La République est un Etat mais les républicains en ont fait une religion

Cher Mabrouck Rachedi,

J’ai lu avec intérêt ta tribune où tu clames haut et fort être un fondamentaliste républicain.1 Tu seras peut-être étonné, mais je l’écrivais moi-même il y a quelques années dans des termes bigrement proche des tiens. Dans certains jours radieux comme aujourd’hui, je me revois le clamer comme si c’était hier.

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  1.  Mabrouck Rachedi est écrivain, auteur de l’ouvrage. Le petit Malik(éditions Lattès, 2008). Sa tribune « Je suis fondamentaliste et j’assume » est parue le 30 août sur Libération. Pour le lire, cliquez ici. []

Islam et indépendance par Al Mawdudi

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La situation vécue au cours de la période de l’indépendance se résume comme suit: dans chaque pays ou État, des hommes dépourvus de conscience islamique et d’une compréhension juste de la religion, ont pris le pouvoir politique et économique. Non seulement ils méprisent et dédaignent les coutumes héritées des musulmans, mais ils pensent qu’en suivant la voie islamique et en s’accrochant a ses valeurs et à ses principes, ils seraient atteints de déshonneur et d’humiliation, ils seraient au bas de l’échelle de l’humanité, sans valeur, privés du progrès et de la renaissance auxquels ils aspirent. Pour rattraper cette civilisation, ils se sentent obligés d’adopter les pensées et les principes de l’Occident, suivis à la lettre et imités dans leurs moindres détails.

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Conditions du mouvement révolutionnaire congolais de Guy Debord (commenté)

En ces temps de célébration de Guy Debord, le dirigeant et théoricien principal de l’International Situationniste, voici mes commentaires qui accompagnent une lettre qu’il a adressé au mouvement de libération nationale congolais en 1966. Mes commentaires s’ancrent dans une perspective anticoloniale révolutionnaire. Commenter ce texte en particulier, celui d’une figure à la fois éminente et iconoclaste de la gauche occidentale, c’est traiter du rapport entre le mouvement de libération du colonialisme et la « meilleure » des gauches, celle qui dit nous soutenir mais en posant ses conditions. Déjà dans la forme, en posant des conditions, ce texte rentre dans la catégorie « fraternaliste » si bien décrite par Aimé Césaire dans son texte de rupture adressé à Maurice Thorez, dirigeant du Parti Communiste Français.

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Gérard Depardieu, ou le 1er rôle dans « La Victime Imaginaire »

Ce dimanche 16 décembre, Gérard Depardieu s’est fendu d’une lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault, 1er ministre de la République Française lui reprochant de l’avoir traiter de minable pour s’être évadé fiscalement en Belgique. Mieux que ça, il dit rendre son passeport et sa sécurité sociale. Et de là, la polémique est née ! Si le comédien Depardieu nous avait habitué à d’épiques épopées, le citoyen se vautre lui dans une affligeante polémique. Ce que j’y trouve de plus affligeant, c’est la soudaine compassion publique à son égard. Une compassion qui n’en est que plus insupportable en regard du traitement de la moindre parole interprétée comme « anti-française » d’un citoyen Français non-blanc.

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Lettre à mon frère Hamza de la Maison des Potes de St Etienne

Hamza Ould Mohamed, président de la Maison des Potes de Saint-Etienne

Salam Hamza,

j’ai lu l’article de la journaliste Sylvia ZAPPI sur ce que tu as subi à l’université d’automne des Maisons des potes, association du réseau de SOS Racisme. Cette fédération se sert allègrement des quartiers comme un faire-valoir. Elle aime à cantonner les quartiers dans le cliché du jeune beur à casquette qui ne désire qu’une chose, se faire aimer de la France. Cette maison des potes, n’est pas la notre assurément… Mais toi, à St Etienne, tu as su en faire quelque chose de neuf. Tu as su, en toute autonomie avec tes potes, mobiliser 400 jeunes des quartiers de St Etienne. Tu as su faire en sorte que les quartiers se l’approprient pour en faire leur maison. Celle de leur dignité retrouvée et inchaAllah de leur libération.

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