Fête de l’Humanité ou le bonheur illusoire des blancs

La fête de l’Humanité est le moment et l’espace de rencontre annuel de toutes les gauches radicales, anti-capitalistes, et de transformation sociale que connait la France et plus particulièrement l’Ile-de-France où elle se déroule. C’est à la fois un moment festif et politique. Festif par la pléthore de concerts au prix, il faut l’avouer, modique au vu de la quantité de concerts, de 18€1. Ce prix comparé à un simple concert ou à un autre festival apparaît presque dérisoire, mais il n’est pas une simple participation aux frais ou un don, c’est un coût qu’on espère bien rentabiliser2 entre les festivités musicales et les moments plus politiques entre conférences et stands… Enfin la majorité de ses 600 000 visiteurs3 sont plus attirés par le côté festif, avouons-le.

Le prolétariat en France est en partie, et de façon non négligeable, composé des habitants des quartiers populaires. Ceux-là sont désormais souvent des immigrés ou descendants d’immigrés postcoloniaux. Les organisateurs de la fête de l’Humanité, voulant probablement surfer sur le courant diversité, ont d’ailleurs très bien saisit l’intérêt d’exploiter le filon.

La race dans la promotion de la fête : programmation, affiche et clip

En regardant cette affiche, je me suis dis : tiens ils ont mis une Marianne noire. C’est ce qui a lancé ma réflexion et aiguisé mon sens de l’observation sur le sujet de la race. Cette mise en avant d’une Marianne noire a nécessairement un sens, et je me suis attelé à le déceler le sens de la mise en avant dans la race, en premier lieu dans l’affiche elle-même ainsi que dans l’ensemble des moyens de promotion que sont l’affiche, la programmation et le clip.

Affiche de la Marianne noire

Affiche de la Marianne noire

Puisque ce festival est avant tout musical, nous regardons en premier lieu dans la programmation musicale afin d’y déceler une touche de ce qu’on a communément fait d’appeler diversité et que je qualifie de personnes racisées car identifiées par leur race4. L’affiche présente également les 15 stars du festival découpé en 3 niveaux. Nous y retrouvons 3 artistes racisés, ici noirs : Keziah Jones, Casey et B. James. Keziah Jones est au second niveau, tandis que Casey et B.James au troisième niveau. Keziah Jones est un artiste nigérian catégorisé comme musique du monde et qui n’est pas malgré sa couleur de peau marqué ethniquement, en effet son cœur de public n’est ni les noirs, ni les africains et encore moins les habitants des quartiers populaires. Casey et B.James, eux en revanche, font partie de la mouvance rap français, que l’on peut même qualifier de hardcore mais avec une très forte coloration politique et une teinte plutôt underground. Cette année donc, pas d’artistes massivement populaires dans les quartiers populaires contrairement aux années précédentes donc où nous avons pu retrouver Kerry James ou Diam’s. En 20085 il y avait même un plateau Rap richement fourni en groupes qui montent…

