>[la violence du colonisé], n&#8217;est pas une absurde tempête ni la résurrection d&#8217;instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c&#8217;est l&#8217;homme lui-même se recomposant. Cette vérité, nous l&#8217;avons sue, je crois, et nous l&#8217;avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c&#8217;est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait ; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie ; mais elle procède par elle-même à l&#8217;émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu&#8217;elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible ; cela veut dire : s&#8217;abandonner aux dissociations d&#8217;une vie truquée ou conquérir l&#8217;unité natale. (&#8230;) <strong>En le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c&#8217;est faire d&#8217;une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre</strong>. (&#8230;) Fils de la violence, il puise en elle à chaque instant son humanité : nous étions hommes à ses dépens, il se fait homme aux nôtres. Un autre homme : de meilleure qualité.</em> »<br />
<a href="http://1libertaire.free.fr/Sartre1961Fanon.html">Jean-Paul Sartre, Préface, Frantz Fanon, Les damnés de la terre, 1961 </a></p>
<h2 style="text-align: justify;">en prenant le temps d&#8217;y regarder de plus près</h2>
<p style="text-align: justify;">«<em>[Les représentations clivées de la relation coloniale] mettent en scène la division du corps et de l&#8217;âme qui accomplit l&#8217;artifice de l&#8217;identité, une division qui tranche à travers la peau fragile &#8211; blanche et noire &#8211; de l&#8217;autorité individuelle et sociale. Trois conditions émergent, qui sous-tendent une compréhension du processus d&#8217;identification dans l&#8217;analytique du désir.<br />
La première : exister, c&#8217;est être appelé à l&#8217;être en relation à une altérité, son regard ou son locus. [...] Ce processus est visible dans l&#8217;échange de regards entre indigène et colon qui structure leur relation psychique dans l&#8217;imaginaire paranoïaque de la possession sans limites et son langage familier de l&#8217;inversion : «Le regard que le colonisé jette sur la ville du colon est un regard de luxure, un regard d&#8217;envie. Rêves de possession. Tous les modes de possession : s&#8217;asseoir à la table du colon, coucher sur le lit du colon, avec sa femme si possible. Le colonisé est un envieux. Le colon ne l&#8217;ignore pas qui, surprenant son regard à la dérive, constate amèrement mais toujours sur le qui vive : &laquo;&nbsp;Ils veulent prendre notre place.&nbsp;&raquo; C&#8217;est vrai, il n&#8217;y a pas un colonisé qui ne rêve au moins une fois par jour de s&#8217;installer à la place du colon. ». <strong>C&#8217;est toujours en relation avec la place de l&#8217;Autre que le désir colonial s&#8217;articule : l&#8217;espace fantasmatique de possession qu&#8217;aucun sujet ne peut occuper isolément ou fixement et qui permet donc le rêve de l&#8217;inversion des rôles.</strong><br />
La seconde : la place même de l&#8217;identification, prise dans la tension de la demande et du désir, est un espace de clivage. <strong>Le fantasme de l&#8217;indigène est précisément d&#8217;occuper la place du maître tout en gardant sa place dans la colère vengeresse de l&#8217;esclave.</strong> «Peau noire, masques blancs» n&#8217;est pas une division nette ; c&#8217;est une image de redoublements, de dissimulation de l&#8217;être en au moins deux points à la fois, ce qui rend impossible à l&#8217;évolué dévalué, insatiable (un abandon névrotique, écrit Fanon) d&#8217;accepter l&#8217;invitation du colonisateur à l&#8217;identité : « Tu es médecin, écrivain, étudiant, tu es différent, tu es l&#8217;un de nous.» [...]<br />
Finalement, la question de l&#8217;identification n&#8217;est <strong>jamais l&#8217;affirmation d&#8217;une identité prédonnée, jamais une prophétie s&#8217;auto-accomplissant &#8211; mais toujours la production d&#8217;une image d&#8217;identité et la transformation du sujet assumant cette image</strong>. La demande d&#8217;identification &#8211; être (pris) pour un Autre &#8211; entraîne la représentation du sujet dans l&#8217;ordre différenciant de l&#8217;altérité.</em>»</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&amp;art=1879&amp;PHPSESSID=94632ce0eb838bc2101379095851ab1e">Homi K. Bhabha, <em>Les lieux de la culture. Une théorie postcoloniale</em>, trad. de l’anglais par François Bouillot, Paris, Payot, 2007, pp 91-92.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Je veux dire que dans le geste obscène qu’est le lynchage, l’on cherche donc à protéger la pureté supposée de la femme blanche en tenant le Noir à hauteur de sa mort. On veut l’amener à contempler l’extinction et l’obscurcissement de ce que, dans la fantasmagorie raciste, l’on tient pour son « soleil sublime », son </em><em>phallos</em>. La déchirure de sa masculinité doit passer par la transformation de ses organes génitaux en champ de ruines &#8211; leur séparation d’avec les puissances de la vie. C’est parce que, comme le dit bien Fanon, dans cette configuration, le nègre n’existe pas. Ou plutôt, le nègre est avant tout un membre.»</p>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.mouvements.info/Decoloniser-les-structures.html">Achille Mbembe, Décoloniser les structures psychiques du pouvoir, Mouvements n° 51, sept.-oct. 2007 : Qui a peur du postcolonial ?</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Tout pouvoir repose sur un fantasme originaire. Deux points de frottement des fantasmes originaires sont la sexualité et la mort. Le fantasme du pouvoir et le pouvoir du fantasme consistent à frotter ces deux imaginaires, à les frotter constamment, jusqu&#8217;au point de combustion. <strong>Et la domination n&#8217;est rien d&#8217;autre que le fait, pour les dominants et le reste, de partager, quant au fond, les mêmes fantasmes.</strong>»</em><br />
