Islam, Nation et Individualisme

Les changements historiques irrémédiables en Tunisie

Le voile bourgeonne en Tunisie comme les mini-juppes en France au printemps… Non pas que les mini-juppes ne bourgeonnent pas à Tunis… Mais le voile islamique gagne du terrain. Et lorsque l’on dit voile, on oublie tout ce que ça entraine. Evitement de tout individu de sexe masculin, habits ayant pour but de cacher le maximum des formes féminines et pression implicite sur les non-voilées. (Je ne rentre pas dans le cas du voile intégré comme accessoire de mode). Car en Tunisie, il y a un concept avec lequel on ne transige pas : on est tous musulman. Mais le mur se fissure…

De nombreuses personnes osent aujourd’hui revendiquer la laicité pour la Tunisie. Un acte politique. La politique c’est pourtant tabou. Soyons honnête, parmi ces laïques un grand nombre de déistes, athés, agnostiques ou en tout cas non-musulman. Bien sûr, parmi eux un grand nombre de musulmans également, mais surtout de ceux qui se disent non-pratiquant. Pourtant ils ne semblent pas avoir peur. S’ils étaient sages ils devraient pourtant vu le contexte de soit-disant réislamisation et l’intransigeance du pouvoir.

Ne peut-on pas être musulman et revendiquer la laïcité ? Peut-être bien que c’est compatible, mais quel intérêt de revendiquer une telle chose dans un pays ou les mosquées cadrillent le territoire de la République de façon plus fine que les écoles, où l’Islam est enseigné en maternelle, et où on emploie quotidiennement des formules islamiques. Bien sûr, beaucoup les emploient dans un contexte laïque. Mais quand l’on vous corrige quand vous avez dit beslema ou 3aslema au lieu de salam alikoum, là vous pouvez être sur qu’implicitement être un arabe implique être musulman.

La communauté des musulmans, oumma, n’a pas cessé d’exister. On s’appelle frères entre hommes et soeurs entre femmes, vendredi on ne vends ni ne bois d’alcool. La nouvelle radio à vocation religieuse, Zitouna, fait un tabac chez les taxis. On évite de blasphémer… La patrie, ça vient après. Les taxis c’est la tunisie populaire. Le taxi il s’en tappe, il met Zitouna, et il t’emmerde. Le taxi exige de toi que tu lui dises « salam alikoum » comme un musulman. Il en a rien à cirer que 3aslema soit la tradition tunisienne, salam alikoum c’est pur, donc mieux.

L’Etat a beau être nationaliste et tenter d’insuffler l’amour de la patrie par tous les pors de la peau du citoyen, rien à faire, l’oumma reste la référence populaire. On se dit bien plus volontiers tunisien arabe non-musulman dans les beaux quartiers que dans un quartier populaire.

Le prophète des musulmans Mohammed, a été le premier à introduire l’individualisme instutionnalisé chez les Arabes en brisant le tribalisme polythéiste. Aujourd’hui celles qui portent le voile répètent son exemple. D’autant qu’elles ne sont pas des femmes soumises : elles font des études, travaillent, et ne se taisent pas devant un homme. Elles s’opposent à la doctrine officielle et rien ne leur résiste. D’ailleurs comment voulez-vous que les gens montrent leur individualité sinon ?

La consommation de masse, la mode, et la religion sont les trois choses qu’une tunisienne apprends dès toute petite. La société la veut bonne épouse. Elle se veut heureuse, elle veut voir ses désirs comblées. Les traditions tunisiennes c’est de la nostalgie comme ils disent, c’est bon mais archaïque. Et lorsque la frustration apparaît, ou simplement que la consommation de masse ne suffit pas, la tradition étant discréditée, et la politique inaccessible, il ne reste plus la religion. Débattre, discuter, remettre en question l’ordre établi est facile avec la religion. Qui t’empêchera d’être musulman comme tu le souhaites ? D’ailleurs les français musulmans ne se trompent pas de combat lorsqu’ils disent (hypocritement et lachement) que la Tunisie empêche la liberté de culte. C’est une valeur étrangère à la Tunisie, au monde Arabe. Classiquement tout le monde doit adopter la religion de son clan, sa tribu, sa Nation. Quelle idée choquante de choisir et pratiquer la religion de son choix de la façon que l’on veut ?! On ne nait plus musulman, on le devient. Quelle forme absolue d’individualisme ! La politique, plus subversive encore, n’a pas de légitimité traditionnelle, et peut donc encore être proscrite.