Liberté guidant le peuple dEugène Delacroix

Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix

Revenons donc à cette Marianne noire. L’affiche présente une femme noire pieds nu tenant une guitarre à la main et le drapeau rouge sur un fond de festivaliers en ombres en référence à la peinture d’Eugène Delacroix « La liberté guidant le peuple6. En apparence seule la couleur de peau de la Marianne a changé. Mais ce n’est qu’une apparence bien qu’en elle soit significative et nous y reviendrons. Les différences sont cependant notables avec l’original. D’une part et ce qui m’a le plus surpris c’est la pacification, nulle trace de combat, de lutte, des morts et des fusils. Et Marianne ne tient plus de fusil et n’a plus les seins nus. Je ne peux m’empêcher de faire un rapport avec la race de la femme. Dans l’imaginaire colonial et raciste nous savons que la femme noire est fortement sexuelle, d’une sexualité et d’une bestialité effrayante. Peut-être fallait-il couvrir ses seins et supprimer le fusil pour cette raison ? Supprimer le combat, la lutte et les morts est aussi une façon d’étouffer dans l’œuf d’éventuelles images de guerre des races. Puisque derrière une Marianne noire, il faudrait nécessairement trouver des noirs, même en minorité… Un noir qui tient un fusil ou un sabre, c’est autrement plus effrayant qu’un communard dans l’imaginaire… Gavroche lui-même disparaît. En faire un garçon arabe aurait été dans la même logique de changement de couleur de peau, mais ça n’est pas le cas. Je ne vais pas être parano et supposer un enième complot colonialiste du patriarcat blanc contre le garçon arabe… Et finalement le drapeau français est remplacé par le drapeau socialiste. Le drapeau français ne disparaît cependant pas, puisque la couleur blanche est associée à son haut, et le bleu à sa jupe. Cette femme noire n’est pas une immigrée, elle ne porte pas de vêtements traditionnels africains qui pourraient l’identifier comme telle, ce qui pourtant est le cas de nombreuses femmes noires. Elle n’est pas non plus voilée, ce qui est également le cas de nombreuses femmes noires. Son habit l’identifie en dehors de ces 2 réalités sociales. Je ne dis pas que des femmes noires ne peuvent pas s’habiller comme ça, ce que je dis c’est que cette femme noire n’est pas identifiable, à première vue, comme une habitante des quartiers populaires issue de l’immigration africaine7 . Ses vêtements tendent à la présenter comme une femme noire assimilée à la communauté culturelle dominante. La guitarre électrique, instrument portant sa propre connotation sociale, renforce cette présomption. La boucle d’oreille créole ne trompe ici personne quant à l’ appartenance culturelle de la Marianne noire à la communauté française perçue comme blanche. Je ressens donc une gène en regardant cette affiche, celle d’une forme d’injonction à s’assimiler pour être perçu comme français. En tout cas cette femme noire n’est pas identifiable comme originaire des quartiers populaires et ce n’est clairement pas le but de cette affiche. Je remarque donc une disjonction entre le culturel et le biologique dans la représentation de la race, seule la différence biologique est représentée ici, ainsi qu’un soupçon de masquage ou d’euphémisation de l’identité racisée. Cette Marianne noire ne corresponds donc pas à une volonté de cibler les femmes noires en tant que groupe social, ni les habitants des quartiers populaires et les racisés, et encore moins les immigrés postcoloniaux et leurs descendants.

Pour appuyer encore mon propos, si l’on jette un coup d’œil au clip de promotion de la fête8 nous avons encore un faisceau de présomptions qui appuye notre hypothèse. On y retrouve dans un décors glauque en France deux enfants noirs imitant la mélodie d’un rythme rock bien connu tout en mimant le geste de jouer de la guitarre.  es enfants noirs qui sont, selon moi, présenté en tant qu’exoticité noir et non pas en tant qu’enfants des quartiers populaires descendants d’immigrants postcoloniaux.Comprenez-moi, je ne nie en rien que des noirs puissent aimer le rock, jouer de la guitarre électrique, s’habiller baba-cool. Mais c’est clairement faire l’impasse sur le fait que l’ensemble de ces références culturelles en France sont clairement celles de catégories sociales où les noirs sont en grande partie absent.

En réalité la catégorie noire représentée dans la promotion de la fête de l’Humanité est tout sauf celle des descendants des immigrés postcoloniaux d’Afrique subsaharienne habitant les quartiers populaires. C’est un procédé de communication instrumentalisant la race comme la satisfaction du désir d’exoticité, en terme plus conventionnel l’ouverture au monde, des visiteurs de la fête, identifiés comme blancs.

