Retour sur «Comédie Indigène», un drame bien français

Comédie Indigène

Comédie Indigène

Voici un article qui a été publié il y a plus d’un an sur le magazine Fumigène.

La pièce, une création de Lotfi Achour, parle de colonialisme. Non, ni la décolonisation, ni la diversité, ni le métissage n’ont rendu cette problématique obsolète. Le spectacle l’illustre par une mise en scène rythmée, ponctuée de chansons coloniales dont celle de Nénuphar «un p’tit négro d’Afrique centrale» qui «pour être élégant c’est aux pieds qu’il mettait ses gants», ou encore de la fille du bédouin, portrait d’une femme soumise et objet sexuel… Ernest Renan, Victor Hugo, Alexis de Tocqueville, et d’autres penseurs de la prétendue démocratie libérale européenne, sont confondus par leurs propos. En voix off, surgit le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, dont cet extrait traitant du paysan africain : «Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.».

Pour le public, c’est un choc. Certains sont pris d’un sentiment de culpabilité, d’autres d’un malaise diffu. Beaucoup ne prennent conscience qu’au fur et à mesure de la pièce, que la colonisation n’est pas cette entreprise progressiste entâchée par des excès, décrite par la droite, mais bien une aliénation, un délire de suprématie raciale. «Comédie Indigène» est la catharsis de toutes ces émotions refoulées, de toutes ces intériorisations de l’infériorité de l’Africain, de l’Arabe, de l’Asiatique par rapport au blanc.

Lotfi Achour a réussi à faire revivre l’atmosphère coloniale. Après avoir vu cette pièce, il n’est plus possible de ne pas faire le rapprochement aujourd’hui avec le traitement médiatique et politique des banlieus, des jeunes et de leurs prétendues sauvageries.

D’ailleurs en parlant de cette prétendue sauvagerie, les jeunes de la MJC de Ris -Orangis ont joué une pièce de théâtre, «Place des Mythos», narrant la révélation de l’homosexualité d’un jeune des quartiers populaires et les réactions qu’elle y suscite. Le jour de la dernière représentation le 20 novembre, Noria, une spectatrice, explique : «Dans le public, ¾ de jeunes.», plus conquise par le sujet : «le moment le meilleur c’est lorsque 3 journalistes arrivent dans la cité et s’adressent aux jeunes avec plein de préjugés. C’était vraiment drôle, une vraie parodie !», que par la forme :«RNB trop mielleux et une mise en scène trop pauvre». Hé oui, on peut aussi être exigeant avec la création de banlieu car ce n’est pas de l’art au rabais ! Il seraît peut être temps de cesser de réserver le théâtre, comme la création artistique en général, à une élite socialement privilégiée…

Bader Lejmi, pour les Indivisibles

Quelques extraits des citations les plus savoureuses :

Caractères moraux des Arabes

Une belle unanimité réunit nos grands hommes. Alexis de Tocqueville, qui nous dit : « Ayant beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes d’Algérie, j’affirme qu’il y a peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui visible du monde musulman. Les Arabes sont assassins, violeurs, faussaires, et tous abandonnés à la pédérastie. »

Écoutons Maupassant quand il nous dit : « Tout prisonnier qui tombe dans leurs mains est aussitôt utilisé pour leurs plaisirs, et si les indigènes sont nombreux, l’infortuné peut mourir à la suite de ce supplice de volupté. »

…Quand la justice est appelée à constater un assassinat, elle constate souvent que le cadavre a été violé après la mort, par le meurtrier.

Plusieurs cadavres d’Arabes disséqués à l’amphithéâtre ont montré que le pénis, au lieu d’être rétracté et réduit à un petit volume comme celui de l’Européen, présentait encore un développement considérable. C’est avec un tel appareil qu’il recherche le coït anal. Il n’est pas difficile dans le choix et tout lui est bon, l’âge comme le sexe.

Ceci s’explique. Antonin Porot, homme de science et patron pendant trente ans de la faculté de psychiatrie d’Alger, mort en 1965, connaît bien l’Arabe, qu’il a décrit au congrès international des aliénistes de langue française, je cite : « Le Nord-Africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet, de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. Il est incapable d’assumer des activités supérieures de nature morale et intellectuelle. L’indigène nord-africain est un être primitif dont la vie est essentiellement végétative et instinctive. L’Algérien n’a pas de cortex ou, pour être plus précis, il est dominé, comme chez les vertébrés inférieurs, par l’activité du diencéphale. Il représente parmi les races blanches méditerranéennes le traînard resté loin en arrière et fait partie des races condamnées à s’éteindre. »

Les Arabes les plus mâles ont une exhalaison ammoniacale, cette odeur, vous le savez, dépend surtout de la résorption de la liqueur séminale dans l’économie animale. La sécrétion qui noircit la peau de l’Éthiopien est fournie par le foie, et de là elle se répand dans tout le corps. Cette sécrétion est aussi plus abondante dans l’Arabe, le Maure et le Kabyle que chez l’Européen. Le caractère bilieux domine donc parmi les Arabes, ce qui les rend impétueux et irascibles.

Quant à la femme arabe, exploitée par un mari qui la traite comme une bête de somme, privée de tout enseignement, habituée dès l’enfance au mépris du sexe fort, elle est le type du dévergondage le plus brutal qu’il soit possible de rêver. La pudeur lui est inconnue, elle se prostitue au premier venu dans n’importe quelle circonstance, se donne à qui veut la prendre et se vend à qui veut l’acheter, elle n’a même pas conscience de son infamie. Le système de compression du mariage a développé au plus haut degré la ruse et le mensonge chez la femme arabe. Chez elle il y a une préoccupation incessante de tromperie.

Carte postale Mauresque : prostituée coloniale

Carte postale Mauresque : prostituée coloniale

Bête a plaisir avec un corps de femme… Notre grand Flaubert en a d’ailleurs quelque peu goûté… Il relate dans une de ses correspondances : « J’ai en un jour tiré cinq coups et gamahuché trois fois, j’ajoute que ça m’a fait plaisir. Pendant que Max, lui, s’est fait polluer par un enfant femelle qui ignorait presque ce que c’était. C’était une petite fille de douze à treize ans environ. Il s’est branlé avec les mains de l’enfant posées sur son vit.»

Dotées d’un coeur trop rudimentaire et d’une sensibilité trop peu raffinée, presque toutes les femmes arabes répandent au loin une odeur infecte.

Maupassant nous dit : « En Afrique, les filles foisonnent, mais elles sont toutes aussi malfaisantes et pourries que le liquide fangeux des puits sahariens. »

Portrait d'une algérienne dévoilée de force 1960 © Marc Garanger

Portrait d'une algérienne dévoilée de force 1960 © Marc Garanger

One comment on “Retour sur «Comédie Indigène», un drame bien français

  1. Nargesse dit :

    Je suis une amie de Naella, on s’est rencontré chez Yanis. . Bref je lisas un article sur le monde diplomatique, puis les commentaire et le tiens m’a plus donc j’ai cliqué sur ton blog, et j’aime bcp aimé l’article sur la comedie indigène.
    J’ai tellement bien aimé que je l’ai fais tourner à mes amis. . Bref je trouve ça revoltant qu’à l’école on nous bassine avec des auteurs qui avait de telle pensé sur l’humanité. Ils ne considéraient pas les Arabes comme des egaux, et l’éducation national persiste à nous faire étudiez ce genre d’auteur. . En passant sous silence leur pires pensé!
    Elle est belle l’éducation!
    J’aime bcp ton blog!

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