Cependant depuis que l’individualisme a gagné la religion, tout change. Les laïques, alliance de ceux qui ne veulent pas attendre le paradis pour vivre comme ils l’entendent, ont entrepris également leur oeuvre d’émancipation collective. Bourguiba est mort, Ben Ali a construit la mosquée Abidine et autorisée la radio Zitouna, alors les citoyens sont libres aujourd’hui quand ils choisissent la laïcité. Ils ne le font pas parce que c’est dans l’air du temps, mais par initiative individuelle. Et de cette initiative, auparavant naissait simplement l’acte individuel, isolé du groupe. Aujourd’hui les laïques n’ont pas peur de s’unir pour afficher leur existence et la défendre.

Les structures classiques arabes se fissurent, le clan, la tribu… Et même le Parti ! Aujourd’hui triomphent des conceptions de l’individu libérées de l’ancien mythe de l’unité collective. La classe moyenne a une maison, une voiture, la parabole, la télé, le téléphone portable et mange à sa faim. Elle peut même se payer des loisirs, des voyages. Et ce n’est pas une religion qui y changera quelque chose quoiqu’en pensent les khouenjiya. Peut-être que l’alcool passera dans le marché noir, qu’en publique la norme islamique s’affirmera comme la loi. Mais ça ne changera en rien les mentalités, et les désirs de consommation, de sexy, et de réussite, de tous les tunisiens. Aujourd’hui d’anciennes femmes émancipées du temps de la décolonisation se convertisse en masse à un Islam bourgeois des salons. Demain qui sait ce que les enfants des bigots, constatant la complète schizophrénie de leur parents, inventeront ?

Il n’y a qu’un mouvement qui soit obsolète. Celui qui veut réprimer cette formidable poussée de liberté, de volonté de s’affirmer comme individu, de création de communautés de semblables hors des liens traditionnels arabes. Celui qui veut imposée sa vision de l’Islam par décret, qu’elle soit modérée ou ancestrale. Celui où la politique est le monopole des sages chefs et de leurs savants conseillers. Cette époque historique agonise. L’ironie c’est que plus leur politique réussit dans ses objectifs d’allier valeurs ancestrales et modernité, plus la société évolue dans le sens où leur disparition apparaît comme ineluctable.

Le problème pour moi, c’est que je fais partie de ces obsolètes. Je suis certes parmi les obsolètes dissidents. Il n’en reste pas moins qu’en Tunisie et en France, je suis une curiosité historique. Se rendront-ils compte de celà et décreteront-ils que je suis une impossibilité puis m’anihilerons ? Peu importe, c’est un danger que je veux courir car je suis du coté de la transformation sociale et du progrès, et je vous invite à me rejoindre.

Khamsoun, Corps Otages, mais spectateurs libérés

Khamsoun
Hier, vendredi 18 janvier, je suis allé voir Khamsoun, Corps Otages en français, une pièce de théâtre tunisienne, décrivant l’histoire d’une jeune fille « marxiya bel oura9 » (marxiste authentique) élevée dans un milieu communiste et libéral, et qui va plonger dans l’islamisme, trempant dans une affaire de terrorisme islamiste. Ca m’a couté 7DT (soit environ 4.5€), et la salle était bien achalandée bien que la pièce ait déjà quelques années d’existence. Le public était chaud bouillant, à la tunisienne, applaudissant tous les bons mots.