Les racisés dans la fête de l’Humanité

Partant de cette première hypothèse j’ai gardé un oeil ouvert pendant tout le trajet jusqu’à la fête et lorsque j’y suis arrivé. Tout d’abord la fête se déroule à la Courneuve, banlieue parisienne qui ferait une belle illustration de la France des Indigènes. C’est particulièrement visible dimanche, le jour du marché avec les parents immigrés, leurs enfants, et quelques jeunes couples. En celà les visiteurs contrastent totalement avec le paysage. Les organisateurs de la fête d’ailleurs semblent complètement ignorer l’environnement entourer la fête de l’Humanité. Une fois qu’on y entre on se rends compte que c’est un îlot blanc dans une banlieue rouge mais surtout noire, marron et jaune. Cette blancheur contraste également avec le personnel en contact jusqu’à l’arrivée à la fête. Entre  parmi les habitants de la Courneuve, les employés de la RATP, les jeunes gens qui distribuent des flyers  ou même qui vendent des places d’entrées, on retrouve de nombreux racisés si ce n’est une majorité de racisés ! Mais également à l’intérieur de la fête parmi les vigiles et es vendeurs dans les stands commerciaux de nourriture. La fête de l’Humanité n’échappe donc pas à cette assignation des êtres humains à des fonctions sociales en fonction de leur apparence physique ou de leur culture, ce qu’on appelle racisation. Elle l’exacerbe même car le discours craché par les haut-parleurs, affiché en caractères gigantesques sur les banderoles et autres affiches mais également les bribes de discours très anti-capitaliste et humaniste des visiteurs de la fête font croire à une grande fraternité, à un espace où l’utopie serait déjà un peu réalisée.

Au lieu de celà la problématique raciale s’en retrouve davantage renforcée. Elle l’est d’autant plus que lorsqu’on est de citoyenneté française mais que ça ne se voit pas, comprendre lorsqu’on est non-blanc, on ne trouve rien qui nous ressemble dans les différents stands de la zone France. Il faut aller à l’étranger, c’est-à-dire au Village du Monde, pour commencer à sentir des odeurs familières de nourriture, voire des visages qui pourraient être ceux de nos parents, de nos frères, sœurs et enfants mais aussi de nos voisins dans les quartiers populaires. En sortant de l’espace France, que j’ai renommé ainsi parce que c’est l’espace où l’on retrouve les stands de toutes les régions de France. Mais cet espace pourrait très bien s’appeler Métropole vu qu’il est au centre, qu’il concentre les stands principaux que sont l’Agora, l’espace du journal l’Humanité, le salon du Livre, et des représentants d’autres acteurs de la société. C’est en sortant de la Métropole vers une extrémité de la fête de l’Humanité que l’on retrouve le Village du Monde. Et c’est dans ce village exotique que nous retrouvons les associations de quartiers et antiracistes tel que le MRAP ou le Forum Social des Quartiers Populaires. La gréographie de la fête ne ments pas, pas plus que sa démographie ou sa communication. Nous n’y existons pas. Bien sûr que l’on retrouve des indigènes  des quartiers populaires parmi les visiteurs de la fête mais c’est justement ce qui fait le plus mal. D’en voir mais que ceux qui organisent cette fête ne les considèrent simplement pas.

Le discours de cloture de la fête, par Patrick le Hyaric, directeur du journal l’Humanité, mentionne les quartiers populaires dans cet extrait de discours :

« L’hôte de l’Elysée, qui se déguise en petit policier, avait promis une ère de sécurité, n’hésitant pas à stigmatiser les jeunes et les étrangers de nos quartiers populaires, ce qui semble avoir beaucoup plu à une partie des électeurs du Front national. »9

Cette mention ne sert qu’à contrer la promesse sarkozytste d' »ère de sécurité ». Or ce discours comme sa contradition n’est pas destiné à ses habitants mais à ceux des zones pavillonnaires pour qui l’insécurité est un thème politique majeur. Plus grave les stigmatisés par Sarkozy sont les « les jeunes et les étrangers », nommant étrangers les résidents français travailleurs immigrés ce qui en soit est déjà problématique, et faisant l’impasse sur le fait que ce ne sont pas tous les jeunes qui sont stigmatisés, mais essentiellement les non-blancs. Ce discours adressé aux habitants blancs des pavillons tente de les rassurer tout en continuant à nommer les habitants des quartiers populaires de telle façon qu’elle souligne leur extériorité à la nation par le terme étrangers, et donc in fine à leur refuser le droit à la citoyenneté, ainsi qu’en passant sous silence le caractère raciale de cette stigmatisation.