<a href="http://books.google.fr/books?id=VadCCBHLy68C">in Achille Mbembe – De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine. Paris, Karthala, 2000, pp. 215</a></p>
</div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 238px; width: 1px; height: 1px; text-align: justify;">Fils de la violence, il puise en                elle à chaque instant son humanité : nous étions                hommes à ses dépens, il se fait homme aux nôtres.                Un autre homme : de meilleure qualité.</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2010/02/01/le-colonise-est-un-envieux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mes signets du 10/11/2009</title>
		<link>http://bader.lejmi.org/2009/11/10/mes-signets-du-10112009/</link>
		<comments>http://bader.lejmi.org/2009/11/10/mes-signets-du-10112009/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 15:02:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bader Lejmi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liens]]></category>
		<category><![CDATA[achilembembe]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[banlieues]]></category>
		<category><![CDATA[culturalstudies]]></category>
		<category><![CDATA[détournement]]></category>
		<category><![CDATA[decolonisation]]></category>
		<category><![CDATA[delicious]]></category>
		<category><![CDATA[dialectique]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[NancyFraser]]></category>
		<category><![CDATA[politics]]></category>
		<category><![CDATA[post-socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[postcolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance]]></category>
		<category><![CDATA[redistribution]]></category>
		<category><![CDATA[rili]]></category>
		<category><![CDATA[situationist]]></category>
		<category><![CDATA[theory]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bader.lejmi.org/?p=533</guid>
		<description><![CDATA[Ma selection de liens du 10/11/2009 : U B U W E B &#8211; Film &#38; Video: Ren&#233; Vi&#233;net &#8211; Can Dialectics Break Bricks? &#8211; &#8220;Imagine a kung fu flick in which the martial artists spout Situationist aphorisms about conquering alienation while decadent bureaucrats ply the ironies of a stalled revolution. This is what you&#8217;ll [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma selection de liens du 10/11/2009 :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.ubu.com/film/vienet_dialectics.html">U B U W E B &#8211; Film &amp; Video: Ren&eacute; Vi&eacute;net &#8211; Can Dialectics Break Bricks?</a> &#8211; &ldquo;Imagine a kung fu flick in which the martial artists spout Situationist aphorisms about conquering alienation while decadent bureaucrats ply the ironies of a stalled revolution. This is what you&rsquo;ll encounter in Ren&eacute; Vi&eacute;net&rsquo;s&rsquo;s outrageous refashioning of a Chinese fisticuff film. An influential Situationist, Vi&eacute;net&rsquo;s stripped the soundtrack from a run-of-the-mill Hong Kong export and lathered on his own devastating dialogue. . . . A brilliant, acerbic and riotous critique of the failure of socialism in which the martial artists counter ideological blows with theoretical thrusts from Debord, Reich and others. . . . Vi&eacute;net&rsquo;s&rsquo;s target is also the mechanism of cinema and how it serves ideology.&rdquo;</li>
<li><a href="http://www.icicemac.com/edito/pointfinal.php3?nid=252">Figures du Multiple: La France peut-elle r&eacute;inventer son identit&eacute; ?</a> &#8211; La crise dans les banlieues de France a pour origine la mani&egrave;re dont la France a historiquement voulu esquiver la question raciale tout en multipliant, &agrave; tous les niveaux de la vie quotidienne, des pratiques de &laquo; racialisation &raquo;. Elle r&eacute;v&egrave;le au grand jour l&rsquo;impasse &agrave; laquelle a conduit le refus, par ce pays, de s&rsquo;auto-d&eacute;coloniser. Si la France tient encore &agrave; exercer un minimum d&rsquo;attraction dans l&rsquo;imagination contemporaine, il faudra, tr&egrave;s vite, qu&rsquo;elle en vienne au fait qu&rsquo;urgence.</li>
<li><a href="http://www.eurozine.com/articles/article_2009-04-21-fraser-fr.html">Eurozine &#8211; La justice mondiale et le renouveau de la tradition de la th&eacute;orie critique &#8211; Nancy Fraser, Alfredo Gomez-Muller, Gabriel Rockhill</a> &#8211; Dans cet entretien, Nancy Fraser revient sur les diff&eacute;rentes formulations qu&#39;elle a donn&eacute;es, ces quinze derni&egrave;res ann&eacute;es, des contradictions pos&eacute;es par l&#39;articulation entre politique de redistribution et politique de reconnaissance. Au xxie si&egrave;cle, alors que les revendications &quot; identitaires &quot; prennent de plus en plus d&#39;importance, dans quel cadre g&eacute;opolitique, disciplinaire et conceptuel repenser l&#39;exigence de justice distributive ?</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bader.lejmi.org/2009/11/10/mes-signets-du-10112009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

