Ratonnades et chasseurs de skinheads dans les années 80
Je me rappelle petit en primaire, on parlait de jeunes qui s’étaient fait marave dans Paris, et on racontait qu’on devait pas sortir le soir tard à Paris quand on était un basané sous peine de se faire agresser… Les ratonnades ne sont plus aussi visibles mais elles existent encore comme en atteste cette chronologie.
En ces temps de formation de milices dites d’auto-défense, voici un magnifique documentaire sur les bandes de punks antifaf composés d’arabes, de noirs et de blancs qui faisaient passer un sale quart d’heure aux fascistes. Ca se passait il y a déjà plus de 20 ans…
Un documentaire de 80 minutes sur les bandes de chasseurs de skins des années 80 à Paris.
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- Michel Foucault ou la construction de l’Individu en probation – Imposer une dette à un individu, lui supprimer un certain nombre de libertés, comme celle de se déplacer, c’est encore une fois une certaine manière de le fixer, de l’immobiliser, de le rendre dépendant, de l’épingler à une obligation de travail, une obligation de production, ou une obligation de vie en famille… C’est surtout, enfin, autant de manières de diffuser hors de la prison des fonctions de surveillance, qui vont maintenant s’exercer non plus simplement sur l’individu enfermé dans sa cellule ou enfermé dans sa prison, mais qui vont se répandre sur l’individu dans sa vie apparemment libre. Un individu en probation, eh bien !
- Peur de l’inconnu, peur de la différence, peur de l’autre – Les mots sont importants (lmsi.net) – Le racisme antimusulman est particulièrement éclairant : mon étude des sondages d’opinion sur « le voile à l’école » m’a permis d’établir que la phobie à l’égard des filles voilées était beaucoup plus développée dans les franges dites « cultivées » de la population (lectrices de livres et de magazines, spectatrices de « débats de société » dans lesquels se transmet, sous des formes sublimées et distinguées, le nouveau sens commun islamophobe) que dans des franges plus « incultes » – ou baignant du moins dans une autre culture. La tâche à accomplir est donc un travail interne, visant à déconstruire une culture dominante fondamentalement raciste et à construire une contre-culture authentiquement antiraciste.
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- La mémoire refoulée de l’Occident, par Alain Gresh (Le Monde diplomatique) – Que “notre histoire commence avec les Grecs”, voilà, écrivait Lavisse dans ses Instructions (5), ce qu’il faut apprendre aux élèves des écoles secondaires, et sans qu’ils s’en aperçoivent. Notre histoire commence avec les Grecs, qui ont inventé la liberté et la démocratie, qui nous ont apporté le beau et le goût de l’universel. Nous sommes les héritiers de la seule civilisation qui ait offert au monde l’“expression parfaite et comme idéale de la liberté”. Voilà pourquoi notre histoire doit commencer avec les Grecs. A cette première croyance est venue s’en ajouter une autre, aussi forte que la première : “Les Grecs ne sont pas comme les autres.” Comment d’ailleurs le pourraient-ils alors qu’ils sont au commencement de notre histoire ? Deux propositions essentielles pour une mythologie nationale qui fait le plein des humanistes traditionnels et des historiens férus de nation (6).
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