La Terre parle Afro-Arabe le 2 avril

mars 24, 2011 · Posted in Pensées · Comment 

Soirée Culturelle le 2 avril à 18H avec l’intervention de :

  • Nur Masalha : Historien d’origine palestinienne, professeur et chercheur au St Mary’s University College


  • Yasser Qous : Représentant de la Communauté Africaine à Jérusalem
  • Taher Elabadi : Président de l’Union Générale des Etudiants de Palestine – France

Avec une projection de « la Terre parle Arabe », un film de Maryse Gargour.

ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris / Amphithéâtre Rataud
Bâtiment de la Bibliothèque de l’ENS, 1er sous-sol.

Au cours des premiers jours du printemps 1976, alors que les Palestiniens manifestent contre une nouvelle confiscation de leurs terres en Galilée, ils sont réprimés dans le sang par la police ainsi que l’armée israéliennes. Depuis, ce jour symbolise l’attachement des Palestiniens à leur terre, et leur volonté de résister à la spoliation qu’ils continuent de subir.

Plus de 62 ans après notre Nakba (catastrophe) alors que ¾ de la population palestinienne est contrainte à l’exil, la politique d’expansion coloniale d’Israël continue de causer les massacres, la persécution et le drame de tout un peuple. Pourtant toute la sauvagerie et la violence du projet sioniste en Palestine n’auront pas suffi à venir à bout de notre peuple. Ce projet parait plus injuste, plus immoral, plus illégitime aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été. Tandis que la jeunesse palestinienne, est plus que jamais animée par ses idéaux de justice et de liberté.

Cette volonté est renforcée aujourd’hui par un vent de liberté qui souffle sur le monde Arabe. La chute de régimes qui associèrent la répression contre leurs peuples à la manipulation et au musèlement de notre cause nous laisse entrevoir un horizon nouveau. Au détriment de leurs peuples, les tyrans dans la région ont bien souvent acheté la stabilité de leurs régimes dans la corruption, en se soumettant aux puissances impérialistes, ou en garantissant un soutien inconditionnel et en assurant la protection du seul régime colonial d’apartheid situé en plein cœur du monde arabe, Israël ! Ainsi ces révolutions arabes contribueront certainement à briser l’isolement délétère et asphyxiant dans lequel se trouvent les Palestiniens nous ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans la lutte pour la libération.

En tant que jeunes, Arabes et Palestiniens, nous saluons le courage et la détermination de ces soulèvements populaires qui ont réaffirmé le droit et la responsabilité pour tout peuple de déterminer son propre devenir. La GUPS – Union Générale des Etudiants de Palestine en France, rend ici hommage aux martyrs, aux prisonniers et à leurs familles, des révolutions arabes et palestinienne, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué et contribuent encore à faire vivre cette cause juste au côté de notre peuple.

Nous le réaffirmons aujourd’hui, les compromis politiques imposés aux Palestiniens par l’occupant israélien et ses alliés ne sauront nous faire oublier nos aspirations au retour et à la libération de notre terre et de notre peuple. Les bantoustans et l’Etat palestinien fantoche promis en Cisjordanie, la prison à ciel ouvert de Gaza, la ségrégation subie par nos compatriotes palestiniens en Israël ou les camps de réfugiés et l’exil forcé, ne correspondent certainement pas au rêve palestinien d’une Palestine libre pour tous ses habitants.

A l’occasion de la journée de la Terre en Palestine, nous célébrerons ensemble cette volonté de résister et cet espoir de libération qui vit en chacun de nous, de Tunis au Caire, de Paris à Jérusalem.

Islamophobie au nom du féminisme : NON !

mars 13, 2011 · Posted in Politique · 1 Comment 

Musulmane voilée et féminisme aveugle

Débat dimanche 20 mars de 15h30 à 19h30 à la Maison des Associations du Xème, 206 quai de Valmy 75010 Paris, métro Jaurès.
Co-organisé par Les Indivisibles, Les Mots Sont Importants, Les Panthères roses et Les TumulTueuses

Nous, féministes, dénonçons l’utilisation des luttes féministes et LGBT à des fins racistes notamment islamophobes.

Marine le Pen a utilisé récemment la défense des homos pour mieux propager son racisme1.

C’est aussi au nom des femmes que nos dirigeants et grands médias ont jusqu’au bout soutenu un tyran comme Ben Ali, présenté comme le protecteur des Tunisiennes contre un patriarcat nécessairement islamiste.

Enfin, l’infâme débat sur le port du niqab, à l’occasion duquel des parlementaires hommes, jusque là totalement indifférents à la cause féministe, se sont soudainement érigés en défenseurs de l’égalité hommes/femmes.

Ça suffit ! Nous condamnons le racisme et refusons qu’il frappe en notre nom !

Construisons des outils, des ripostes féministes pour désamorcer ces « évidences » insupportables – musulman = islamiste = extrémiste = menace pour les femmes et les minorités sexuelles- qui s’annoncent déjà comme des vedettes des prochaines échéances électorales.