Je vais commencer par l’essentiel : allez absolument la voir. Allez la voir si vous êtes tunisien, d’origine tunisienne, arabe, ou si vous vous intéressez à la Tunisie ou au monde Arabe. Allez si, si vous aimez la politique, la question de la laïcité. Allez la voir si vous aimez le théâtre. Allez y si vous avez une semaine en Mars. La pièce sera jouée le 18 et 19 mars 2008 au Théâtre de l’Agora d’Evry dans le cadre du festival des scènes du monde Vagamondes qui cette année sera focalisée sur la Tunisie. La pièce est en arabe, la plupart du temps dialecte tunisien, et surtitrée en français sur l’écran.

Amel lit le CoranOum Amel et son mari en compoteAmel d’extrémiste devient soufi

Pour les français (y compris même les français descendants immigrés tunisiens), tout ça peut ne pas être très clair, je vais donc un peu vous expliquer. En Tunisie, historiquement après l’indépendance les milieux libéraux (au niveau des moeurs), démocrates, sont des gens baignant dans un milieu de gauche radicale. Pendant toute l’ère Bourguiba, ce sont eux qui ont représenté la menace principale pour le régime. Syndicaliste, journalistes, avocats, professeurs, bref toute une élite intellectuelle adhérait en grande partie au marxisme. En Tunisie, l’idéologie, la religion, les pratiques culturelles, les moeurs, sont intimement liés. Et ce n’est pas un mal.

Revenons à l’histoire. Cette jeune fille pars en France pour fuir la Tunisie, et se convertit alors à l’Islam, puis à l’Islamisme. Elle revient en Tunisie, et voilà que débute l’histoire. Elle se lie d’amitié avec une femme qui finira par se faire exploser. Durant la pièce on entends par exemple, dans des discours typiques entre des policiers et les « coupables », des réalités tunisiennes, arabes, et islamiques qu’il fait bon d’entendre. L’Islam n’est pas un, il y a des dizaines, des centaines, des milliers d’interprétations. Les femmes qui choisissent le voile islamique le font à présent en grande partie librement, pour s’émanciper. Elles ne sont pas pour autant traditionnalistes bien au contraire, elle se rebelle contre l’autorité, représenté par le père, la société Arabe et l’Etat. Le médias tunisiens, sont raillés à juste titre pour leur vide informationnel sidéral lorsque justement on a besoin d’eux. La torture y est décortiquée jusqu’à sa formidable banalité.

C’est également une pièce remarquablement bien jouée, dont la mise en scène est prenante, physiquement. Dans plusieurs scènes, la prière est métamorphosée en rite d’art martial. C’est une armée de danseurs spirituels qui joue une chorégraphie. Le doigt pointé vers le ciel, semblant accuser Dieu plus que les hommes, sacrilège, ces islamistes sont terriblement matérialistes. Les islamistes ne sont pas diabolisés, ils sont réduit à leur réalité humaine la plus simple. En fait c’est toute la Tunisie qui est montrée sous le visage de ces personnages si criants de réalisme. La mère d’Amel, l’héroïne, pourrait être la mienne, le père, un oncle, l’avocate engagée mais réaliste, moi même. Le tortionnaire devient un personnage fantastique, tellement empreint d’humanité. Et le père, qui ne prononce pas un mot durant toute la pièce, est tellement présent…

Au festival Vagamondes, vous pourrrez voir aussi des artistes tunisiens contemporains soit mondialement connu comme le jazzmen, joueur de oud (luth tunisien), le comédien tunisien célèbre Radhouane El Meddeb, les danseurs contemporains (hip hop, danse moderne), Anouar Brahim, ainsi que les frères Amine et Hamza.

Premières impressions en vrac en Tunisie…

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Un terminal destiné aux charters, aux destinations pas cher. A ceux qui voyagent souvent dans l’année ou ceux qui font un voyage occasionnel mais qui n’ont pas une fortune à dépenser. En gros les pays du Sud. Et aussi des irlandais pour le coup.