Les musulmans cultu-r-els dans la fête

Vous me trouverez un peu sévère si je ne vous rappelle pas quelques faits. La fête de l’Humanité ces 2 dernières années se déroule pendant le mois de Ramadan. Le mois sacré des musulmans c’est le mois le plus important de l’année pour les musulmans culturels et cultuels, c’est un mois de jeune et de réjouissances.Tous les jours de ce mois au coucher du soleil, les musulmans rompent le jeune, pour des raisons religieuses mais aussi culturelles. Tout comme de nombreux français chrétiens d’origine fêtent Noël, ou que d’autres achètent du muguet le 1er mai. Il faut reconnaître que la fête de l’Humanité tombe en plein Ramadan , qui plus est pendant ses 10 dernières jours les plus importants, est un hasard. Mais ce qui n’est pas un hasard c’est que, par exemple, rien n’est fait pour faciliter aux jeuneurs de venir à la fête. L’exemple le plus criant est la seule conférence officielle sur les quartiers populaires se déroule entre 20H et 21h et donc chevauche pile-poile le moment de rupture du jeune vers 20H20. En fait tout se passe presque comme si on décourageait un segment de la population, composante de premier plan des quartiers populaires, de se rendre à la fête de l’Humanité. Cette population ce sont les musulmans cultu-r-els10. Rien pour signaler l’heure de rupture du jeune. Aucun espace dédié collectif pour le repas de l’Iftar11. Un espace qui serait consacré à ce repas et qui serait ouvert aux musulmans cultu-r-els ou simplement aux curieux. Aucune garantie que la nourriture fournie soit conforme aux principes rituels musulman d’abbatage si ce n’est la parole de ceux qui vous la vendent. Et bien entendu aucun espace dédié à la prière12 J’entends les critiques sur la laïcité mais les communistes sont-ils en premier lieu pour l’égalité ou contre l’existence des pratiquants ? Il n’est pas exigé des communistes qu’ils établissent l’Islam en norme ou qu’ils cessent de critiquer la religion. Mais il est simplement demandé de prendre en compte l’existence de personnes pratiquant un culte ou faisant partie d’une culture et considérant ce culte ou cette culture comme partie intégrante d’eux-mêmes et dont l’abandon n’est pas négociable. L’absence de prise en compte du Ramadan13 , alors même que la fête de l’Humanité se présente comme une fête politique, traitant notamment des quartiers populaires et de leur population, est une discrimination systémique à l’encontre des musulmans cultu-r-els. L’adage communiste « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » aurait du prévaloir sur ce racisme structurel. J’entends déjà les anticléricaux hurler la religion c’est l’opium du peuple ou encore Ni Dieu Ni Maître. Moi je dis que lorsque la promotion d’un opium bien réel, l’alcool, se fait avec un maître le profit14, quand on connaît le fléau que représente l’alcoolisme15 et son industrie16 on n’a pas de leçons à donner aux croyants. Mais de façon plus prosaïque tous ceux qui sont entrés à cette fête ont payé leur place et de ce fait un traitement non-discriminatoire des visiteurs s’imposent car même si la fête de l’Humanité n’est pas un service public elle n’en reste pas moins un espace publique.

Des arguments peuvent être opposés à cette dénonciation du racisme tels que l’impératif économique, l’argument selon lesquels les racisés ne représenteraient qu’une infime partie des visiteurs, ou le principe de laïcité poussé à son paroxysme, ainsi que l’absence d’une volonté raciste affichée explicitement… Ces réserves ne peuvent être retenu lorsqu’il y a un manquement manifeste à l’obligation morale et légale de non-discrimination.  Ce qu’il faut exiger de la fête de l’Humanité et de tous les autres espaces publiques c’est de manifester leur volonté manifeste de lutter activement contre le racisme systémique à l’œuvre dans leur espace.