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que de nombreuses femmes étrangères ou françaises vivent le racisme, le sexisme et un sexisme raciste. Pire, les femmes musulmanes voilées sont réprimées. Décolonisons les luttes féministes et LGBT ! Ne laissons pas des féministes blanc-he-s donner des leçons aux autres ! Stoppons celles et ceux qui s’allient à des initiatives politiques et des discours racistes, y compris sous des bannières (pseudo)féministes ou « gay friendly » !

Retrouvons nous pour échanger et organiser la riposte !

Plusieurs invitéEs présenteront leurs analyses et expériences :
Nacira Guénif, sociologue ; Jessica Dorrance de l’association de migrant_es lesbien_nes/bisexuel_les et lesbiennes et personnes trans Noires de Berlin LesMigraS et d’autres militant-e-s.

  1. Marine Le Pen à Lyon le 10 décembre 2010 déclare notamment «Dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc.» []

Soirées érudites sur Frantz Fanon à Paris en mars 2011

mars 9, 2011 · Posted in Loisirs · Comment 

16 mars, L’actualité de la pensée de Frantz Fanon

Mercredi 16 mars 2011 – 19h30 – Mercredi 16 mars 2011 – 22h00
La Fondation Frantz Fanon, la Société Louise Michel, les éditions de la découverte et la librairie du 104 vous invitent à une conférence autour de la pensée de Frantz Fanon. Frantz Fanon, analyste de la domination coloniale et combattant de la liberté, est mort il y a cinquante ans, laissant une œuvre originale et puissante, une déconstruction fondatrice de l’idéologie de la domination qui n’a rien perdu de son actualité.
Pour en débattre, interviendront : Immanuel Wallerstein, Achille Mbembé, Mireille Fanon Mendès-France et Olivier Besancenot.
La rencontre aura lieu à l’Atelier 3 – 104 / 11 bis, rue Curial ,75019 Paris / 104 rue d’Aubervilliers. métro : lignes 2, 5, 7 stations Stalingrad (bd de la Villette, sortie n°2) Riquet ou Crimée

18 mars, Aliche Cherki sur Frantz Fanon

L’association Le Café-débat à Palaiseau vous invite à la brasserie « Le Balto », 42 avenue de Stalingrad à partir de 20h30 le vendredi 18 mars 2011à un débat sur le thème Frantz Fanon, auteur de « Peau noire, masques blancs », « Les damnés de la terre » : un humanisme à redécouvrir avec Alice CHERKI, psychiatre.

Si vous souhaitez dîner sur place, à partir de 19h, avant le débat, réservez au 01 69 20 02 04, brasserie « Le Balto ». Pour toute information complémentaire : « Café-débat à Palaiseau » chez Mme Françoise Teillagorry

141 rue Marceau 91120 Palaiseau 01 69 31 39 26 cafedebats.palaiseau@gmail.com

3, 10, 17, 24 et 31 mars : De la grande nuit au jour nouveau : Fanon et la décolonisation par Seloua LUSTE BOULBINA

18h30-20h30
Centre Parisien d’Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris
Jeu 3 mars, Jeu 10 mars, Jeu 17 mars : Salle 1
Jeu 24 mars : Salle 2
Jeu 31 mars : Salle 1
Séminaire organisé dans le cadre du programme « 2011, année des Outre-Mer » et avec le soutien du Centre Parisien d’Études Critiques.

Quelle consistance Fanon donne-t-il à l’idée de décolonisation ?
« Les derniers seront les premiers ». Pour Fanon, « la décolonisation est la vérification de cette phrase ». Faisant des spectateurs de leur propre vie les acteurs de leur propre existence, la décolonisation apparaît comme un processus qui modifie profondément l’être de l’homme, et fait naître une subjectivité nouvelle. Ce n’est donc pas seulement à l’aune des phénomènes objectifs de la domination mais à l’échelle subjective de l’aliénation que Fanon, que ce soit en Martinique ou en Algérie, découvre et dévoile la colonie, toujours plus ou moins racialisée, et le passage de frontières qui est constitutif de la décolonisation des esprits comme des pays. C’est ce passage, qui éloigne tant des masques que de la damnation, qui sera étudié ici. Pour cela, chez Fanon, il faut s’éloigner d’une certaine Europe.

Ces séances sont corrélées au séminaire « Sujet, subjectivation, désubjectivation », placé sous la responsabilité de Martine Leibovici, du Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques (CSPRP) de l’Université Paris 7.

Intervenants :
- Jeudi 3 mars : Seloua Luste Boulbina
- Jeudi 10 mars : Matthieu Renault (Université Paris 7)
- Jeudi 17 mars : Seloua Luste Boulbina
- Jeudi 24 mars : Sonia Dayan-Hezbrun (Université Paris 7)
- Jeudi 31 mars : Seloua Luste Boulbina