Je repère facilement les tunisiens ou ceux en partance pour la Tunisie. Ils n’ont pas l’air stressé. Ils prenent leur temps mais sont à l’aguet. Alors que le vol n’a même pas été affiché, il a suffit d’une annonce pour qu’il soit tous sur le coup. Et moi il m’a suffit d’un coup de fil pour me faire doubler dans la file. Un avant gout de la Tunisie.

Pour le moment je n’ai pas vu grand chose. Je suis rentré chez la famille. Chez ma tante maternelle. Mon cousin Skander m’a attendu à l’aéroport. C’est quand même mieux que de prendre le RER ou un taxi :)

C’est quoi cette manie qu’ont les tunisiens de se dévaloriser par rapport à la France ? Tel est parti en France faire ses études. Tel compte y aller. Tel calque ses habitudes de consommation sur ceux de la France, matte les émissions française et s’imagine que les chanteuses stars de la chanson française s’appelle Jennyfer, Nolwenn et Amel Bent.

Le foot est devenu encore plus présent aujourd’hui qu’hier et c’est peu de le dire. Le foot est l’espace de discussion libre et démocratique. Tout le monde peut parler de foot, soutenir l’équipe de son choix, la voire gagner ou perdre, huer les dirigeants d’un club, ses entraîneurs, et même sa propre équipe. En France quand quelqu’un hue l’équipe française on remet en cause sa francité. Ici le patriotisme n’est pas une valeur à la mode. Et tant mieux.

Quand je suis venu ici je me suis dit il faut que je vive tunisien. Exit donc les habitudes françaises. Mais quand j’ai commencé à appliquer ça pour les goûts en terme de bouffe j’ai remarqué mon erreur. Quand est-ce qu’un produit ou une façon d’être est française ? Je ne veux pas faire l’erreur des imbéciles pensant que tout ce qui est moderne n’est pas tunisien. Penser que la modernité c’est français, c’est le summum du culturalisme, et oserais-je, du racisme. Je ferais donc comme les autres, en préférant le produit plus tunisien quand j’aurais le choix, mais pas systématiquement. Par exemple j’ai vu un pot de Danette, la crème, un produit typiquement français, au goût d’Assida Sgougou, un dessert typiquement tunisien. Au final ça donne un produit totalement tunisien selon moi !

Ici coté politique, on prépare les présidentielles de 2009 et les municipales de 2008. Bien entendu le président sera reconduit dans ses fonctions. Ce qui sera intéressant ça sera la campagne. Un test de popularité en quelque sorte. Pour les municipales ça parle de démocratie locale. Utiliser la ville comme cellule de base de la démocratie. Ca me semble évident. Maintenant, entre les discours et la réalité, il faut savoir faire la part des choses. C’est ça aussi le monde arabe et plus particulièrement la Tunisie. Philosopher veut d’ailleurs dire en tunisien être verbeux pour noyer le poisson. En regardant le film Halfaouine, j’ai vu les grandes différences entre hier et aujourd’hui mais aussi la continuité ainsi que l’exception tunisoise. Le quartier de La Goulette est nettement moins pittoresque et ressemble davantage à la Goutte d’Or à Paris… Un quartier pittoresque certes, mais historiquement mal famé .

J’ai aussi vu un bout de misère, avec une dame d’age mure, qui demandait l’aumone, et aussi du pain. Elle le revends à ce qu’il paraît pour nourrir son enfant handicapé. Elle était habillé de vêtements d’été. Ici il fait assez froid, aux environs de 10° et les gens n’ont pas tous le chauffage central loin de là. Il fait donc un peu humide dans les maisons et on reste habillé à la maison. D’ailleurs je m’habille encore davantage dans mon appart loué à Sidi Bou Said que lorsque je sors.