Cette Marianne noire ne corresponds donc pas à une volonté de cibler les habitants des quartiers populaires et les racisés, en particulier les noirs ou les immigrés postcoloniaux et leurs descendants. A quoi corresponds donc cette volonté de communiquer sur la raCette Marianne noire ne corresponds donc pas à une volonté de cibler les habitants des quartiers populaires et les racisés, en particulier les noirs ou les immigrés postcoloniaux et leurs descendants. A quoi corresponds donc cette volonté de communiquer sur la race ? ce ?
  1. prix modique qui du même temps écarte définitivement l’argument selon lequel il n’y aurait pas de discrimination raciale mais simplement économique []
  2. vous m’excuserez l’expression capitaliste []
  3. http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_l%27Humanit%C3%A9 []
  4. oui je sais la race biologique n’existe pas, je parle là de la perception de l’appartenance à une race []
  5. http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_l%27Humanit%C3%A9#Sc.C3.A8ne_Zebrock_.2F_Avant-Garde []
  6. http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Libert%C3%A9_guidant_le_peuple []
  7. Subsaharienne et maghrébine []
  8. http://www.humanite.fr/fete-article.html?id_article=2748572&f=14618 []
  9. http://patricklehyaric.net/2009/09/14/ensemble-nous-ne-les-lacherons-pas/ []
  10. car musulmans culturels et cultuels sont difficilement différenciables d’un point de vue laïque et ne le sont pas du tout et d’un point de vue social car ils existent avant tout en tant que groupe []
  11. repas de la rupture du jeune []
  12. c’est le seul point qui ne concernent que les musulmans cultuels []
  13. entre autres fait cultu-r-els des musulmans []
  14. par exemple avec le sponsoring de Pernod-Ricard []
  15. L’alcool, une drogue sous-estimée []
  16. L’ALCOOL ET LES MULTINATIONALES []

3 comments on “Fête de l’Humanité ou le bonheur illusoire des blancs

  1. Floréal dit :

    C’est à dire qu’il vous faut un monde parallèle spécial-musulmans. Le mieux pour vous serait d’aller dans un pays musulman où tout est musulman.

    Je connais très bien La Courneuve. J’y allais autrefois avec ma grand-mère. Il y avait un marché couvert, aux Quatre-Routes. Il y a une église, l’église Saint-Yves je crois, pas loin. Et le métro. ça a bien changé, depuis. Méconnaissable. On n’entend plus parler français. C’est drôle des français qui ne parlent pas français. D’ailleurs, ce n’est plus la France, cet endroit. C’est une enclave étrangère. Plus que Melilla en Espagne. Je me sens davantage chez moi en Italie, où au moins on parle italien. C’est tout de même normal de parler italien en Italie. Au moins, j’ai le sentiment de me sentir en Europe! Certainement plus qu’à La Courneuve…

  2. Bader Lejmi dit :

    @Floreal, merci pour votre commentaire, je crois que je n’ai rien à ajouter, vos propos illustrent parfaitement ce que je dénonce ! et en plus vous avez l’air sympathique donc idéal pour moi ! rajoutez une photo sur votre blog et expliquez que vous êtes quelqu’un de très sympa et très tolérant etc. comme ça j’aurais la preuve vivante qu’un souchiste c’est pas forcément un vieux con ignorant votant Le Pen ^^ Au fait employez si possible le terme souchisme qui est exactement ce que vous défendez c’est à dire une France définie par les « français De Souche » et qui en sont les possesseurs légitimes. Les musulmans s’ils veulent exister en tant que telle et pratiquer leur culte en publique devraient partir par exemple, c’est votre point de vue.

  3. […] de les offenser mais pour les définir, ils disent souchistes (en bas de page, chez Bader, qui me répond, et ce n’est pas le premier à utiliser ce terme dans une discussion avec moi […]

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