La France parait bien loin. Elle renvoie une image d’elle-même épurée, très inspirée de l’image qu’elle voulait donner pendant l’époque coloniale, et aussi celle des médias. C’est dommage parce que sa principale richesse justement c’est de ne pas être un pays homogène culturellement. Ici en Tunisie, un pays de 10 millions d’habitants, il y a des rivalités entre habitants de régions différentes voire de wilaya (départements) différents. Et socialement aussi, les différentes classes sociales se cotoient voire se mélangent à diverses endroits.

Rien à voir là avec la France, où la ligne de démarcation sociale est un mur infranchissable, et ou la ligne de demarcation ethnique me semblait plus que problématique. Ici que des arabes, je ne suis moins une originalité qu’en France, alors même que je n’ai quasiment vécu qu’en France. Je suis ici le « de France », on va s’imaginer que je suis riche et bizarrement que je suis une caillera. Ici, on n’aime pas trop les parvenus. Ceux qui sont riches sans avoir la culture. Alors même qu’avoir une voiture constitue une nécessité pour tout jeune homme voulant être un bon parti, et vivre l’amour tout simplement. Ici la France c’est de plus en plus le pays de l’argent, la démystification est en bonne marche. Je pense que d’ici quelques années, seuls les vieux auront gardé en eux l’image d’une France entourée d’un aura civilisationnel.

Pour la liberté d’expression en Tunisie


For free blogs in tunisia
Vidéo envoyée par mouwatentounsi

يوم الإثنين 25 ديسمبر 2006، يعبّر المدوّنون التّونسيّون عن إحتجاجهم على منع عدد من المدوّنات التّونسيّة و من بينها مدوّنات فلسفة، سامي ١١١ و سمسوم عن النّشر في تونس في الآونة الأخيرة

كلّ مدوّن يرغب في التّعبير عن مساندته يستطيع المشاركة في يوم التّدوينة البيضاء و ذلك بأن ينشر تدوينة فارغة بلا عنوان و لا شيء غير ذلك لمدّة 24 ساعة

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Lundi 25 décembre 2006, les bloggers tunisiens se mobilisent pour protester contre la censure des blogs de Samsoum-Usa, SamiIII et Felsfa et d’autres.

L’Action Note Blanche consistera, pour tous les bloggers souhaitant apporter leur soutien, à publier une note vide et rien d’autre (aucune autre note, aucun commentaire) pendant 24h. Si votre hébergeur ne vous permet pas de mettre un post vide, vous pouvez mettre trois points de suspension dans le titre et faire de même dans le corps du post.Ceux qui ne souhaitent pas le faire peuvent soutenir l’action quand même en s’abstenant de publier quoique ce soit pendant ces mêmes 24h.

Vous pouvez annoncer votre participation à l’action sur vos blogs avant cette date en utilisant le logo ci-dessus et en mettant un lien vers ce post. Vous pouvez insérer directement le code suivant soit dans le code html de votre post d’annonce ou dans votre template :

http://attounissia.blogspot.com/2006/12/action-note-blanche-action-blank-post.html

Votre aide est requise pour faire connaître l’action et ceci en diffusant l’information auprès de tous les bloggers tunisiens, et même auprès de bloggers étrangers et de toute personne qui pourrait être intéressée de le savoir.

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On Monday december 25th, 2006, tunisian bloggers rally to protest against the censorship of some tunisian blogs including Samsoum-Usa, SamiIII , Felsfa and others.

Bloggers who want to show their support can join the Blank Post Action. This action consists in publishing a blank note on their blogs, and nothing else (no posts, no comments) during 24 hours

If you cannot publish a blank note in your blog, you can use suspension points in the title section and also in the note itself.

Those who don’t want to join the action by publishing a blank note can support it by stopping any blogging activity during that day.

You can announce your participation to the action in your blogs before the chosen date by using the logo we designed for it (english version or french version) and linking it to the present post. You can add it in your template or in a special post using the code that you can find in this document :

http://attounissia.blogspot.com/2006/12/action-note-blanche-action-blank-post.html

Your help is needed to make others know about this action, so try to talk about it to any tunisian or foreign blogger or any person that can be interested.